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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : calme et stabilité

Le calme continuait de régner sur le marché des changes de Beyrouth dont l’évolution est restée caractérisée hier par la rareté de la demande en dollar et la réticence de ses détenteurs à le céder à des cours inférieurs au point supérieur d’intervention de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en se déclarant toujours prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, est parvenue ainsi à le maintenir en clôture au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais, eu égard à l’étroitesse du mouvement de l’offre et de la demande sur le marché interbancaire, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à négocier le billet vert au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,00 et 1 514,00 LL pendant toute la journée. Pourtant, le volume des échanges ne parvenait pas à se développer, ne dépassant pas au total quelque cinq millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, et ce dans des transactions très minces mais équilibrées sans le moindre recours à la BDL, ont indiqué les cambistes. L’euro affecté par la hausse du chômage allemand À l’étranger, la monnaie unique européenne a lâché un peu de terrain face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, affaiblie par l’annonce d’une hausse du chômage en Allemagne qui a soulevé les inquiétudes des investisseurs sur l’état de la croissance économique dans la zone euro. La monnaie unique a dû casser à la baisse, par moments, la barre de 0,93 dollar alors que certains opérateurs craignent d’ores et déjà que la croissance européenne ne dépasse pas en 2001 celle des États-Unis, comme ils l’espéraient. De fait, on a assisté hier à une révision à la baisse générale de la croissance en Allemagne cette année, première économie européenne. Les investisseurs ont ainsi été refroidis par la progression du taux de chômage de 0,1 point en Allemagne le mois dernier, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), à 9,3 % contre 9,2 % en décembre, selon des chiffres diffusés par la Bundesbank hier. Toujours en CVS, le nombre de chômeurs a augmenté de 7 000 personnes, selon l’Office allemand fédéral du travail. Pourtant, ce léger décrochage de l’euro pourrait n’être que provisoire, les mauvaises nouvelles allemandes ayant été contrebalancées par la hausse de la confiance des consommateurs français. Alors qu’il avait déjà enregistré un premier record en décembre en grimpant à +3, l’indicateur, que publie chaque mois l’Insee pour sonder la confiance des Français, a fait un nouveau bond le mois dernier à +7. C’est son plus haut niveau depuis que l’enquête a été lancée il y a 14 ans. De son côté, la livre sterling était sous pression à deux jours de la décision du comité de politique monétaire sur les taux d’intérêt, demain. À cet égard, la publication hier de chiffres plus faibles que prévu sur la production industrielle en Grande-Bretagne (-0,6 % en décembre au lieu de +0,3 % attendu) a relancé les attentes d’une baisse des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre, d’après des analystes. Toutefois, d’après les économistes de la HSBC, la livre sterling devrait bientôt reprendre du poil de la bête, car l’économie britannique est relativement robuste. Quoi qu’il en soit, la plupart des opérateurs tablent sur une baisse d’un quart de point en pourcentage des taux britanniques à 5,75 % à l’issue de la réunion de la Banque d’Angleterre. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar ne tardait pas à présenter des signes de fermeté hier, se négociant à New York comme suit : – 0,9300 pour un euro contre 0,9375, la veille – 1,4595 pour un sterling contre 1,4740 – 2,1030 DM contre 2,0860 – 7,0535 FF contre 6,9970 – 1,6570 FS contre 1,6395 – 2 082,05 lires contre 2 065,35 – 114,75 yens contre 114,70. Bourse de Beyrouth : marché stable mais déprimé À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été à la stabilité hier dans un marché déprimé, en l’absence d’intérêt à l’achat et à la vente des quelques valeurs cotées. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises s’est maintenu à 62,40 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 141,52 points. Pour ce qui du volume des échanges, quelque 600 actions seulement ont changé de main hier d’une valeur totale de 4 294 dollars. Bonne orientation des marchés américains Sur les places boursières internationales, les valeurs technologiques, aériennes et de loisirs ont tiré hier les marchés américains vers le haut, aussi bien sur le marché électronique du Nasdaq qu’à Wall Street. Après une tendance hésitante à l’ouverture, les marchés ont fini par évoluer à la hausse, encouragés par les gains des valeurs technologiques. Les investisseurs restaient toutefois prudents dans l’attente de la publication aujourd’hui des chiffres américains de la productivité au quatrième trimestre et des résultats du numéro un mondial des équipements de réseaux, Cisco Systems, attendus hier, après la clôture. Cela étant, l’indice composite Nasdaq, après deux séances de baisse consécutive, a repris confiance, profitant de la bonne progression de la biotechnologie, des éditeurs de logiciels et des fabricants de semi-conducteurs. Il est parvenu ainsi à casser à la hausse le seuil des 2 700 points, pendant que Wall Street trouvait appui dans les bonnes performances de Disney, de Delta Airlines et de SouthWest Airlines qui ont annoncé des résultats meilleurs que prévu. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a oscillé entre un plus bas à 10 932,18 points et un plus haut à 11 035,14 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 976,26 points, en hausse de 10,41 points sur la veille. Fermeté des Bourses européennes Les Bourses européennes étaient bien orientées dans l’ensemble en fin d’après-midi hier, le secteur de l’électricité profitant des grandes manœuvres en Espagne tandis que celui des technologiques attendait, avec appréhension toutefois, les résultats de Cisco Systems après la clôture de Wall Street. À la clôture, l’indice Eurotop-300 a progressé de 0,59 % à 1 528,08 et l’EuroStoxx-50 de 0,75 % à 4 703,58. Londres a gagné 0,39 %, Paris 0,50 % et Francfort prenait 0,98 %. Les actions des compagnies espagnoles d’électricité Endesa et Iberdrola ont profité de l’abandon de leur projet de fusion de 13,5 milliards d’euros à cause des conditions jugées trop draconiennes posées par Madrid à leur fusion. La compagnie d’électricité de Rhénanie du Nord-Westphalie a lancé à son tour une offre sur Cantabrico, la plus petite d’Espagne, après celle du Bade-Wurtemberg et l’Electricidade de Portugal (FdP). Endesa a monté de 3,28 % à 19,82 euros, Iberdrola de 9,86 % à 16,04 tandis que Cantabrico a perdu 2,44 % à 23,95. RWE a reculé de 1,81 % à 41,70 euros. Dans la foulée, Suez Lyonnaise a monté de 2,32 % à 180,50 euros. L’indice du secteur des services collectifs a gagné 1,11 % à 292,47. «Vu l’incertitude qui pèse sur les fournisseurs de services et l’investissement dans les technologies de l’information, la visibilité n’a jamais été si courte depuis des années». L’indice sectoriel des technologiques a monté de 1,98 % à 705,86, grâce notamment à Marconi qui a gagné 1,71 % à 655 pence et à Nokia qui a progressé de 1,54 euro à 36,14. En revanche, Infineon a reculé de 2,17 % à 43,30. Alcatel s’est adjugé 2,49 % à 61,70. Philips a reculé de 0,13 % à 38,20 euros. Le titre a perdu plus de 2,0 % en séance après l’annonce de prévisions négatives de Taïwan Semiconductor, dont Philips est l’un des grands actionnaires. Dassault Systèmes a reculé de 4,00 % à 67,20 euros. Ses résultats ont déçu. Il a prévenu le marché que l’État ne céderait pas sa part résiduelle de 16 % avant le mois de mai. Tokyo : le Nikkei au plus bas depuis quatre semaines La Bourse japonaise a terminé en baisse mardi pour la quatrième séance consécutive, au plus bas de ces quatre dernières semaines, sous la pression des valeurs de haute technologie, Toshiba Corp notamment. «On parle de plus en plus d’une éventuelle révision à la baisse des prévisions de bénéfices de Toshiba, et le recul de cette valeur a entraîné d’autres grands fabricants d’électronique», a rapporté Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities SB Capital Markets. Dans l’après-midi, Toshiba a effectivement annoncé la tenue, en fin de journée, d’une conférence de presse sur une révision de ses prévisions de résultats. «Ce recul de Toshiba est intervenu alors que l’on s’attend à un ralentissement de la demande mondiale de semi-conducteurs cette année», a ajouté Jinnai. L’indice Nikkei 225 a terminé en baisse de 115,67 points, soit 0,86 %, à 13 269,85, après un plus bas en séance à 13 240,37, près de son plus bas de ces 28 derniers mois atteint le 11 janvier, à 13 201,07. Si l’indice enfonçait ce seuil, il pourrait se rapprocher du plus bas de clôture de la période qui a suivi l’éclatement de la bulle spéculative, plus bas atteint à 12 879,97 en octobre 1998, au moment de la crise du secteur bancaire. L’indice pondéré Topix a quant à lui fini à son plus bas de ces trois dernières semaines, en baisse de 5,92 points, soit 0,47 %, à 1 256,66. On a dénombré, sur la première section de la cote, 773 valeurs en baisse pour 446 en hausse, dans un volume de 537,35 millions d’actions contre 503,73 millions lundi.
Le calme continuait de régner sur le marché des changes de Beyrouth dont l’évolution est restée caractérisée hier par la rareté de la demande en dollar et la réticence de ses détenteurs à le céder à des cours inférieurs au point supérieur d’intervention de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en se déclarant toujours prête à l’acheter à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, est parvenue ainsi à le maintenir en clôture au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais, eu égard à l’étroitesse du mouvement de l’offre et de la demande sur le marché interbancaire, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à négocier le billet vert au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,00 et 1 514,00 LL pendant toute la journée....