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Actualités - Chronologies

J-C Mitterrand interrogé sur le trafic d’armes avec l’Angola

Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président français François Mitterrand, a réaffirmé son innocence hier à sa sortie du Palais de justice de Paris, où il venait d’être interrogé pendant cinq heures par les juges sur une affaire de trafic d’armes vers l’Angola. Interrogé par la presse pour savoir s’il se considérait «toujours innocent», il a répondu : «Bien sûr». Ses avocats ont affirmé n’avoir «pas vu d’élément constitutif d’un quelconque délit». Le fils aîné du président socialiste défunt a par ailleurs précisé que l’interrogatoire s’était déroulé dans une atmosphère «parfaitement sereine». «J’ai répondu aux questions des juges tout à fait normalement», a-t-il ajouté laconiquement. L’audition de Jean-Christophe Mitterrand, 54 ans, qui a toujours clamé son innocence, intervenait alors que lui-même et son entourage ont violemment attaqué un des magistrats instructeurs, Philippe Courroye. À propos de ses vives critiques, accusant notamment le juge de «suer la haine avant d’ouvrir la bouche», M. Mitterrand a répondu : «Le passé est le passé». L’un de ses avocats, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, a abondé dans son sens en affirmant que «l’ambiance était sereine, aimable, elle ne pouvait pas être autrement». Les avocats ont par ailleurs affirmé qu’il n’avait pas «du tout été question» de la plainte pour trafic d’armes, déposée par le ministre de la Défense, Alain Richard, dans le cadre de cette affaire. Le parquet général de la cour d’appel de Paris a demandé, le 12 janvier, l’annulation des poursuites pour «trafic d’armes», mais il a requis la validation des autres chefs de mise en examen dans l’enquête. La cour d’appel rendra sa décision le 23 février. Selon la loi, les poursuites judiciaires pour «trafic d’armes» ne peuvent être engagées qu’après une plainte des ministres compétents, ce qui est désormais chose faite. Jean-Christophe Mitterrand est notamment poursuivi pour «complicité de trafic d’armes, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux» et avait été placé en détention à la prison parisienne de la Santé, où il est resté trois semaines. Il est soupçonné d’avoir fait jouer, contre d’importantes rémunérations, ses relations en Afrique pour faciliter la conclusion de deux contrats d’armes, d’un montant global de plus de 500 millions de dollars, destinés au régime angolais de José Eduardo dos Santos en 1993 et 1994. Ancien conseiller aux affaires africaines de son père, à l’Élysée, de 1986 à 1992, Jean-Christophe Mitterrand a été mis en examen (inculpé) et écroué le 21 décembre. Il a été libéré après versement d’une caution de 760 000 euros. Jean-Christophe Mitterrand a admis avoir perçu une rémunération de 1,98 million d’euros sur un compte en Suisse, mais affirme que ces versements étaient liés à des opérations relatives à l’échange de crédits bancaires contre du pétrole angolais.
Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président français François Mitterrand, a réaffirmé son innocence hier à sa sortie du Palais de justice de Paris, où il venait d’être interrogé pendant cinq heures par les juges sur une affaire de trafic d’armes vers l’Angola. Interrogé par la presse pour savoir s’il se considérait «toujours innocent», il a répondu : «Bien sûr». Ses avocats ont affirmé n’avoir «pas vu d’élément constitutif d’un quelconque délit». Le fils aîné du président socialiste défunt a par ailleurs précisé que l’interrogatoire s’était déroulé dans une atmosphère «parfaitement sereine». «J’ai répondu aux questions des juges tout à fait normalement», a-t-il ajouté laconiquement. L’audition de Jean-Christophe Mitterrand, 54 ans, qui a toujours clamé son...