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Actualités - Chronologies

Joyaux de légende - Les diamants sous toutes leurs facettes

À quel autre moment de l’année qu’à son début est-il permis de rêver à ces joyaux qui traversent les siècles en excitant rêves et convoitises? Koch-i-Noor, Régent, Lune de Baroda... Des pierres qui ont vécu des aventures qu’aucune imagination ne saurait inventer, des péripéties dignes des plus fatales des séductrices, sagement rangées aujourd’hui derrière les vitrines blindées des musées. C’est bien le cas du fameux Régent, hôte de marque aujourd’hui parmi les trésors du Louvre. Nul ne sait comment a-t-il traversé les mers pour quitter l’Inde, au XVIIe siècle, et atterrir en Angleterre. A-t-il été volé des mines de Golconde où il a été découvert? Nul ne le sait. Le diamant en question pèse 140,5 carats et son prix ne pouvait intéresser que les cours royales. Ce fut le cas pour Louis XIV. Mais même le roi soleil n’avait pas les moyens de l’acquérir. Son propriétaire, Thomas Pitt, ancien gouverneur à Madras, qui l’a taillé et cherchait à le vendre, ne trouvait pas acquéreur mais refusait obstinément de baisser son prix. Philippe d’Orléans ne résiste pas à la tentation de posséder cette merveille qui éblouit toute la cour. Sous prétexte d’agir pour le prestige de la couronne, il acquiert, via les deniers publics, la précieuse gemme... Louis XV portera le Régent pour son sacre et, plus tard, Marie-Antoinette le fixera sur l’aigrette qui ornera son chapeau. Par la suite, le diamant sera volé avec le reste des joyaux de la couronne, transférés au garde-meuble national, durant la Révolution. Mais un an plus tard, le diamant est retrouvé dans un appartement parisien. Monté et démonté au gré des événements de l’histoire, il réapparaîtra sur l’épée de Napoléon Bonaparte. Marie-Louise l’emportera avec elle en Autriche après l’abdication de l’empereur mais son père, l’empereur François, l’obligera de le restituer à la France. La IIIe République dispersera, par une impardonnable vente, les joyaux de la couronne de France. Miraculeusement, le Régent échappe à la dispersion. Peu après, il sera placé au Louvre avec le Saucy, une autre pierre de légende... Ce qui, toutefois, ne fut pas le cas pour une autre étoile scintillante, le Grand Diamant Bleu,, qui s’appellera par la suite le Hope. Rapporté des Indes et acquis par Louis XIV, il disparaîtra à la Révolution et quittera la France dans les bagages de Cadet Guillot qui s’enfuira avec son butin vers l’Angleterre. Face au risque d’être identifiée, la précieuse pierre sera retaillée. De 69 carats d’origine, elle ne pèsera plus que 45,52. Elle sera acquise par un noble anglais, Lord Philip Hope, dont elle portera dorénavant le nom. Après sa mort, l’héritier de Lord Hope fera banqueroute et le diamant se trouvera entre les mains du sultan Abdül-Hamid II. Celui-ci, après avoir perdu son trône, vendit le Hope à la maison Cartier. En 1958, le Diamant Bleu, roi des diamants, se trouve offert par Harry Winston, très discrètement, au Smithsonian Institute de Washington.
À quel autre moment de l’année qu’à son début est-il permis de rêver à ces joyaux qui traversent les siècles en excitant rêves et convoitises? Koch-i-Noor, Régent, Lune de Baroda... Des pierres qui ont vécu des aventures qu’aucune imagination ne saurait inventer, des péripéties dignes des plus fatales des séductrices, sagement rangées aujourd’hui derrière les vitrines blindées des musées. C’est bien le cas du fameux Régent, hôte de marque aujourd’hui parmi les trésors du Louvre. Nul ne sait comment a-t-il traversé les mers pour quitter l’Inde, au XVIIe siècle, et atterrir en Angleterre. A-t-il été volé des mines de Golconde où il a été découvert? Nul ne le sait. Le diamant en question pèse 140,5 carats et son prix ne pouvait intéresser que les cours royales. Ce fut le cas pour Louis XIV. Mais...