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Actualités - Chronologies

Angleterre-Espagne : débuts en fanfare pour Eriksson

Le règne de Sven-Goran Eriksson sur l’équipe d’Angleterre de football a commencé de façon spectaculaire par une victoire nette et sans bavure (3-0) sur l’Espagne en match amical, mercredi soir au Villa Park de Birmingham. Deux joueurs de Liverpool, Nick Barmby et Emile Heskey, vainqueurs trois jours plus tôt de la Coupe de la Ligue, ont ouvert la voie, puis Ugo Ehiogu, défenseur de Middlesbrough mais ancien d’Aston Villa, a marqué dans son ancien stade un troisième but «à l’anglaise», d’une tête imparable, sur un corner. Pour que le conte de fées soit parfait, Nigel Martyn, qui avait remplacé David James à la pause, a repoussé un penalty de Javi Moreno, la révélation espagnole de la saison. Ravi de cette première soirée, Eriksson a soigné le détail jusqu’à saluer chaque joueur anglais à sa sortie du terrain. «Battre l’Espagne 3-0 c’est une bonne surprise», a-t-il commenté. «Ce matin, quand je me suis réveillé, j’espérais seulement qu’on gagnerait le match. Mais j’espère que les fans ne vont pas s’attendre à ce que l’on fasse cela chaque fois. Le football est trop difficile», a ajouté celui que certains journalistes anglais comparaient déjà, jeudi matin, à un magicien. «L’esprit que nous avons montré est important. Les joueurs ont été à la hauteur. Je suis très satisfait, heureux et fier. La seule chose qui me déçoit, c’est de ne pas avoir pu les faire tous jouer», a plaisanté Eriksson, aussi prudent que diplomate depuis son arrivée aux commandes, à la mi-janvier. Seaman au chaud Eriksson a fait sept changements en deuxième période, et une petite exception en autorisant le vénérable David Seaman, 37 ans, à rentrer chez lui sans avoir à passer toute la soirée sur le banc, par une température glaciale. De là à ce que la presse anglaise envisage la fin de carrière internationale pour le gardien d’Arsenal, il n’y avait qu’un pas, mais le Suédois est malin. «Je voulais quatre gardiens, mais c’est difficile de leur donner des numéros. Si je pensais déjà à la Coupe du monde 2006, il serait peut-être un peu trop âgé, mais je tenais à lui dire qu’il fait encore partie de mes plans. Je n’ai pas de gardien titulaire, l’âge n’est pas important, quand on est bon, on est bon». Eriksson a aussi salué les grands débuts internationaux de Chris Powell, arrière gauche de Charlton, à 31 ans : «Il y a beaucoup de bons joueurs dans ce pays, je le répète depuis le premier match que j’ai vu ici». Il doit maintenant réduire son groupe de 31 à 25 joueurs, pour les matches contre la Finlande, le 24 mars, et en Albanie, le 28 mars, dans les éliminatoires du Mondial 2002. «Nous avons trois semaines, mais c’est toujours bien d’avoir ce genre de problèmes. C’est pire quand on ne les a pas. Je suis content que le premier match soit fini. Je connais beaucoup mieux les joueurs et je suis fier de leur esprit. J’espère juste qu’il fera un peu plus chaud pour le prochain match». Eriksson fait déjà de l’humour anglais, et la lune de miel continue.
Le règne de Sven-Goran Eriksson sur l’équipe d’Angleterre de football a commencé de façon spectaculaire par une victoire nette et sans bavure (3-0) sur l’Espagne en match amical, mercredi soir au Villa Park de Birmingham. Deux joueurs de Liverpool, Nick Barmby et Emile Heskey, vainqueurs trois jours plus tôt de la Coupe de la Ligue, ont ouvert la voie, puis Ugo Ehiogu, défenseur de Middlesbrough mais ancien d’Aston Villa, a marqué dans son ancien stade un troisième but «à l’anglaise», d’une tête imparable, sur un corner. Pour que le conte de fées soit parfait, Nigel Martyn, qui avait remplacé David James à la pause, a repoussé un penalty de Javi Moreno, la révélation espagnole de la saison. Ravi de cette première soirée, Eriksson a soigné le détail jusqu’à saluer chaque joueur anglais à sa sortie du...