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Actualités - Chronologies

Le Conseil de l’Europe ménage Ankara sur le dossier des prisons

Le Conseil de l’Europe a publié hier un nouveau rapport critique sur les prisons turques, qui rejoint cependant Ankara dans sa volonté d’en finir avec les cellules-dortoirs. Le rapport, rendu public à Strasbourg avec l’accord du gouvernement turc, estime que l’existence de ces dortoirs «peut servir à renforcer et développer les réseaux terroristes» et «faciliter le maintien d’organisations criminelles». «Cependant, les efforts pour instaurer des petites cellules (...) doivent être accompagnés de mesures pour que les prisonniers consacrent une part raisonnable de leurs journées à des activités constructives», recommande le rapport qui, par ailleurs, dénonce les conditions de détention en Turquie. Le document fait notamment état de mauvais traitements, de la mauvaise qualité des soins et du manque d’activités récréatives ou éducatives dans les prisons turques. Le rapport fait suite à une visite effectuée en août 1996 par un comité antitorture du Conseil de l’Europe dans la prison spéciale de Eskisehir (nord-ouest), surnommée «le cercueil» parce que contrairement à la pratique des dortoirs, les prisonniers y étaient isolés en petites cellules. Cette prison avait été en 1996 le théâtre d’une longue grève de la faim, qui s’était terminée après la mort de 12 détenus. En décembre dernier, les détenus d’une vingtaine de prisons du pays ont aussi entamé une grève de la faim pour protester contre l’entrée en service de prisons à cellules devant remplacer de vastes dortoirs où les organisations d’extrême gauche gardent une grande liberté de mouvement et de coordination avec l’extérieur. Le mouvement a été réprimé au prix de 32 morts. Les délégués du Conseil de l’Europe estiment «assez plausible» la thèse d’Ankara selon laquelle l’objectif des grévistes de l’époque était d’obtenir le maintien du système des dortoirs, cauchemar des autorités turques car il peut faciliter l’organisation de mutineries. Les détenus et des organisations de défense des droits de l’homme craignent pour leur part que les nouvelles maisons d’arrêt, disposant de cellules pour trois personnes, augmentent l’isolement des prisonniers et les exposent aux mauvais traitements.
Le Conseil de l’Europe a publié hier un nouveau rapport critique sur les prisons turques, qui rejoint cependant Ankara dans sa volonté d’en finir avec les cellules-dortoirs. Le rapport, rendu public à Strasbourg avec l’accord du gouvernement turc, estime que l’existence de ces dortoirs «peut servir à renforcer et développer les réseaux terroristes» et «faciliter le maintien d’organisations criminelles». «Cependant, les efforts pour instaurer des petites cellules (...) doivent être accompagnés de mesures pour que les prisonniers consacrent une part raisonnable de leurs journées à des activités constructives», recommande le rapport qui, par ailleurs, dénonce les conditions de détention en Turquie. Le document fait notamment état de mauvais traitements, de la mauvaise qualité des soins et du manque...