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Actualités - Chronologies

F1 - GP de Melbourne dimanche - Le grand duel Ferrari-McLaren reprend

La saison 2001 de Formule 1 s’ouvre dimanche par le Grand Prix d’Australie à Melbourne sous le signe immuable de la rivalité entre McLaren et Ferrari, malgré l’arrivée d’une nouvelle génération aux dents longues. Depuis Williams, victorieuse avec Damon Hill en 1996, aucune écurie n’a été en mesure de disputer à la Scuderia ou à sa rivale britannique la victoire sur les 5,303 km de circuit traversant l’Albert Park. Une autre statistique parle d’elle-même : depuis la fin de la saison 1997, seules quatre courses ont échappé à l’une ou l’autre des deux écuries. Schumacher, qui a offert l’an dernier à Ferrari le titre mondial des pilotes que l’écurie italienne attendait depuis 21 ans, s’est déclaré très satisfait de la nouvelle F2001, «très stable dans les virages» et à la direction très précise. La sérénité semble régner au sein de l’écurie championne du monde des constructeurs depuis deux années consécutives, enfin libérée de «la peur de vaincre». Jean Todt a prolongé son contrat de directeur sportif jusqu’en 2004, tout comme le directeur technique Ross Brawn. Pour sa 11e année professionnelle sur le circuit, Schumacher a claironné qu’il n’avait jamais été aussi bien préparé. La nouvelle Ferrari a dépassé son objectif de 4 000 km d’essais et l’écurie a déjà effectué ses choix de pneumatiques pour Melbourne, a précisé le triple champion du monde avant de s’envoler pour l’Australie ce week-end. Du côté de McLaren-Mercedes, la confiance est aussi de mise. Mika Hakkinen, double champion du monde 1998 et 1999, se dit prêt à repartir à la chasse à un troisième titre mondial. Son coéquipier David Coulthard n’a pas manqué de saluer avec un bel enthousiasme la nouvelle MP4-16. «Je n’ai jamais eu autant confiance en une nouvelle voiture», a déclaré l’Écossais. Quelques incertitudes Si le syndrome «on prend les mêmes et on recommence» s’annonce toujours autant d’actualité, Williams, lointain troisième l’an dernier au classement des constructeurs, espère briller davantage grâce à son nouveau moteur BMW et au recrutement du Colombien Juan Pablo Montoya. À 25 ans, Montoya débarque dans la Formule 1 précédé d’une réputation d’intrépidité qui rappelle les débuts fracassants de Jacques Villeneuve en 1996. Le Canadien avait alors, pour ses débuts en F1, obtenu la pole position à Melbourne, un an avant de conquérir le titre de champion du monde. Le Colombien n’est pas le seul débutant en lice. Au total, huit des 22 pilotes engagés chercheront à décrocher les premiers points de leur carrière, et cinq – Montoya, les Brésiliens Luciano Burti (Jaguar) et Enrique Bernoldi (Arrows), l’Espagnol Fernando Alonso (Minardi) et le Finlandais Kimi Raikkonen (Sauber) – disputeront leur premier Grand Prix en Australie. Le Français Olivier Panis effectuera, lui, son grand retour au volant d’une BAR, aux côtés de Villeneuve. Le vainqueur du Grand Prix de Monaco 1996, un temps écarté par un accident au Canada, était pilote essayeur chez McLaren l’an dernier. L’écurie Prost, propulsée cette saison, dans tous les sens du terme, par un nouveau moteur Ferrari, espère enfin enlever quelques points après une saison 2000 catastrophique. Jean Alesi sera épaulé par l’Argentin Gaston Mazzacane. Également malheureuse l’an passé, Jaguar compte beaucoup sur l’arrivée aux commandes de l’ex-champion du monde Niki Lauda. Si la stabilité est de mise sur le plan sportif, l’incertitude est plus grande quant au volet économique, avec le projet de la société de télévision EM.TV et du groupe allemand des médias Kirch de prendre une participation dans la SLEC, la holding qui détient les droits de retransmission des compétitions. Plusieurs constructeurs contestent la montée en puissance de Kirch, spécialisé dans la télévision par câble, car ils craignent à terme la diffusion des Grands Prix sur des chaÎnes payantes. Une autre inconnue plane sur la saison, concernant les conséquences du changement de règlementation approuvé la semaine dernière par le Conseil mondial du sport automobile et qui entrera en vigueur à partir du Grand Prix d’Espagne en avril. Certaines restrictions sur le contrôle du moteur et d’autres systèmes électroniques d’aide au pilotage, comme l’antipatinage, interdits à la fin de la saison 1993, ont en effet été levés.
La saison 2001 de Formule 1 s’ouvre dimanche par le Grand Prix d’Australie à Melbourne sous le signe immuable de la rivalité entre McLaren et Ferrari, malgré l’arrivée d’une nouvelle génération aux dents longues. Depuis Williams, victorieuse avec Damon Hill en 1996, aucune écurie n’a été en mesure de disputer à la Scuderia ou à sa rivale britannique la victoire sur les 5,303 km de circuit traversant l’Albert Park. Une autre statistique parle d’elle-même : depuis la fin de la saison 1997, seules quatre courses ont échappé à l’une ou l’autre des deux écuries. Schumacher, qui a offert l’an dernier à Ferrari le titre mondial des pilotes que l’écurie italienne attendait depuis 21 ans, s’est déclaré très satisfait de la nouvelle F2001, «très stable dans les virages» et à la direction très...