États-unis - Greenspan pour une introduction - progressive des réductions d’impôts
le 03 mars 2001 à 00h00
Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, s’est prononcé vendredi en faveur d’une introduction progressive des réductions d’impôts aux États-Unis pour protéger les excédents budgétaires américains. Il a toutefois souligné, qu’à son avis, les excédents budgétaires devaient être diminués par des réductions d’impôts plutôt que par une augmentation des dépenses. M. Greenspan a estimé, devant la commission du Budget de la Chambre des représentants, que les projections faites sur les excédents budgétaires devaient être approchées avec prudence. «Le bureau budgétaire du Congrès (COB), par exemple, estime que les gains de productivité dans la prochaine décennie vont atteindre environ 2,5 % par an, ce qui est bien supérieur au rythme connu entre les années 70 et 90 mais en deçà de celui constaté sur les cinq dernières années», a indiqué Alan Greenspan. Selon lui, sur les 5 à 7 dernières années, «le doublement du rythme de croissance de la production horaire a entraîné une augmentation du revenu réel imposable des contribuables près de 2,5 fois plus rapide que sur les dix années précédentes et le résultat en est l’excédent des recettes budgétaires sur les dépenses que nous constatons aujourd’hui». M. Greenspan a également appelé le Congrès à faire preuve de «cohérence et de vue à long terme» dans la gestion du budget. «Souvenons-nous que, pendant longtemps, ce sont les discussions sur les déficits qui ont dominé les débats de cette commission», a-t-il déclaré. Sur la réduction de la dette du gouvernement fédéral, Alan Greenspan a estimé qu’il «faut éviter une situation où, si l’on se retrouvait soudain avec un niveau incompressible de dette, la seule alternative à l’accumulation des recettes venant du secteur privé dans le budget deviendrait une forte réduction des impôts ou une augmentation des dépenses budgétaires». «Ces initiatives pourraient alors survenir à un moment où des mesures de stimulation de l’économie ne seraient pas souhaitables», a-t-il prévenu. Il a rappelé qu’il était favorable à la réduction de la dette du gouvernement fédéral américain «car cela contribue à faire baisser les taux d’intérêt, diminuant ainsi le coût du capital et augmentant l’investissement privé». «Avec l’euphorie actuelle sur les excédents, il n’est pas difficile d’imaginer que la rigueur budgétaire durement acquise ces dernières années pourrait rapidement disparaître. Nous devons résister aux politiques qui pourraient rapidement faire réapparaître les déficits du passé et les déséquilibres budgétaires qui ont suivi», a conclu le président de la Fed.
Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, s’est prononcé vendredi en faveur d’une introduction progressive des réductions d’impôts aux États-Unis pour protéger les excédents budgétaires américains. Il a toutefois souligné, qu’à son avis, les excédents budgétaires devaient être diminués par des réductions d’impôts plutôt que par une augmentation des dépenses. M. Greenspan a estimé, devant la commission du Budget de la Chambre des représentants, que les projections faites sur les excédents budgétaires devaient être approchées avec prudence. «Le bureau budgétaire du Congrès (COB), par exemple, estime que les gains de productivité dans la prochaine décennie vont atteindre environ 2,5 % par an, ce qui est bien supérieur au rythme connu entre les années 70 et 90 mais en...
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