Une décision américaine de débloquer quatre millions de dollars pour l’opposition irakienne, destinés à être utilisés en Irak, est certes la première en cinq ans, mais ne représente pas une nouvelle politique vis-à-vis de l’Irak, ont indiqué vendredi des responsables américains. Les fonds, ont indiqué ces responsables, seront destinés au Congrès national irakien (CNI, basé à Londres) afin qu’il rassemble des informations en Irak sur des crimes contre l’humanité imputables au régime du président irakien Saddam Hussein. Les responsables de la Maison-Blanche et du département d’État ont toutefois précisé que la décision du Trésor américain de débloquer ces fonds découlait d’une décision du Congrès prise sous la présidence de Bill Clinton. «Tout le monde s’attend à une politique nouvelle et différente et à l’annonce de nouvelles politiques notamment sur des questions aussi importantes que celle de l’Irak. Mais ce n’est pas le cas», a déclaré le porte-parole du département d’État Richard Boucher. Bien que le processus ait commencé du temps de Bill Clinton, «l’octroi d’une assistance financière est conforme à la position du (président George W.) Bush de soutenir l’opposition irakienne», a pour sa part indiqué la porte-parole du Conseil pour la sécurité nationale à la Maison-Blanche, Mary Ellen Countryman. «Nous œuvrons en vue de garantir que l’Irak ne représente pas une menace pour ses voisins et pour son peuple et qu’il respecte ses obligations dictées par les résolutions des Nations unies», a-t-elle ajouté. Selon le quotidien Washington Post citant des sources du département d’État, la décision de débloquer ces fonds a été prise en début de semaine. Le nouveau secrétaire d’État, Colin Powell, a dénoncé l’absence de respect par l’Irak des résolutions des Nations unies et annoncé qu’une politique d’endiguement de Bagdad serait une priorité de l’Administration de George W. Bush. Le régime en «Irak présente un problème pour son propre peuple», a déclaré Colin Powell, soulignant que le principal motif de mécontentement était l’obstination de Saddam Hussein à vouloir développer des armes nucléaires et chimiques ainsi que ses visées territoriales. Washington avait aidé des groupes d’opposition irakiens après la guerre du Golfe en 1991, mais cette aide avait été suspendue après 1996 pendant deux ans, après que Saddam Hussein eut expulsé les groupes d’opposition du nord de l’Irak. Washington a toutefois cherché à renforcer l’opposition irakienne après l’adoption en 1998 par le Congrès d’une loi sur l’Irak, l’Iraqi Liberation Act. L’armée américaine a ainsi formé, depuis, 90 membres de l’opposition irakienne, selon le Pentagone, formation portant sur les soins médicaux d’urgence, les relations publiques et l’utilisation d’ordinateurs notamment.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une décision américaine de débloquer quatre millions de dollars pour l’opposition irakienne, destinés à être utilisés en Irak, est certes la première en cinq ans, mais ne représente pas une nouvelle politique vis-à-vis de l’Irak, ont indiqué vendredi des responsables américains. Les fonds, ont indiqué ces responsables, seront destinés au Congrès national irakien (CNI, basé à Londres) afin qu’il rassemble des informations en Irak sur des crimes contre l’humanité imputables au régime du président irakien Saddam Hussein. Les responsables de la Maison-Blanche et du département d’État ont toutefois précisé que la décision du Trésor américain de débloquer ces fonds découlait d’une décision du Congrès prise sous la présidence de Bill Clinton. «Tout le monde s’attend à une politique nouvelle et...