Épreuve mal aimée, courue par une maigre poignée de stars masculines, le combiné est aujourd’hui souvent décrit comme le «vilain petit canard» des grands événements de ski alpin, dont il fut autrefois l’une des plus prestigieuses épreuves. La Fédération internationale de ski (FIS), mobilisée par son président Gianfranco Kasper, réfléchit sérieusement au «problème K», comme combiné, et une cellule de travail a été chargée de trouver des remèdes au désamour dont il souffre auprès des skieurs. Expérimentée pour la première fois à Saint-Anton, la concentration de l’épreuve en une seule journée – descente le matin, slalom en fin d’après-midi – semble lui avoir rendu un peu d’intérêt. À Lillehammer en 1994, le Norvégien Lasse Kjus était devenu champion olympique de la spécialité, onze jours après en avoir disputé la descente ! Malgré tout, seules 28 concurrentes étaient au départ de l’épreuve mondiale féminine, vendredi, et la situation est plus délicate encore chez les hommes où les vrais polyvalents sont plus rares que chez les dames. La plupart des stars se concentrent sur leurs disciplines de prédilection. Le leader de la Coupe du monde, l’Autrichien Hermann Maier, cinq fois sur le podium du combiné en trois saisons de Coupe du monde, a déclaré qu’il ne perdrait plus son temps à y grappiller des points pourtant précieux (100 pour une victoire). Des équipes nationales Certaines équipes, comme la France, renoncent en bloc à engager des coureurs dans les combinés mondiaux. «Notre premier objectif est de faire revenir plus d’équipes nationales au combiné», dit Christian Knauth, porte-parole de la FIS. Au programme des Jeux olympiques d’hiver depuis leur création, cette discipline a pourtant connu de glorieux lauréats : Toni Sailer, Jean-Claude Killy, Gustavo Thoeni ou Anne-Marie Moser Proell. Jusqu’en 1978, la médaille d’or du combiné était une prime à la régularité puisqu’elle était attribuée après addition des résultats dans les «vraies» épreuves de descente et de slalom. À partir de 1982, elle est devenue l’enjeu de courses à part entière. Cette année-là, Michel Vion en était devenu champion du monde, le dernier de l’histoire du ski français masculin. Parmi les réformes envisagées par le groupe de travail, l’une consisterait à refondre le slalom pour lui donner moins d’importance dans le résultat final. Sur trois manches disputées, seules les deux meilleures seraient prises en compte. Une chose est sûre, le combiné dans sa forme actuelle sera encore au programme des Jeux de Salt Lake City, en 2002, puis aux championnats du monde de Saint-Moritz, l’année suivante. Mais après?
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Épreuve mal aimée, courue par une maigre poignée de stars masculines, le combiné est aujourd’hui souvent décrit comme le «vilain petit canard» des grands événements de ski alpin, dont il fut autrefois l’une des plus prestigieuses épreuves. La Fédération internationale de ski (FIS), mobilisée par son président Gianfranco Kasper, réfléchit sérieusement au «problème K», comme combiné, et une cellule de travail a été chargée de trouver des remèdes au désamour dont il souffre auprès des skieurs. Expérimentée pour la première fois à Saint-Anton, la concentration de l’épreuve en une seule journée – descente le matin, slalom en fin d’après-midi – semble lui avoir rendu un peu d’intérêt. À Lillehammer en 1994, le Norvégien Lasse Kjus était devenu champion olympique de la spécialité, onze...