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Actualités - Chronologies

À Koweït, Powell durcit le ton contre le régime de Saddam Hussein

Le secrétaire d’État américain Colin Powell a durci le ton lundi au cours de sa tournée au Proche-Orient contre le président irakien Saddam Hussein, «un dictateur» qu’il faut, selon lui, contenir pour préserver la sécurité de ses voisins. M. Powell a consacré la journée de lundi à des entretiens avec les dirigeants du Koweït puis d’Arabie séoudite, les deux principaux alliés des États-Unis dans le Golfe. La situation dans le Golfe et au Proche-Orient a dominé ses discussions à Ryad, où il a été reçu par le roi Fahd, le prince héritier Abdallah et son homologue séoudien, Séoud al-Fayçal. Saddam Hussein est «un dictateur (...) qui a fait de son pays une prison», a affirmé M. Powell à Koweït où il a assisté à la célébration du 10e anniversaire de la libération du Koweït de l’occupation irakienne. M. Powell, qui fut chef d’état-major interarmes pendant la guerre du Golfe en 1991, a ajouté : «Notre cause était et reste noble, et nous nous rassemblons aujourd’hui en tant que membres d’une coalition toujours déterminée à faire face à toute agression». Il a accusé le régime de Bagdad de mettre en danger le «peuple et les enfants de l’Irak et ceux de la région entière en menaçant de reconstruire son armée et de fabriquer des armes de destruction massive». M. Powell figurait parmi les principaux acteurs de la guerre du Golfe, dont l’ex-président américain George Bush et les ex-Premiers ministres britanniques Margaret Thatcher et John Major, présents à Koweït pour assister aux festivités pour le dixième anniversaire de sa libération. «Le Koweït occupe aujourd’hui sa juste place parmi les nations de la région et du monde (...) C’est un pays libre, prospère et qui a beaucoup d’amis et d’alliés alors que l’Irak, l’agresseur, se trouve enfermé dans une prison qu’il a bâtie de ses propres mains», a affirmé M. Powell, à l’issue de ses entretiens avec les dirigeants koweïtiens dont l’émir, cheikh Jaber al-Sabah. Les États-Unis, qui maintiennent dans la région du Golfe quelque 20 000 militaires, tentent de ressouder la coalition anti-irakienne, mise à mal par un début d’effritement des sanctions contre l’Irak, le rapprochement de certains pays arabes de Bagdad et les critiques dans le monde contre les raids américano-britanniques du 16 février près de la capitale irakienne. L’Arabie séoudite a d’ailleurs nié lundi toute implication dans ces raids, suite à des accusations irakiennes. «Le fait de faire assumer cela à l’Arabie séoudite est inacceptable car c’est contraire à la réalité», a déclaré le ministre séoudien de l’Intérieur, Nayef ben Abdel-Aziz. Selon des diplomates à Ryad, les responsables séoudiens ont signifié à M. Powell que le royaume n’est pas favorable à la poursuite des frappes militaires contre l’Irak et lui ont rappelé «la nécessité de faire cesser les agressions israéliennes» contre les Palestiniens. «L’Arabie séoudite a conseillé à la nouvelle Administration américaine de s’abstenir de recourir aux frappes qui ne font que favoriser l’escalade dans la région du Golfe», a indiqué un diplomate sous couvert d’anonymat. La presse séoudienne, qui exprime généralement un point de vue proche de celui des autorités, a en outre exhorté lundi l’Administration du président George W. Bush à «rectifier le dysfonctionnement dans la politique américaine alignée sur Israël». M. Powell a renouvelé au Koweït l’engagement des États-Unis «à ce que le mal ne prospère pas et que la liberté s’épanouisse dans cette partie du monde».
Le secrétaire d’État américain Colin Powell a durci le ton lundi au cours de sa tournée au Proche-Orient contre le président irakien Saddam Hussein, «un dictateur» qu’il faut, selon lui, contenir pour préserver la sécurité de ses voisins. M. Powell a consacré la journée de lundi à des entretiens avec les dirigeants du Koweït puis d’Arabie séoudite, les deux principaux alliés des États-Unis dans le Golfe. La situation dans le Golfe et au Proche-Orient a dominé ses discussions à Ryad, où il a été reçu par le roi Fahd, le prince héritier Abdallah et son homologue séoudien, Séoud al-Fayçal. Saddam Hussein est «un dictateur (...) qui a fait de son pays une prison», a affirmé M. Powell à Koweït où il a assisté à la célébration du 10e anniversaire de la libération du Koweït de l’occupation...