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Actualités - Biographies

HOMMAGE - L’art en deuil de Saïd E. Akl

Saïd E. Akl est mort. Ce peintre modeste, à l’œuvre riche et dense, a été malade d’abord de Damour, son village natal qu’il a dû fuir lors des massacres (1976) dans cette localité, avant que ses reins ne soient sérieusement atteints. Il s’est installé à Bejjeh (caza de Jbeil). Puis, de plus en plus malade, il déménage à Byblos où il était mieux entouré par la famille de son épouse. C’est là qu’il meurt, comme il a vécu, en toute simplicité. L’Orient-Le Jour avait publié, en janvier 94, une étude inédite de Hani Abi Saleh, poète et critique d’art disparu en 1975, sur l’œuvre de Akl, dont il dit qu’il «a su donner à son œuvre le sens d’une recherche profonde et variée». Nous avons choisi, en raison de l’importance de ce texte et de l’actualité qu’il représente, d’en publier certains extraits. «Profonde, car elle touche à la tradition graphique orientale… Variée, cette recherche montre les possibilités infinies, dialectiques entre les thèmes et les modalités d’exprimer ces thèmes. De plus, elle tire une certaine richesse du rêve et de la réalité… Création continue, elle devient, hors de la vie ordinaire des formes, un prolongement à l’infini de leurs variations fantaisistes, capricieuses, enivrantes…. La peinture de Saïd Akl est un véritable labyrinthe oriental, plein d’énigmes, de figures mythiques, de linéaments obscurs. Elle débouche brusquement vers des formes simples, lyriques, alertes comme une musique. La flexibilité de cette peinture fait d’elle un instrument inégalable au service du caprice créateur du peintre… La couleur joint sa mélodie à celles des lignes… Son œuvre originale a marqué certains de nos peintres… ».
Saïd E. Akl est mort. Ce peintre modeste, à l’œuvre riche et dense, a été malade d’abord de Damour, son village natal qu’il a dû fuir lors des massacres (1976) dans cette localité, avant que ses reins ne soient sérieusement atteints. Il s’est installé à Bejjeh (caza de Jbeil). Puis, de plus en plus malade, il déménage à Byblos où il était mieux entouré par la famille de son épouse. C’est là qu’il meurt, comme il a vécu, en toute simplicité. L’Orient-Le Jour avait publié, en janvier 94, une étude inédite de Hani Abi Saleh, poète et critique d’art disparu en 1975, sur l’œuvre de Akl, dont il dit qu’il «a su donner à son œuvre le sens d’une recherche profonde et variée». Nous avons choisi, en raison de l’importance de ce texte et de l’actualité qu’il représente, d’en publier...