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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché fermé

Le marché libanais des changes est resté fermé hier, pour la deuxième journée consécutive, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête de l’Adha. Rappelons que le dollar avait achevé la semaine dernière au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais, en l’absence d’intérêt à l’offre du billet vert en dehors de la BDL, les établissements de crédit l’avaient négocié au point supérieur d’intervention de la BDL, soit à 1 514,00 LL et très rarement en dehors d’elle, faisaient remarquer les cambistes de la place. Reprise de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro a progressé contre le dollar hier sur les marchés des changes internationaux, malgré un rebond des marchés boursiers aux États-Unis et une hausse du chômage en Allemagne. Cette meilleure tenue de la monnaie unique européenne s’explique, selon les analystes, par l’atonie des marchés financiers américains en l’absence d’une grande partie des opérateurs bloqués par la tempête de neige qui frappe les États-Unis. Dans ces conditions, l’impact des chiffres sur la hausse du chômage en Allemagne le mois dernier a été atténué. Ces chiffres, moins bons que prévu, ont laissé penser à certains observateurs que l’influence du ralentissement américain sur la première économie de la zone euro commence à se faire sentir, pavant la voie à un prochain assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). À cet égard, les opérateurs avaient été sensibilisés dans la matinée en Europe par la hausse du taux de chômage en Allemagne de 10 % à 10,1 % le mois dernier consécutivement à l’augmentation du nombre des demandeurs d’emplois de 19 400 personnes à 4,112 millions pendant la même période, selon l’Office fédéral du travail. Plusieurs analystes ne tardaient pas à estimer, au regard de ces données, qu’il serait temps pour la BCE de suivre l’exemple de ses homologues américaine, britannique, japonaise, canadienne... et d’opter pour une détente des taux d’intérêt européens. Pourtant les experts ont estimé ensuite qu’une baisse symbolique d’un quart de point en pourcentage du taux directeur de la BCE, actuellement à 4,75 %, ne devait pas peser sur l’inflation dans la zone euro. Cette perspective est venue donc redonner plus d’actualité à la monnaie unique, après que les opérateurs eurent appris que la productivité américaine a été révisée à la baisse à 2,2 % au quatrième trimestre 2000, au lieu de 2,4 % lors d’une première estimation, contre 3,00 % au troisième trimestre. Cela d’autant que les commandes à l’industrie aux États-Unis avaient enregistré une forte diminution de 3,8 % en janvier contre une hausse de 0,6 % en décembre, selon le département américain du Commerce. Dans ces conditions, nombre d’opérateurs ont estimé hier devoir ajuster leurs positions de change aux dépens du dollar qui s’est ressenti aussi de la reprise du yen qui reprenait de l’altitude grâce au redressement de la Bourse de Tokyo et à des propos du ministre des Finances japonais, Kiichi Miyazawa. Ce dernier a affirmé hier n’avoir «pas réfléchi» à une redénomination du yen, pour créer un nouveau yen proche de la parité avec le dollar, afin de soutenir la reprise de l’économie japonaise comme le souhaitent certains hommes politiques. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est finalement négocié à New York, sur un ton vulnérable, comme suit : – 0,9335 pour un euro contre 0,9285, la veille – 1,4675 pour un sterling contre 1,4665 – 2,0950 DM contre 2,1065 – 7,0270 FF contre 7,0650 – 1,6500 FS contre 1,6525 – 2 074,20 lires contre 2 085,35 – 118,90 yens contre 119,20. Nouvelle hausse des marchés boursiers américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont continué sur leur lancée de la veille, les investisseurs ayant ignoré de nouveaux avertissements de sociétés pour se concentrer sur les récents indicateurs économiques aux États-Unis qui montrent un ralentissement de la conjoncture moins prononcé que prévu. La deuxième estimation de la productivité américaine a fait ressortir une augmentation de 2,2 % au quatrième trimestre 2000 au lieu de 2,4 % lors d’une première estimation, mais supérieure à une progression de 2 % attendue par les analystes. Cela d’autant qu’il s’est avéré que sur l’ensemble de l’année 2000, la productivité américaine a progressé de 4,3 %, soit le rythme le plus important depuis 1983, selon le département du Travail. Quant à la composante coûts unitaires du travail, un des indicateurs de l’inflation par les coûts, elle a augmenté de 4,3 % au quatrième trimestre après une première estimation d’une hausse de 4,1 % après une augmentation de 3,2 % au troisième trimestre. En outre, le marché a été soutenu par la fermeté de Citigroup qui, selon le Wall Street Journal, prévoit de réduire ses coûts de 1 à 2 milliards de dollars en fonction de l’évolution de la situation économique dans les prochains mois. Selon le quotidien, Citigroup devrait geler les investissements technologiques, la publicité et les embauches, à moins que les cadres puissent démontrer que la banque peut tirer un bénéfice immédiat des dépenses. Les suppressions d’emplois, qui seraient limitées, devraient se faire par départs naturels. En outre, le secteur de la haute technologie a été soutenu par les conseils de deux grandes maisons de titres, Merrill Lynch et Morgan Stanley Dean Witter, incitant leurs clients à profiter de cinq semaines de déclin boursier pour investir dans les actions de sociétés américaines. Cela étant, le marché a passé outre à l’avertissement de Heinz sur ses résultats financiers ainsi que la chute des valeurs pharmaceutiques sous la conduite de Merck à la suite du report du procès opposant l’Afrique du Sud à 39 compagnies pharmaceutiques sur une loi sud-africaine permettant l’accès aux médicaments génériques à bas prix. Eu égard à toutes ces considérations, l’indice composite Nasdaq a repassé la barre des 2 215 points en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à la hausse entre un plus bas à 10 570,17 points et un plus haut à 10 689,46 points, avant d’afficher 10 590,03 points, en nouvelle hausse de 27,73 points sur la veille. Fermeté des Bourses européennes Les valeurs technologiques européennes ont grimpé en flèche mardi, entraînant une nette hausse des indices boursiers, galvanisées par la forte progression du Nasdaq en matinée à New York. Même si certains analystes ont prévenu qu’il ne s’agissait sans doute que d’un soubresaut, les investisseurs tablent sur une reprise du marché, et ils recherchent notamment les valeurs des équipements téléphoniques et des semi-conducteurs après leurs fortes pertes du début du mois. À l’heure de la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a gagné 1,23 % à 1 448 points, et le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, avançait de 1,6 % à 4 415 points. À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 1,65 % à 5 457 points et le Nouveau Marché a bondi de 6,95 % à 2 215,46 points. À Londres, le FTSE 100 a terminé en progression de 1,36 % à 6 012 points et le TechMARK 100 a gagné 4,18 % à 2 398,10. À Francfort, le Dax 30 prenait 1,1 % à 6 284 points et le Nemax 50 du Neuer Markt faisait un bond de 7,15 % à 2 011. L’indice sectoriel des technologiques a gagné 5,3 % à 586,5 points – une remontée de 17 % depuis le plongeon du compartiment à un plus bas de 16 mois à 504 points le 1er mars. «Il est assez normal de voir ces valeurs monter avant la fin des avertissements sur bénéfices. Il y a des signes qui montrent une correction des stocks actuellement et le marché sent que la lumière est peut-être au bout du tunnel», a commenté Hassan Tevfik, analyste de Crédit Suisse First Boston. La remontée des technologiques, après leur descente aux enfers des dernières semaines, s’est faite notamment sous la conduite du français Alcatel, qui a pris 6,7 % à 47,65 euros, tandis que Nokia gagnait 4,64 % à 28,85 euros et Marconi 6,39 % à 516 pence. Plus forte hausse du CAC 40, Dassault Systèmes a bondi de 9,01 % à 59,30 euros. L’éditeur de logiciels de conception et de fabrication assistée par ordinateur avait touché vendredi un plus bas en 15 mois de 51,60 euros. Les valeurs liées aux semi-conducteurs ont été très prisées également, sur l’espoir que le compartiment ait touché le fond. Tokyo : rebond du Nikkei Les valeurs japonaises ont terminé mardi sur un net rebond dans le sillage de la reprise enregistrée à Wall Street la veille. L’indice Nikkei 225, qui avait regagné 0,49 % la veille, a fini en hausse de 2,97 % ou 365,58 points, à 12 687,74 points, tandis que l’indice Topix, qui regroupe toutes les sociétés cotées sur la première section, s’adjugeait 2,36 % ou 28,21 points à 1 221,95 et que le Nikkei 300, pondéré en fonction des capitalisations boursières, s’appréciait de 2 % ou 4,94 points, à 249,14 points. À Tokyo, les technologiques, qui avaient particulièrement souffert ces derniers temps, ont été recherchées en priorité. Ainsi, le fabricant d’ordinateurs et de semi-conducteurs Fujitsu Ltd s’est adjugé 5,27 % à 1,537 yen. La baisse du yen a également favorisé la valeur qui avait abandonné près de 1 % depuis le «profit warning» émis vendredi. Japan Telecom a fini en hausse de 2,13 % à 192 000 yens en dépit du retard annoncé par le troisième opérateur mobile nippon dans le lancement des services de troisième génération. Matsushita Communication Industrial Co Ltd, premier fabricant japonais de combinés mobiles, avait également annoncé vendredi être en retard pour la fourniture des appareils de troisième génération en mai.
Le marché libanais des changes est resté fermé hier, pour la deuxième journée consécutive, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête de l’Adha. Rappelons que le dollar avait achevé la semaine dernière au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais, en l’absence d’intérêt à l’offre du billet vert en dehors de la BDL, les établissements de crédit l’avaient négocié au point supérieur d’intervention de la BDL, soit à 1 514,00 LL et très rarement en dehors d’elle, faisaient remarquer les cambistes de la place. Reprise de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro a progressé contre le...