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Actualités - Chronologies

ÉTATS-UNIS - Nette remontée du taux - de chômage en janvier

Le taux de chômage est nettement remonté aux États-Unis en janvier, témoignage d’un ralentissement marqué de l’économie et de l’amorce d’une vague de licenciements dans l’industrie qui va aggraver le nombre de chômeurs d’ici à l’été. Hier, le département du Travail a indiqué que le taux de chômage est remonté à 4,2 % de la population active alors qu’il était encore de 4 % en décembre l’an dernier. Pour l’instant, la situation n’est pas aussi alarmante que la progression du chômage peut le montrer, car l’économie continue à créer des emplois permettant de penser que la récession ne s’est pas installée aux États-Unis. «Les chiffres de l’emploi en janvier témoignent d’une économie faiblarde mais pas en récession», avance Bruce Steinberg. Dans son ensemble, l’économie américaine crée des emplois, avec 268 000 en janvier, grâce notamment aux services. Le taux de chômage augmente et des emplois sont créés. Un paradoxe. «Les deux principaux chiffres en évoluant dans des directions opposées rendent impossible une interprétation claire», note David Orr, chef économiste de First Union. Si le taux de chômage augmente, il ne reflète pas la baisse de l’emploi, explique Henry Willmore, économiste de Barclays Capital. En fait, la population active, véritable réservoir de main-d’œuvre, a augmenté de 466 000 personnes en janvier, venant ainsi gonfler le taux de chômage en dépit des créations d’emplois. Par ailleurs, les dégraissages dans des petites et moyennes entreprises, notamment dans le secteur de l’Internet, sont venus augmenter le nombre de chômeurs. En janvier, les sociétés de l’Internet ont supprimé près de 13 000 emplois, ce qui marquait une progression de 23 % sur décembre, a noté il y a quelques jours le cabinet d’études sociales Challenger, Gray and Christmas. Ces dégraissages vont être de plus en plus importants dans les semaines et mois à venir, notamment dans le secteur manufacturier qui est en récession comme l’a montré jeudi la chute de l’indice d’activité des directeurs d’achats des groupes manufacturiers. Le secteur manufacturier perd des emplois depuis trois mois (18 000 en novembre, 56 000 en décembre et 65 000 en janvier), une tendance dont l’ampleur va s’aggraver. Ces dernières semaines, de grands groupes ont annoncé d’importants plans sociaux, notamment les constructeurs automobiles General Motors et Chrysler, le spécialiste de l’électroménager Whirlpool ou le numéro un du photocopieur Xerox. «Le taux de chômage devrait continuer à monter dans les prochains mois et probablement atteindre 4,5 % cet été», pronostique Bruce Steinberg en s’appuyant sur cette vague d’annonces de suppressions d’emplois.
Le taux de chômage est nettement remonté aux États-Unis en janvier, témoignage d’un ralentissement marqué de l’économie et de l’amorce d’une vague de licenciements dans l’industrie qui va aggraver le nombre de chômeurs d’ici à l’été. Hier, le département du Travail a indiqué que le taux de chômage est remonté à 4,2 % de la population active alors qu’il était encore de 4 % en décembre l’an dernier. Pour l’instant, la situation n’est pas aussi alarmante que la progression du chômage peut le montrer, car l’économie continue à créer des emplois permettant de penser que la récession ne s’est pas installée aux États-Unis. «Les chiffres de l’emploi en janvier témoignent d’une économie faiblarde mais pas en récession», avance Bruce Steinberg. Dans son ensemble, l’économie américaine...