l Rubrique «Nécrologie». Nous revenons sur la disparition – déjà annoncée – de l’acteur-cinéaste Gérard Blain (à l’âge de 71 ans). En publiant la photo (non parue dans notre chronique du 26 janvier dernier) où l’on voit Gérard Blain dans le film de Claude Chabrol, Le beau Serge (1958). À signaler que la revue Cahiers du Cinéma lui a consacré un «hommage» dans son n° 553, de janvier 2001. Le titre d’un de ses films, Le rebelle (80), exprimait parfaitement la personnalité atypique de Gérard Blain. l Autre deuil pour le cinéma français : Jean-Pierre Aumont vient de mourir... après une période de «jeunesse» longuement prolongée (il avait 91 ans !). Dans les années 30, Jean-Pierre Aumont avait été un jeune premier à grand succès, sans prétention déplacée, au physique agréable, se contentant de plaire (aimablement) à tout le monde. Ce à quoi il parvenait sans le moindre effort apparent. Trois périodes distinctes dans sa longue carrière : de 1930 à 1939, théâtre et cinéma en France. On le voit, entre autres, dans Lac aux dames, de Marc Allegret, avec Simone Simon (34) – L’équipage, d’Anatole Litvak (35) – La porte du large, de Marcel L’Herbier (36) – Drôle de drame, de Marcel Carné (37) – et Hôtel du Nord, encore de Carné (38). Seconde Guerre mondiale : J-P Aumont rejoint la Résistance (Forces françaises libres), puis passe aux États-Unis, où il va tourner de nombreux films ; rien de saillant, mais il retournera plus tard à Hollywood (en 53), pour jouer dans Lili, de Charles Walters. La guerre terminée, retour en France. Sacha Guitry l’utilise (Si Versailles m’était conté – 54), ainsi que – surtout – François Truffaut (La nuit américaine – 73). J-P Aumont eut aussi une vie privée bien remplie : il épousa, successivement, trois belles personnes, Blanche Montel, Maria Montez et Marisa Pavan. l Restons-en au cinéma français pour évoquer son bilan de l’année 2000, en matière d’exportation à travers le monde. Un bilan inégal, mais pas si mal dans l’ensemble. En Italie, par exemple, où le nouveau film de Mathieu Kassovitz, Les rivières pourpres, a déjà dépassé le million d’entrées. On attend dans ce pays les résultats de Taxi 2 (Gérard Krawczyk) et de Harry, un ami qui vous veut du bien (Dominik Moll). Sans oublier, par la suite, Le pacte des loups (Christophe Gans), qui vient de sortir en France. Détail curieux : en Angleterre, Astérix et Obélix avait attiré seulement 59 233 spectateurs, contre 101 382 pour... Le temps retrouvé, de Raoul Ruiz ! Difficile à croire (Astérix et Obélix avait enregistré 3.55 millions d’entrées en Allemagne, et 720 000 en Espagne). Enfin, aux États-Unis, Régis Wargnier – Oscar du meilleur film étranger pour Indochine – a fait bouger 590 756 Américains pour son dernier film (Est-Ouest), contre seulement 557 112 spectateurs en France ! l Si l’on passe au cinéma américain, il va surtout être question d’argent... ce qui n’a rien de vraiment surprenant. En fait, tout s’ordonne – façon de parler – autour de la fameuse grève (acteurs, scénaristes, etc.) qui reste toujours prévue aux environs de mars (pas avant les Oscars, tout de même ?!). Justement histoire de désamorcer, si possible, les revendications des acteurs, les studios des Majors proposent de les intéresser aux recettes des films : ce qui permettrait d’arrêter, sinon de faire baisser, l’inflation incessante des salaires de ces messieurs/dames. Un exemple : Bruce Willis, payé «seulement» moins de 20 millions de dollars pour avoir joué dans The Sixth Sense, en toucherait près de 100 millions, compte(s) tenu(s) du succès énorme du film de M. Night Shamalayan. Par ailleurs, persiste l’obsession – endémique – d’Hollywood à la recherche de la formule magique permettant de réaliser les films susceptibles d’engranger des recettes record... et aussi de développer des opérations de «marketing» ultraprofitables (vidéo et DVD, CD, jouets, jeux-vidéo, etc.). C’est dire si la grève tant redoutée préoccupe Hollywood : aux dernières nouvelles, elle aurait lieu en juin (d’ici là, on verra...). Que de problèmes en perspective, en plus de la crise présente de l’exploitation des salles aux États-Unis : sur notre modeste plan local, voir notre dernier éditorial. l On termine par l’Asie. Le cinéaste coréen Wong-Kar Wai prépare son nouveau film, Flower Like Years, avec Maggie Cheung et Tony Leung, film qui sera sans doute présenté cette année à Cannes. Du même Wong-Kar Wai, le Vidéo-Club de l’Iesav va bientôt programmer Les anges déchus (Fallen Angels – 1995).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats l Rubrique «Nécrologie». Nous revenons sur la disparition – déjà annoncée – de l’acteur-cinéaste Gérard Blain (à l’âge de 71 ans). En publiant la photo (non parue dans notre chronique du 26 janvier dernier) où l’on voit Gérard Blain dans le film de Claude Chabrol, Le beau Serge (1958). À signaler que la revue Cahiers du Cinéma lui a consacré un «hommage» dans son n° 553, de janvier 2001. Le titre d’un de ses films, Le rebelle (80), exprimait parfaitement la personnalité atypique de Gérard Blain. l Autre deuil pour le cinéma français : Jean-Pierre Aumont vient de mourir... après une période de «jeunesse» longuement prolongée (il avait 91 ans !). Dans les années 30, Jean-Pierre Aumont avait été un jeune premier à grand succès, sans prétention déplacée, au physique agréable, se contentant de...