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Actualités - Chronologies

Des objets volés aux enchères - sur le Web, en toute légalité

Un site Web vient d’être créé aux États-Unis qui permet aux internautes d’acquérir, en toute légalité, des objets volés. PropertyRoom.com, né de l’imagination de policiers à la retraite, propose en effet la mise aux enchères de butins non réclamés qui peuvent légalement, après un délai variant selon les États, être mis en vente au profit des municipalités ou d’œuvres sociales. «La plupart des unités de police se débarrassent de ces objets lors d’enchères publiques organisées dans leurs locaux par des commissaires priseurs, explique Charles Moffitt, président de PropertyRoom.com. Mais cela pose des problèmes, notamment le fait que les acheteurs sont toujours les mêmes». Mettant à profit leurs carnets d’adresses, notamment dans les grandes villes où les saisies sont importantes, les fondateurs du site ont passé un accord avec les «Police Department». Quand le délai légal est expiré, ils récupèrent les objets pour les entreposer en Californie, les testent, les réparent s’il le faut et les mettent en vente en ligne. Hier, le site proposait 983 objets, inventaire à la Prévert de la petite délinquance : dix-sept autoradios, dix VTT, 68 bagues (de 10 à 415 dollars), un étui pour pistolet P38 (mise à prix : 16 dollars), un ordinateur portable (360 dollars), des boucles de ceinture Colt et Winchester, un lot de 61 livres de fiction pour 28 dollars, des décorations de Noël pour pelouse (dix dollars), des tubes de cuivre, une batte de base-ball signée par un champion, des jeux vidéo, un appareil photo numérique... «Vous imaginez ce que vous pouvez récupérer auprès des services de police», s’amuse Charles Moffitt : «Tout ce que n’importe qui peut voler, mais aussi peut perdre, parce que les unités de police trouvent aussi des tas de choses». Les profits de la vente Dix jours après l’ouverture du site, dont la page d’accueil est décorée d’une photo de voiture de police en patrouille dans les rues de New York, «nous avons déjà adjugé 1 500 objets, plusieurs centaines par jour», se félicite Charles Moffitt. L’entreprise emploie une cinquantaine de personnes et compte l’ancien chef de la police de Los Angeles, Daryl Gates, parmi ses dirigeants. Les profits de la vente ne sont pas systématiquement restitués aux services de police. La plupart du temps, ce sont les mairies qui encaissent les chèques. «Nous renvoyons l’argent à l’organisme légalement désigné, et nous prenons une commission», précise M. Moffitt, ancien maire-adjoint de Los Angeles. Une part du produit des ventes est versée à des fonds destinés à payer les études d’enfants de policiers tués en service. Le site permet également aux victimes de vols d’accéder au registre national des objets volés, afin d’y enregistrer les caractéristiques de leur bien et avoir ainsi l’espoir de le récupérer gratuitement avant qu’il ne soit proposé à la vente sur PropertyRoom.com
Un site Web vient d’être créé aux États-Unis qui permet aux internautes d’acquérir, en toute légalité, des objets volés. PropertyRoom.com, né de l’imagination de policiers à la retraite, propose en effet la mise aux enchères de butins non réclamés qui peuvent légalement, après un délai variant selon les États, être mis en vente au profit des municipalités ou d’œuvres sociales. «La plupart des unités de police se débarrassent de ces objets lors d’enchères publiques organisées dans leurs locaux par des commissaires priseurs, explique Charles Moffitt, président de PropertyRoom.com. Mais cela pose des problèmes, notamment le fait que les acheteurs sont toujours les mêmes». Mettant à profit leurs carnets d’adresses, notamment dans les grandes villes où les saisies sont importantes, les fondateurs...