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Actualités - Chronologies

Championnats du monde du combiné - Kjus vise la onzième

Déjà lauréat de dix médailles mondiales, le polyvalent Norvégien Lasse Kjus, à peine remis d’un virus, partira aujourd’hui dans son épreuve fétiche du combiné à la conquête d’une première récompense aux championnats du monde de Saint-Anton où il vise modestement deux podiums. Victorieux du combiné de Kitzbuehel, le seul disputé cette saison, Kjus est en effet le coureur type de ce genre d’épreuves. Stakhanoviste du ski, il ne craint pas d’enchaîner trois courses (une descente, deux manches de slalom) dans la même journée. Modèle d’éclectisme, il est l’un des derniers coureurs en activité capables de briller dans les quatre disciplines alpines. Mardi dans le Super-G, Kjus, convalescent après une gastro-entérite et une grippe, avait déjà surpris en prenant la quatrième place. C’est devenu une habitude chez ce gaillard de 30 ans de sortir fortifié de ses très nombreux pépins de santé. Le report de la descente de samedi à mardi, et donc les deux jours de repos supplémentaires, n’ont fait que décupler ses forces. «Nous sommes très contents que la course ait été reportée. Lasse se sent de mieux en mieux», indique le chef d’équipe Lars Otto Bjoernland qui compte également dans ses rangs un candidat de poids au titre du combiné, avec Kjetil Andre Aamodt, double champion du monde en 1997 et 1999, mais plus en retrait cette saison. «Présent le jour J» Vainqueur de cinq médailles – dont deux en or – lors des Mondiaux de Vail en 1999, Kjus, depuis le début de sa carrière en 1990, est monté 13 fois sur un podium mondial ou olympique. Au cours de ses douze saisons sur le circuit, souvent handicapé par des sinusites chroniques, il a développé une impressionnante faculté à se transcender pour les grands événements. «Il est malade, oui peut-être, mais soyez sûr qu’il sera présent le jour J», annonçait ainsi en début de semaine dernière l’Autrichien Hermann Maier, à qui il avait volé la vedette à Vail, et dont il est l’actuel dauphin au classement général de la Coupe du monde. Le premier rendez-vous sérieux du Viking de Siggerud est fixé ce midi, dans la descente du combiné si les conditions le permettent. Kjus devra compter avec les slalomeurs autrichiens engagés dans le combiné : Michael Walchhofer, deuxième du combiné de Kitzbuehel, Mario Matt et Rainer Schoenfelder. L’épreuve mixte avantage en effet les slalomeurs sur les descendeurs. Mais Kjus, vice-champion du monde en titre de la discipline, a déjà prouvé qu’il savait skier entre les piquets serrés. Un travail de titan pour assurer le programme Par ailleurs, un travail de titan, consistant notamment à enlever quelque 300 000 m3 de neige tombés depuis vendredi, a commencé dimanche pour les organisateurs des championnats du monde de ski alpin à Saint-Anton, afin de pouvoir assurer le programme complet qui prévoit lundi le combiné messieurs. En dépit du magnifique soleil qui brillait dimanche en fin de matinée sur la station tyrolienne, l’organisation de la descente féminine, initialement au programme ce jour, n’était pas possible. Dès samedi, elle avait été reportée, comme l’épreuve reine des messieurs, à mardi. «Nous avons à nous occuper de 7 km de pistes de compétition, qui sont larges en moyenne de 40 m», a expliqué le directeur sportif du comité d’organisation, Werner Margreiter, lors d’une conférence de presse. «Dans la partie supérieure, des congères de 2 à 3 m se sont formées», a-t-il expliqué, précisant que plusieurs milliers de tonnes de neige doivent être enlevés. Il s’est montré toutefois confiant puisque «les pronostics météorologiques sont très bons». Alors que dans la partie inférieure, où la neige est très humide, les travaux de déblaiement ont débuté à 9h30 (8h30 GMT), il a fallu attendre la fin de la matinée pour que la commission des avalanches et les services de sécurité donnent le feu vert pour s’attaquer à la partie située en altitude. «La sécurité est la principale priorité», a souligné pour sa part le président du comité d’organisation, Peter Schroecksnadel. «Vingt-quatre engins de préparation des pistes, 20 fraises et entre 800 et 900 hommes, soldats de l’armée autrichienne et volontaires, sont en service et des renforts de 100 soldats sont attendus lundi», selon M. Margreiter. Pas de miracle «Les hommes sur le flanc de la montagne ne sont pas des machines. Ils doivent se restaurer et se reposer», a souligné le responsable du comité d’organisation. «N’attendez pas de miracle !», a-t-il lancé. Le service autrichien de météorologie annonçait pour dimanche des températures de +5 degrés dans le stade d’arrivée et de -1 degré au sommet. Un faible front d’air frais devait traverser la région dans la nuit de dimanche à lundi avec de très légères chutes de neige qui se poursuivront dans la matinée et un rafraîchissement des températures.
Déjà lauréat de dix médailles mondiales, le polyvalent Norvégien Lasse Kjus, à peine remis d’un virus, partira aujourd’hui dans son épreuve fétiche du combiné à la conquête d’une première récompense aux championnats du monde de Saint-Anton où il vise modestement deux podiums. Victorieux du combiné de Kitzbuehel, le seul disputé cette saison, Kjus est en effet le coureur type de ce genre d’épreuves. Stakhanoviste du ski, il ne craint pas d’enchaîner trois courses (une descente, deux manches de slalom) dans la même journée. Modèle d’éclectisme, il est l’un des derniers coureurs en activité capables de briller dans les quatre disciplines alpines. Mardi dans le Super-G, Kjus, convalescent après une gastro-entérite et une grippe, avait déjà surpris en prenant la quatrième place. C’est devenu une...