Rechercher
Rechercher

Actualités - Conferences Internationales

Restez à l’hôtel, y a rien à voir…

Pas de point de presse, de communiqués, d’ordre du jour, d’horaires, de déplacements libres : les journalistes couvrant le sommet de l’OUA sur l’Union africaine ne connaissent de Syrte que l’hôtel isolé et le fastueux Palais des Congrès, dans une totale absence d’organisation. Des velléités de faire une photo à l’extérieur de l’hôtel ? Des militaires vous en empêchent. Vous insistez, «l’organisation» vous emmène en bus pour faire trois cents mètres, sous la haute surveillance de soldats qui vous ramènent à l’hôtel après cinq minutes. Presque personne ne marche dans les rues désertes de la ville nouvelle, chargées d’immenses portraits du guide de la révolution libyenne, le colonel Kadhafi, né en 1939 dans le désert à une centaine de km de Syrte. Juste des silhouettes, parfois, de femmes pour la plupart voilées. De nombreuses voitures conduites par des hommes passent dans les larges avenues décorées le soir de guirlandes électriques vertes, la couleur de la révolution libyenne. L’essence ne coûte qu’un franc le litre. Pas de taxis pour un déplacement sans «l’organisation». Ses nombreux membres, certes aimables, ne semblent pas tenus au courant par leur hiérarchie et ne peuvent répondre à aucune question précise sur le programme du sommet. Le sommet s’ouvre-t-il à 15 heures, 17 heures, 19 heures ? À quelle heure les journalistes vont-ils être transportés au Palais des congrès ? Qui va prononcer les discours d’ouverture ? Quand le sommet reprend-il, quand se termine-t-il ? Aucune réponse précise, chaque «organisateur» redoutant de prendre une quelconque initiative. Pas de copie des discours, pas de points de presse. L’intendance est aussi déficiente. Les derniers arrivants, après une longue route depuis Tripoli, errent bagages en main du Palais des congrès à des hôtels aux hypothétiques chambres libres. La nourriture fait exception. Des cuisiniers et serveurs venus de Tunisie pour l’occasion proposent pâtisseries, expresso et thé à volonté dans les vastes salles en marbre du Palais des Congrès. Pas de journaux, si ce n’est une feuille éditée pour le sommet et qui chante les louanges du colonel Kadhafi.
Pas de point de presse, de communiqués, d’ordre du jour, d’horaires, de déplacements libres : les journalistes couvrant le sommet de l’OUA sur l’Union africaine ne connaissent de Syrte que l’hôtel isolé et le fastueux Palais des Congrès, dans une totale absence d’organisation. Des velléités de faire une photo à l’extérieur de l’hôtel ? Des militaires vous en empêchent. Vous insistez, «l’organisation» vous emmène en bus pour faire trois cents mètres, sous la haute surveillance de soldats qui vous ramènent à l’hôtel après cinq minutes. Presque personne ne marche dans les rues désertes de la ville nouvelle, chargées d’immenses portraits du guide de la révolution libyenne, le colonel Kadhafi, né en 1939 dans le désert à une centaine de km de Syrte. Juste des silhouettes, parfois, de femmes pour...