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Actualités - Chronologies

Elham : l’ambition de s’en sortir

Elle a tout pour réussir. Douée, intelligente, jolie. Elle a fait des études. Mais, à 27 ans, elle ne gagne en moyenne pas plus de cent dollars par mois. Car Elham est irakienne. Elle a subi de plein fouet l’embargo imposé depuis dix ans par les Nations unies. Dix années coupées du monde, de ses évolutions. Mais la jeune femme ne s’avoue pas vaincue pour autant. Cent dollars par mois, c’est déjà une fortune par rapport au salaire moyen en Irak. Elle les a obtenus grâce à sa ténacité. «J’ai étudié l’architecture d’intérieur. Toutes mes camarades de classe ont abandonné le créneau, faute de pouvoir trouver du travail. Moi j’ai décidé de persévérer», explique-t-elle. Sa chance : elle a réussi, avec l’aide de son frère, à entrer en contact avec les étrangers venus exposer leurs produits à la foire de Bagdad. Plusieurs Libanais l’ont embauchée cette année pour décorer leurs stands. «Je ne suis pas très bien payée, mais ça me donne une ouverture sur l’extérieur. Parallèlement, j’ai commencé à décrocher des contrats pour des restaurants, des bureaux, etc.». Le problème, c’est que ses clients choisissent toujours les matériaux les moins chers, faute de moyens. Une frustration pour Elham qui a le goût de la qualité. Ses vêtements, elle les choisit de marque, importés. Maquillage et parfum aussi. «Pour cent dollars, je peux trouver une tenue présentable». La jeune femme se souvient de voyages à l’étranger, avec ses parents, quand elle était enfant, mais l’aventure de l’émigration n’intéresse pas Elham. «L’Irak reste mon pays, malgré tout».
Elle a tout pour réussir. Douée, intelligente, jolie. Elle a fait des études. Mais, à 27 ans, elle ne gagne en moyenne pas plus de cent dollars par mois. Car Elham est irakienne. Elle a subi de plein fouet l’embargo imposé depuis dix ans par les Nations unies. Dix années coupées du monde, de ses évolutions. Mais la jeune femme ne s’avoue pas vaincue pour autant. Cent dollars par mois, c’est déjà une fortune par rapport au salaire moyen en Irak. Elle les a obtenus grâce à sa ténacité. «J’ai étudié l’architecture d’intérieur. Toutes mes camarades de classe ont abandonné le créneau, faute de pouvoir trouver du travail. Moi j’ai décidé de persévérer», explique-t-elle. Sa chance : elle a réussi, avec l’aide de son frère, à entrer en contact avec les étrangers venus exposer leurs produits à la...