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Actualités - Chronologies

Chine - L’internement psychiatrique, - outil de répression

La Chine a utilisé l’internement psychiatrique pour réprimer les opposants politiques dès les années 1950, une pratique qui s’étend désormais rapidement aux adeptes de la secte interdite Falungong, affirme une étude publiée par un chercheur britannique. Dans une étude de 130 pages publiée par le Columbia Journal of Asian Law, Robin Munro, un chercheur de l’École des études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres, fait état d’une «longue tradition d’utilisation de la psychiatrie à des fins de répression politique» en Chine. «Cela ressemble en tout point à ce qui se passait en Union soviétique et pourrait avoir été beaucoup plus important tant en étendue qu’en intensité que ne le suggèrent les cas étudiés depuis le début des années 1990», relève-t-il dans son étude, la première jamais réalisée de manière exhaustive sur ce sujet en Chine. M. Munro mentionne l’existence d’une vingtaine de centres spécialisés, appelés instituts «Ankang» (paix et santé) spécialisés dans le traitement des malades mentaux particulièrement «dangereux», parmi lesquels figurent régulièrement des opposants politiques. Outre le cas connu du «fou de Tiananmen», Wang Wanxing, enfermé en hôpital psychiatrique pour avoir déroulé une banderole réclamant davantage de démocratie sur la place Tiananmen en 1992, l’étude mentionne celui du syndicaliste Xue Jifeng, interné pendant un an l’année dernière dans le centre de la Chine.
La Chine a utilisé l’internement psychiatrique pour réprimer les opposants politiques dès les années 1950, une pratique qui s’étend désormais rapidement aux adeptes de la secte interdite Falungong, affirme une étude publiée par un chercheur britannique. Dans une étude de 130 pages publiée par le Columbia Journal of Asian Law, Robin Munro, un chercheur de l’École des études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres, fait état d’une «longue tradition d’utilisation de la psychiatrie à des fins de répression politique» en Chine. «Cela ressemble en tout point à ce qui se passait en Union soviétique et pourrait avoir été beaucoup plus important tant en étendue qu’en intensité que ne le suggèrent les cas étudiés depuis le début des années 1990», relève-t-il dans son étude, la...