Cliniques réelles et virtuelles - pour soigner les drogués du réseau -
le 28 février 2001 à 00h00
L’apparition d’une nouvelle pathologie, la dépendance à l’Internet, est confirmée par la création de plusieurs cliniques américaines, en ligne ou en dur, où l’on soigne les malades du Web. C’est sans doute au psychiatre Maressa Orzack que revient la paternité de la première clinique soignant les internautes dépendants : «La clinique de la dépendance à l’ordinateur» (computeraddiction.com), à l’hôpital McLean de Harvard (Massachusetts), a été créée en 1996. S’étant aperçue qu’elle était devenue dépendante de son ordinateur, et en particulier d’un jeu électronique, la psychologue avait voulu savoir si d’autres partageaient son problème. Depuis, elle est devenue une éminence dans le domaine et a traité plusieurs centaines de patients. La psychologue tente de déterminer avec les patients la source de leur attirance pour l’Internet : dépression, solitude, etc, puis met en place un «contrat» avec eux. «Nous ne pouvons les traiter comme des alcooliques car l’abstinence n’est pas possible» dans un monde d’ordinateurs. «Nous traitons la maladie comme par exemple un déséquilibre de l’appétit», explique-t-elle. Elle est en passe de créer un groupe de soutien aux accrocs du cybersexe, pour des avocats, des hommes d’affaires et un camionneur. À quelques centaines de km, en Pennsylvanie, le docteur Kimberly Young a créé pour sa part à Bradford un centre de traitement «en ligne» (netaddiction.com). Les patients peuvent la consulter en personne mais aussi par e-mail, sur un forum de discussion ou par téléphone. La consultation par le biais d’un forum de discussion coûte 89 dollars pour 50 minutes. «Notre clinique virtuelle permet aux individus et aux familles de se faire aider par des professionnels quel que soit l’endroit où ils habitent», affirme-t-elle, précisant que 20% de sa clientèle est internationale. Son approche n’est pas appréciée de tous : «C’est comme traiter un alcoolique en lui donnant rendez-vous au bar», affirme Mme Orzack. «Notre traitement a justement pour but de permettre aux gens de contrôler leur dépendance», répond-elle.
L’apparition d’une nouvelle pathologie, la dépendance à l’Internet, est confirmée par la création de plusieurs cliniques américaines, en ligne ou en dur, où l’on soigne les malades du Web. C’est sans doute au psychiatre Maressa Orzack que revient la paternité de la première clinique soignant les internautes dépendants : «La clinique de la dépendance à l’ordinateur» (computeraddiction.com), à l’hôpital McLean de Harvard (Massachusetts), a été créée en 1996. S’étant aperçue qu’elle était devenue dépendante de son ordinateur, et en particulier d’un jeu électronique, la psychologue avait voulu savoir si d’autres partageaient son problème. Depuis, elle est devenue une éminence dans le domaine et a traité plusieurs centaines de patients. La psychologue tente de déterminer avec les patients...
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