Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché stable et terne

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, où la demande du dollar continuait à l’emporter sur l’offre dans des échanges ternis par l’absence de nouvelles initiatives en dehors des besoins quotidiens très courants des opérateurs en livres libanaises et en devises. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, a servi d’un côté à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, et à inciter les établissements de crédit à le traiter au haut de sa fourchette d’intervention, d’un autre côté. En effet, le dollar continuait à être négocié dans une marge comprise entre 1 513,75 et 1 514,25 LL durant toute la journée, mais dans des transactions très minces en raison de l’étroitesse de la demande et de la réticence de l’offre. Le volume des échanges n’aurait donc pas dépassé quelque six millions de dollars, en partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL et le reste par les banques de la place, à en croire les milieux cambistes. Le dollar dopé par Greenspan face à l’euro À l’étranger, l’euro s’est replié sous le seuil de 0,92 dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, après le discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, devant le Sénat qui a dopé le billet vert. Le président de la Fed a estimé hier devant la commission bancaire du Sénat que la croissance économique américaine, auparavant anémique, devrait se reprendre progressivement dans les prochains mois. «La faiblesse exceptionnelle mise en évidence à travers un certain nombre d’indicateurs économiques en fin d’année dernière n’a apparemment pas continué en janvier», a expliqué M. Greenspan. «Le discours de M. Greenspan était assez positif pour le dollar, et c’est pourquoi on a vu l’euro s’affaiblir», ont indiqué les cambistes. Quoi qu’il en soit, le scénario récession n’est assurément pas le scénario principal de la Fed à l’heure actuelle. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre du département américain du Commerce que les ventes de détail aux États-Unis ont progressé de 0,7 % le mois dernier contre 0,1 % en décembre, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 0,5 % seulement de cet indicateur. Ces bonnes données sur l’économie américaine ont donc soutenu le dollar face à l’euro dont le nouvel accès de faiblesse pourrait aussi s’expliquer par la publication tôt dans la matinée de chiffres sur les ventes de détail en Allemagne, en baisse contrairement aux attentes. Selon l’Office allemand des statistiques, ces ventes auraient diminué de 1,8 % en valeur nominale en décembre dernier et de 2,9 % en valeur réelle par rapport à décembre 1999. Cela étant, l’euro paraissait hier dans une passe difficile, entraînant des rachats parfois massifs de dollars, le faisant négocier à New York comme suit : – 0,9195 pour un euro contre 0,9315, la veille – 1,4520 pour un sterling contre 1,4530 – 2,1270 DM contre 2,1000 – 7,1340 FF contre 7,0425 – 1,6690 FS contre 1,6540 – 2 105,80 lires contre 2 078,90 – 116,70 yens contre 117,45. Bourse de Beyrouth : rechute de Solidere À la Bourse de Beyrouth, le principal événement de la journée d’hier a été la rechute des actions Solidere des deux catégories A de 6 1/8 à 5 7/8 dollars et B de 6 1/2 à 5 7/8 dollars également, dans un marché sur lequel on a relevé aussi le repli des actions C de la Byblos Bank de 1 11/16 à 1 5/8 dollar. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 1,32 % à 61,37 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,14 % à 141,32 points. Ce mouvement de baisse s’est produit dans un volume d’affaires relativement axé sur Solidere, avec au total 314 650 actions, dont 303 500 actions Solidere, d’une valeur globale de 1 793 366 dollars, dont 1 783 513 dollars sur Solidere. Irrégularité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont réagi irrégulièrement hier aux déclarations d’Alan Greenspan affirmant que l’économie américaine devrait renouer avec la croissance dans les prochains mois. Les indices de la Bourse électronique Nasdaq et de Wall Street sont repartis à la hausse après le début du discours de Greenspan, qui, devant la commission bancaire du Sénat, estimait que le taux de croissance de l’économie américaine devrait être cette année entre 2,00 et 2,50 %, soit un rythme annuel supérieur au taux de croissance de 1,4 % enregistré au quatrième trimestre 2000. Toutefois, les assurances de Greenspan laissaient croire à plusieurs analystes que la Fed ne baissera plus ses taux lors de la réunion de son comité de politique monétaire le mois prochain. C’est dans cette crainte que l’indice composite Nasdaq devait repasser hier sous le seuil des 2 500 points qu’il avait cassé à la hausse pendant la matinée, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles à Wall Street fluctuait entre un plus bas à 10 923,90 points et un plus haut à 11 012,90 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 944,55 points, en léger repli de 2,22 points sur la veille. Les Bourses européennes affectées par les télécoms Les Bourses européennes n’ont que légèrement progressé mardi, faute d’avoir préservé l’avance acquise après les déclarations du président de la Réserve fédérale au Sénat américain. Les propos d’Alan Greenspan ont renforcé les espoirs d’une poursuite de la baisse des taux d’intérêt, mais la progression des marchés européens a été entravée par la faiblesse du compartiment des télécommunications, au premier jour de cotation de la filiale Orange de France Télécom. L’indice Eurotop 300 s’est octroyé 0,39 % tandis que l’EuroStoxx 50 a grignoté 0,03 %. Londres a perdu 0,21 %, Francfort 0,11 % et Paris 0,36 %. Le compartiment des télécoms a accusé une baisse de 2,2 %, entraîné par un fort recul de 6,31 % de France Télécom. L’opérateur français a été durement affecté par les débuts laborieux d’Orange qui suscitent des inquiétudes pour les futures introductions en Bourse dans ce secteur d’activité lourdement endetté. Après avoir débuté à 9,90 euros, contre un prix de placement de 10 euros, l’action Orange se traite en fin d’après-midi à 9,40, son plus bas du jour. Ce cours de clôture de la filiale de France Télécom est même inférieur au prix d’émission de 9,5 euros réservé aux particuliers. «Je crois que l’on continue de s’éveiller aux problèmes des télécoms et que l’on réalise amèrement que la baisse des taux d’intérêt ne suffira pas à soutenir un secteur aussi lourdement endetté», a observé l’analyste Sharon Coombs, chez HSBC. France Télécom a entraîné dans son sillage d’autres opérateurs européens qui ont exprimé l’intention d’introduire en Bourse eux aussi leurs filiales de téléphonie mobile. British Telecommunications a abandonné 4,31 % et le néerlandais KPN 2,81 %. Deutsche Telekom a chuté de 4,77 % à 30,54 euros, après un plus bas de l’année à 30,11 en séance, au lendemain de l’abaissement par Moody’s de ses perspectives sur cette valeur, de «stables» à «négatives». Dans le même secteur, l’allemand MobilCom a dévissé de 6,51 % à 28 euros, après l’annonce d’une perte d’exploitation en 2000 due à de gros investissements dans une licence d’UMTS. Tokyo : en nette baisse La Bourse de Tokyo a clôturé mardi en baisse de 1,1 %, en raison de prises de bénéfices sur les valeurs des télécoms consécutives au recul de leurs homologues américaines mardi soir. L’indice de référence Nikkei-225 a perdu 148,13 points pour finir à 13 274,70 points. La baisse de l’indice élargi Topix a été plus modeste, avec un recul de 6,33 points à 1 259,67. Le volume des échanges sur le premier tableau a atteint 709 millions de titres, contre 793,1 millions vendredi. Le marché était fermé lundi, jour férié au Japon. La baisse de taux décidée vendredi par la Banque du Japon (BoJ) a encouragé une bonne performance des bancaires, mais les courtiers ont été «déçus dans l’ensemble» par les mesures proposées par la coalition au pouvoir pour soutenir le marché, a commenté Shunsuke Nishimo, responsable des actions chez Daiwa Securities. Ces mesures portent sur la suppression des restrictions légales en matière de trésorerie d’entreprise (notamment en matière de rachats d’actions, afin de pouvoir les conserver dans les actifs), et l’encouragement d’investissements modestes. Mais elles n’incluent pas de baisses de la taxation des dividendes, entre autres mesures souhaitées par les investisseurs, a-t-il expliqué. «Les valeurs liées au secteur des télécommunications ont été faibles dans l’ensemble après la chute de leurs homologues américaines, dont Lucent», a indiqué Shunsuke Nishimo. Lucent Technology était à la baisse pour le quatrième jour consécutif lundi sur les marchés américains, après la révision à la baisse de ses notes par les agences de notation Standard and Poor’s et Moody’s. Les valeurs liées aux télécoms avaient bien progressé la semaine dernière, et les investisseurs ont pris leurs bénéfices, a ajouté Hiroshi Nishi, de Nikkei Securities. «Ils se détournent simplement des titres de télécommunications devenus chers vers des actions moins onéreuses dans des secteurs tels que la banque, la pharmacie et la construction. Du coup, l’indice (Nikkei-225), qui compte beaucoup de valeurs des télécommunications, a chuté. Mais le marché en lui-même n’est pas si faible que ça», a-t-il expliqué.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, où la demande du dollar continuait à l’emporter sur l’offre dans des échanges ternis par l’absence de nouvelles initiatives en dehors des besoins quotidiens très courants des opérateurs en livres libanaises et en devises. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, a servi d’un côté à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, et à inciter les établissements de crédit à le traiter au haut de sa fourchette d’intervention, d’un autre côté. En effet, le dollar continuait à être négocié dans une marge comprise entre 1 513,75...