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Actualités - Chronologies

« Citizen Bill » en flâneur - dans les rues de Chappaqua

Hillary est partie au Sénat à Washington. Détendu, souriant et affable, Bill Clinton meuble pendant ce temps sa solitude en ouvrant des cartons chez lui à Chappaqua, dans l’État de New York, et en signant des autographes dans les rues de la ville. Après avoir quitté samedi la Maison-Blanche, l’ancien président américain a passé son premier week-end de citoyen (presque) ordinaire en compagnie de sa femme et de leur fille Chelsea, dans leur belle maison blanche nichée dans un coin de forêt de cette banlieue huppée. Mais mardi matin, le sénateur Hillary Clinton, qui représente à Washington l’État de New York, est repartie vers la capitale fédérale, suivie peu après de sa fille. Pour la première fois depuis huit ans, l’ancien chef de la première puissance mondiale s’est retrouvé face à des heures et des heures de temps libre, qu’il a occupées à ranger ses affaires, flâner dans les rues, puis déjeuner dans un petit restaurant. «Je m’amuse beaucoup. J’adore cet endroit et je me relaxe», a-t-il confié à la poignée de journalistes qui l’ont suivi dans sa promenade. Sécurité allégée mais omniprésente : petit convoi de deux 4x4 et une berline entre la maison dans les bois et le petit centre-ville. Deux agents du Secret Service sont en permanence autour de lui. «Président, nous vous regrettons déjà !», «Merci pour ces huit ans !», «Présentez-vous à nouveau !», «On vous aime !» : de nombreux passants l’interpellent, le saluent, demandent des autographes, lui souhaitent la bienvenue. «Merci, merci. J’ai passé huit années merveilleuses. Ce fut un honneur de servir», leur répond-il. Pull-over brun et veste en tweed, il pose pour des photos, enchaîne les boutades, sourit de toutes ses dents. À ses côtés, le confident et collecteur de fonds de toujours, Terry McAuliffe, explique que son ami «se repose. Il se lève tard, s’habille décontracté, prend les choses avec calme, ouvre et range cinq à six cartons par jour». Un contrat de location de bureaux dans le centre de Manhattan vient d’être signé, ajoute-t-il, mais les travaux de rénovation ne seront pas achevés avant le mois d’avril. À cette date, Bill Clinton effectuera en voiture un trajet quotidien de 45 minutes, mais, en attendant, il va s’installer et envisager sereinement sa reconversion professionnelle dans cette grande maison de style colonial hollandais, que le couple a achetée il y a plus d’un an. À l’entrée de l’impasse, une main anonyme a accroché un panneau «Merci, M. le Président. Et bienvenue à la maison». Trois voitures de police stationnent aux abords, mais la voie privée n’est plus, comme elle l’était, interdite à toute circulation. Les camionnettes des messageries privées et les livreurs de fleurs se succèdent. Lorsqu’elle l’a vu passer dans la rue principale de Chappaqua, Jina Silverman a empoigné un balai neuf. Un beau balai imitation panthère que cette commerçante en articles ménagers s’est empressée de lui offrir. «Ah! merci, je peux faire bon usage de cela», a pouffé l’ex-président. «Je suis républicaine, pourtant j’ai voté pour Hillary. Et je suis ravie de les avoir pour voisins», assure cette jeune femme blonde. «C’est en partie à cause d’eux que nous avons racheté ce commerce, il y a douze semaines. Ils ont fait connaître Chappaqua. L’immobilier a flambé. Les maisons à vendre ne le restent que quelques heures. Des gens font des kilomètres seulement pour voir à quoi la ville ressemble». Dans une vitrine proche, on vend des tee-shirts : «Londres-Paris-New York-Chappaqua». «Je n’approuve pas sa conduite personnelle, mais cela regarde sa femme, pas moi», poursuit Jina Silverman. «Il fait presque de la peine à voir, parce qu’il aimait tellement ce travail. Et aujourd’hui il n’est plus président. Mais il a bien choisi : Chappaqua est la petite ville la plus accueillante d’Amérique !».
Hillary est partie au Sénat à Washington. Détendu, souriant et affable, Bill Clinton meuble pendant ce temps sa solitude en ouvrant des cartons chez lui à Chappaqua, dans l’État de New York, et en signant des autographes dans les rues de la ville. Après avoir quitté samedi la Maison-Blanche, l’ancien président américain a passé son premier week-end de citoyen (presque) ordinaire en compagnie de sa femme et de leur fille Chelsea, dans leur belle maison blanche nichée dans un coin de forêt de cette banlieue huppée. Mais mardi matin, le sénateur Hillary Clinton, qui représente à Washington l’État de New York, est repartie vers la capitale fédérale, suivie peu après de sa fille. Pour la première fois depuis huit ans, l’ancien chef de la première puissance mondiale s’est retrouvé face à des heures et des...