ÉDITION - Un livre d’Omar Bongo - « Blanc comme nègre »
le 31 janvier 2001 à 00h00
Un livre d’entretiens avec le président gabonais Omar Bongo intitulé «Blanc comme nègre» paraît cette semaine en France, dans lequel le chef d’État raconte son parcours personnel et politique et fait État de sa position dans l’affaire Elf. «Cette affaire, écrit le président gabonais, a pris des proportions incommensurables parce qu’il s’agit d’une affaire purement judiciaire, une escroquerie à grande échelle que l’on a voulu transformer en affaire politique». Omar Bongo affirme que André Tarallo, le PDG d’Elf-Gabon, l’a trahi en lui faisant signer six lettres reconnaissant la propriété de comptes en Suisse, lettres qui lui sont maintenant reprochées. «J’ai pensé que ces lettres resteraient confidentielles et qu’elles suffiraient à lui éviter la prison. Je n’ai jamais pensé qu’il menacerait de s’en servir contre moi. Qu’il chercherait à me faire chanter. On ne fait pas chanter Bongo», dit-il. Interrogé par un journaliste de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, Airy Routier, Omar Bongo, 65 ans, élu président du Gabon à l’âge de 32 ans et qui occupe cette charge sans interruption depuis trente-cinq ans, raconte avec franchise sa vie, son enfance, ses révoltes, sa formation et ses rapports avec les autres chefs d’État. Niant être multimilliardaire, il affirme : «Je vis comme un chef d’État pas comme un prince». «L’Afrique comme le Gabon, dit-il, ne méritent pas le sort qu’on leur fait, l’image qu’on donne d’eux». Avec son franc-parler, il évoque la blessure d’une rumeur le disant atteint du sida : «Il y a des moments où on a beau être président de la République, on est un pauvre nègre diffamé». À propos des relations entre la France et l’Afrique, il conclut sans amertume : «La vieille amitié entre l’homme et le cheval continue».
Un livre d’entretiens avec le président gabonais Omar Bongo intitulé «Blanc comme nègre» paraît cette semaine en France, dans lequel le chef d’État raconte son parcours personnel et politique et fait État de sa position dans l’affaire Elf. «Cette affaire, écrit le président gabonais, a pris des proportions incommensurables parce qu’il s’agit d’une affaire purement judiciaire, une escroquerie à grande échelle que l’on a voulu transformer en affaire politique». Omar Bongo affirme que André Tarallo, le PDG d’Elf-Gabon, l’a trahi en lui faisant signer six lettres reconnaissant la propriété de comptes en Suisse, lettres qui lui sont maintenant reprochées. «J’ai pensé que ces lettres resteraient confidentielles et qu’elles suffiraient à lui éviter la prison. Je n’ai jamais pensé qu’il menacerait...
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