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Actualités - Chronologies

« Blanche-Neige n’habite plus en Finlande ! »

Le dopage de six fondeurs finlandais aux championnats du monde de Lahti, parmi lesquels le vétéran Harri Kirvesniemi, véritable héros national, suscitait colère et incompréhension jeudi en Finlande, où la popularité du ski de fond n’a été que récemment supplantée par la Formule 1. «Blanche-Neige n’habite plus en Finlande», ironisait jeudi matin le quotidien Helsingin Sanomat. «La responsabilité de la direction actuelle de la Fédération finlandaise de ski (FSA) va bien au-delà de la débâcle des championnats de Lahti. Le ski de fond est un sport extrêmement populaire dans ce pays, et les «héros du ski» sont les idoles de nombreux jeunes», estimait le journal. «Qu’est-ce que les entraîneurs et leurs athlètes déchus ont à dire aux dizaines de milliers de jeunes déçus ?», s’interrogeait-t-il, rappelant que le ski constitue «l’un des ciments de l’esprit de communauté qui existe jusque dans les villages les plus reculés» des immensités finlandaises. Le scandale de Lahti, déplorait le Helsingin Sanomat, ne manquera pas de faire voler en éclats un «facteur important de la cohésion locale» dans un pays où un million de personnes, soit un habitant sur cinq, possède une licence dans une association sportive. Quelque 10 000 amateurs et professionnels sont membres de la FSA, créée en 1908, mais comme dans les autres pays nordiques, les passionnés de glisse se comptent par millions. Les vieilles dames de Simpele «Jamais plus les Finlandais ne pourront montrer du doigt les athlètes bulgares ou chinois», dont la réputation exécrable en matière de dopage remonte aux années 1950, souligne le Helsingin Sanomat. Rien, pour l’instant, n’indique que le dopage soit une pratique systématique au sein de l’élite, mais le fait que parmi les six fondeurs contrôlés positifs au HES (hydroxyethyl starch) par l’Agence mondiale antidopage (AMA) figurent deux des athlètes les plus célèbres du pays est du plus mauvais effet sur l’opinion internationale et les jeunes en particulier. L’un, Mika Myllylae, triple médaillé olympique en individuel (1 or, 2 bronzes) et quadruple champion du monde, est le plus titré des fondeurs finlandais. L’autre, le vétéran (42 ans) Harri Kirvesniemi, remporte en revanche les suffrages du cœur des Finlandais qui le suivent depuis plus de vingt ans. C’est avec d’autant plus d’amertume qu’ils se sont souvenus, cette semaine, de sa victoire historique dans l’épreuve classique aux championnats du monde de 1989 à... Lahti. «Les Finlandais hésitent entre la colère et l’incompréhension. Ils sont surtout abasourdis par Kirvesniemi. Les vieilles dames de Simpele, où il vit aujourd’hui, ne pourront pas s’empêcher de pleurer», confiait à l’AFP un cadre de la FSA. «Même si les jeunes citadins préfèrent désormais la Formule 1 et Mika Hakkinen au ski de fond, ils avaient entendu parler de Kirvesniemi comme d’un héros national. Il leur faudra du temps pour oublier», concluait-il.
Le dopage de six fondeurs finlandais aux championnats du monde de Lahti, parmi lesquels le vétéran Harri Kirvesniemi, véritable héros national, suscitait colère et incompréhension jeudi en Finlande, où la popularité du ski de fond n’a été que récemment supplantée par la Formule 1. «Blanche-Neige n’habite plus en Finlande», ironisait jeudi matin le quotidien Helsingin Sanomat. «La responsabilité de la direction actuelle de la Fédération finlandaise de ski (FSA) va bien au-delà de la débâcle des championnats de Lahti. Le ski de fond est un sport extrêmement populaire dans ce pays, et les «héros du ski» sont les idoles de nombreux jeunes», estimait le journal. «Qu’est-ce que les entraîneurs et leurs athlètes déchus ont à dire aux dizaines de milliers de jeunes déçus ?», s’interrogeait-t-il,...