L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont adhéré au Conseil de l’Europe, hier, lors d’une cérémonie organisée à Strasbourg, ce qui porte à 43 le nombre des États membres de l’organisation chargée de défendre la démocratie et les droits de l’homme sur le continent. Les deux Républiques du Caucase du Sud se sont engagées à intensifier leurs efforts pour trouver une solution au conflit qui les oppose depuis 1988 dans le Haut-Karabakh, enclave arménienne en territoire azéri, où un cessez-le-feu est en vigueur depuis 1994. «Nous espérons que leur intégration simultanée dans la famille européenne aidera l’Arménie et l’Azerbaïdjan à adopter une nouvelle approche, en vue d’une solution rapide du conflit», a déclaré le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Walter Schwimmer. C’est néanmoins par un discours musclé que le président azerbaïdjanais, Heydar Aliyev, a évoqué le sujet, dans son discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. «L’Azerbaïdjan est aujourd’hui victime d’une agression armée à grande échelle de la part de l’Arménie voisine (...) Il n’y a pas de cas pareil dans le monde, mais la communauté internationale observe en silence cette tragédie criante», a-t-il dit, en évoquant le «million d’Azerbaïdjanais» chassés de leurs foyers. Il a estimé que le règlement du conflit passait par «la libération des territoires occupés de l’Azerbaïdjan et l’attribution à la région du Haut-Karabakh d’un statut d’autonomie le plus large dans le respect de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan et en conformité complète avec les normes et principes du droit international». Le président arménien, Robert Kocharian, qui s’est exprimé en premier, en vertu de l’ordre alphabétique, a estimé que «le Sud-Caucase doit encore relever le défi des conflits irrésolus». «La promotion du concept de sécurité régionale doit servir de cadre à la résolution de tous les conflits régionaux, y compris celui du Haut-Karabakh», a-t-il dit. «La position de l’Arménie est déterminée par la nécessité d’une égalité juridique entre les deux parties au conflit, ainsi que par la prise en compte des réalités propres au Haut-Karabakh. Cela passe par une formulation plus large du concept de souveraineté», a-t-il ajouté. Les deux chefs d’État, qui ont renouvelé leur confiance, doivent profiter de leur passage à Strasbourg pour procéder à un échange bilatéral. Le groupe de Minsk, qui réunit la Russie, les États-Unis et la France, est chargé depuis 1992 par l’OSCE de trouver une solution au conflit du Haut-Karabakh qui a fait plus de 35 000 morts avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont adhéré au Conseil de l’Europe, hier, lors d’une cérémonie organisée à Strasbourg, ce qui porte à 43 le nombre des États membres de l’organisation chargée de défendre la démocratie et les droits de l’homme sur le continent. Les deux Républiques du Caucase du Sud se sont engagées à intensifier leurs efforts pour trouver une solution au conflit qui les oppose depuis 1988 dans le Haut-Karabakh, enclave arménienne en territoire azéri, où un cessez-le-feu est en vigueur depuis 1994. «Nous espérons que leur intégration simultanée dans la famille européenne aidera l’Arménie et l’Azerbaïdjan à adopter une nouvelle approche, en vue d’une solution rapide du conflit», a déclaré le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Walter Schwimmer. C’est néanmoins par un...