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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar toujours recherché

Le dollar continuait à être recherché à Beyrouth, dans un marché toujours hanté par les craintes entourant la situation au Liban-Sud, incitant nombre d’opérateurs à se prémunir en devises par précaution. Dans ce contexte, et eu égard à la rareté de l’offre en cette monnaie, la Banque du Liban (BDL) est demeurée la principale source d’approvisionnement du marché en billet vert. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention élargie en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du dollar, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Cela étant, les établissements de crédit de la place ont été amenés à négocier pratiquement le dollar dans les transactions interbancaires au point supérieur d’intervention de la BDL à 1 514,00 LL, en l’absence d’autres contreparties à la vente à ce prix en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’échanges aurait atteint quelque treize millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. Fragilité de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro a glissé sous la barre de 0,91 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, fragilisé par des rachats de yens par les investisseurs japonais, tandis que les opérateurs anticipent une nouvelle baisse de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne aujourd’hui. Le rebond de la monnaie européenne entamé la veille, pendant que les marchés américains étaient fermés, n’aura été que de courte durée, l’euro ayant abandonné tout le terrain qu’il avait gagné pour retrouver ses niveaux de faiblesse de la semaine dernière. Le coup de pouce apporté lundi à la monnaie unique par les achats massifs d’euros de la Banque centrale de Turquie en vue de soutenir sa propre monnaie n’a été que temporaire : dès le début de la journée, l’euro a souffert d’une vague d’achats de yens par les investisseurs japonais dans le cadre du rapatriement de leurs capitaux à l’approche de la clôture de l’année fiscale au Japon fin mars prochain. Mais les opérateurs semblent en plus anticiper une nouvelle baisse de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne attendu aujourd’hui. En chute depuis 14 mois, cet indicateur basé sur l’évaluation des chefs d’entreprise de la situation économique présente et leurs attentes pour les six mois à venir est très attendu pour évaluer la vigueur de la première économie européenne. Selon les analystes, le marché craint un nouvel affaiblissement de cet indice, même si dans l’ensemble les données économiques de la zone euro sont beaucoup plus vigoureuses que celles des États-Unis ou du Japon. Il est à rappeler qu’en décembre, l’indice IFO s’était établi à 96,5 points contre 97,00 points en novembre. Et ces mêmes analystes tablent sur un nouveau repli à 96,00 points pour janvier. En outre, le marché attend également aujourd’hui la publication des prix à la consommation aux États-Unis en janvier. Un chiffre particulièrement surveillé après l’annonce vendredi dernier d’une hausse surprise des prix à la production (+1,1 %). De l’avis unanime des cambistes, le marché ne manquera pas de faire des comparaisons entre l’inflation américaine et le climat des affaires allemand afin de juger de l’état de santé des deux économies respectives. Les investisseurs ont, en revanche, ignoré les chiffres relativement positifs sur la hausse de 2,00 % de la production industrielle dans la zone euro en décembre par rapport à novembre et de 8 % en rythme annuel. Cela étant, le dollar s’est négocié à New York sur un ton soutenu face aux autres grandes monnaies, à l’exception du yen, comme suit : – 0,9101 pour un euro contre 0,9215, la veille à Londres – 1,4460 pour un sterling contre 1,4445 – 2,1490 DM contre 2,1225 – 7,2075 FF contre 7,1185 – 1,6875 FS contre 1,6690 – 2 127,55 lires contre 2 101,25 – 115,65 yens contre 116,10. Bourse de Beyrouth : sous le signe de Solidere À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier de la baisse des actions A de Solidere de 6,00 à 5 1/2 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,71 % à 60,79 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 141,62 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans des chiffres d’affaires très minces avec au total 9 578 actions négociées d’une valeur de 12 599 dollars. Rechute du Nasdaq et volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières, qui avaient ouvert en hausse dans le sillage du secteur de la distribution, ont évolué finalement à la baisse pour la Bourse électronique Nasdaq et irrégulièrement pour Wall Street, les investisseurs restant pessimistes quant aux perspectives des valeurs technologiques. Les marchés avaient pourtant enregistré un rebond à l’ouverture, à l’issue d’un long week-end, les marchés ayant été fermés la veille pour la célébration du President’s Day. Mais très vite, l’indice Nasdaq a replongé dans le rouge, suivi de l’indice Dow Jones, irrégulier jusqu’à la clôture. La baisse du Nasdaq est due en partie à des facteurs techniques, des options sur actions et sur contrats ayant expiré vendredi. Mais ce sont les technologiques qui ont le plus souffert, entraînant vers le bas le Nasdaq qui a atteint son plus bas depuis un an. Selon les boursiers, les déclarations du président de Cisco Systems, John Chambers, samedi dernier, ont également contribué à la déprime du Nasdaq. Ce dernier a estimé que les États-Unis étaient entrés en récession et que ce mouvement pourrait bientôt toucher l’Europe. De ce fait, les marchés américains ont éprouvé de la difficulté à se remettre de leurs pertes de vendredi dernier, où le Nasdaq avait chuté de 5 %, frappé de plein fouet par les pertes de l’équipementier canadien en télécommunications Nortel, déprimé par un avertissement sur résultat, et par celles des fabricants d’ordinateurs Dell et Hewlett-Packard après l’annonce de perspectives peu réjouissantes. Les gains de la grande distribution n’ont pas suffi à soutenir le Dow Jones, plombé par le recul des fabricants d’ordinateurs, de semi-conducteurs et des bancaires. Le numéro un mondial de la distribution Wal-Mart et le géant de bricolage Home Depot, qui ont annoncé des bénéfices conformes aux prévisions, se sont négociés à la hausse sans pour autant parvenir à soutenir la tendance générale de Wall Street. En effet, l’indice Nasdaq est passé au-dessous du seuil des 2 350 points, pendant que le Dow Jones des industrielles fluctuait irrégulièrement entre un plus haut à 10 903,17 points et un plus bas à 10 768,95 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 787,16 points, en léger repli de 12,66 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes au plus bas depuis 15 mois Les marchés européens ont modestement grimpé la majeure partie de la journée avant de finalement céder du terrain mardi, démobilisés par la chute du Nasdaq, au point de toucher un plancher de 15 mois. La déprime a gagné l’ensemble des marchés européens, Milan, Amsterdam et Londres terminant respectivement à leurs plus bas de 13, 14 et 16 mois. Après avoir atteint lundi son niveau le plus faible depuis janvier 1999, l’indice des télécoms a perdu encore 0,87 %. Deutsche Telekom est passé en cours de journée d’une hausse de plus de 3 % à une baisse de 0,11 %. Le marché s’attend à ce que l’opérateur allemand vende des actifs à hauteur de 19 milliards d’euros afin de réduire son endettement. France Telecom, sous pression depuis la semaine dernière en raison des débuts difficiles de sa filiale Orange, a regagné 1,1 % après avoir atteint lundi son plus bas de deux ans. À la clôture, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a perdu 0,69 % et le DJ Euro Stoxx 50, réduit aux valeurs de la zone euro, 0,77 %, ont retrouvé respectivement leurs niveaux de décembre 1999 et de novembre 1999. Tokyo : en hausse de 1 % La Bourse de Tokyo a clôturé mardi en hausse de 1 % marquée par une vague de chasse aux bonnes affaires néanmoins limitée par les incertitudes sur un départ prochain de l’impopulaire Premier ministre Yoshiro Mori, ont indiqué les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a gagné 128,77 points à 13 248,36 après avoir touché la veille son plus bas depuis octobre 1998. L’indice élargi Topix a avancé de 11,21 points à 1 249,01. Le volume d’échanges s’est établi à 548 millions d’actions contre 514,5 millions lundi. Les courtiers ont orienté le marché vers des achats de court terme, mais de nombreux investisseurs sont restés en repli, préférant attendre la réouverture des marchés américains, après un week-end de trois jours, qui avaient terminé dans le rouge vendredi. «Les investisseurs ont procédé à des rachats d’actions après que le Nikkei a brisé le seuil des 13 000 points», a indiqué Kazuyuki Naito, de chez Sanwa Securities. «Il y a des sources d’inquiétude qui préoccupent le marché, notamment la situation politique du pays et l’évolution des marchés américains», a ajouté le courtier.
Le dollar continuait à être recherché à Beyrouth, dans un marché toujours hanté par les craintes entourant la situation au Liban-Sud, incitant nombre d’opérateurs à se prémunir en devises par précaution. Dans ce contexte, et eu égard à la rareté de l’offre en cette monnaie, la Banque du Liban (BDL) est demeurée la principale source d’approvisionnement du marché en billet vert. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention élargie en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du dollar, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Cela étant, les établissements de crédit de la place ont été amenés à négocier pratiquement le dollar dans les transactions interbancaires au point supérieur d’intervention...