Témoignage - Quand Jean-Paul Gaultier se souvient de ses débuts
le 01 février 2001 à 00h00
Facétieux, irrévérencieux, anticonformiste, Jean-Paul Gaultier n’est pas moins génial. Reconnu aujourd’hui comme un des grands de sa génération, il se souvient de ses débuts. «La couture, dit-il, est à la base même de ma culture. Tout a commencé par là. Quand j’ai voulu commencer ce métier, j’ai envoyé mes dessins à des couturiers. Le jour de mes dix-huit ans, je suis entré chez Cardin où j’ai fait mes classes et tout appris. La tradition couture, je l’ai vue chez lui, car Monsieur Cardin coupait lui-même ses vêtements. C’est à la fois un créateur et un grand premier d’atelier. Avec lui, j’ai appris aussi une désinvolture. Rien n’était établi. tout était jeune, neuf, vivant... Quand, par la suite, je suis allé chez Patou, c’était beaucoup plus sclérosé mais il y avait les ateliers, avec le savoir-faire, l’amour du vêtement, l’atmosphère... Je me souviens de Madame Clémence, “première”, elle travaillait la mousseline avec un enthousiasme incroyable et, dans un sens, c’est ce que je trouvais d’essentiel là... Entre-temps, dans la mode, les choses bougeaient. Fin 1970, ceux qu’on appelle les créateurs ont présenté des vêtements couture. Azzedine, Mugler, c’est à eux que je pense. Quant à moi, il y a toujours eu des vêtements couture dans mes collections...». Ceux qui ont suivi J.-P. Gaultier depuis ses débuts le savent bien. Ses coupes ont une perfection reconnaissable et certains modèles du prêt-à-porter présentent peu de différence avec ceux que l’on attend de la haute couture. Dès son premier défilé, il a prouvé qu’il faisait bouger les choses sans pour autant perdre son âme ou le nord... «Reprendre les traditions que la couture peut m’apporter, comme le travail de certaines broderies, voilà ce qui m’intéresse, poursuit-il. Ce n’est pas une histoire d’ourlet fait à la main. Quant il le faut je le fais, sinon c’est idiot. Refuser la raideur, opter pour des vêtements souples dans lesquels on puisse bouger, ne pas être guindé sont mes priorités»...
Facétieux, irrévérencieux, anticonformiste, Jean-Paul Gaultier n’est pas moins génial. Reconnu aujourd’hui comme un des grands de sa génération, il se souvient de ses débuts. «La couture, dit-il, est à la base même de ma culture. Tout a commencé par là. Quand j’ai voulu commencer ce métier, j’ai envoyé mes dessins à des couturiers. Le jour de mes dix-huit ans, je suis entré chez Cardin où j’ai fait mes classes et tout appris. La tradition couture, je l’ai vue chez lui, car Monsieur Cardin coupait lui-même ses vêtements. C’est à la fois un créateur et un grand premier d’atelier. Avec lui, j’ai appris aussi une désinvolture. Rien n’était établi. tout était jeune, neuf, vivant... Quand, par la suite, je suis allé chez Patou, c’était beaucoup plus sclérosé mais il y avait les ateliers, avec...
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