Deuxièmes hier de la danse originale des championnats d’Europe de patinage artistique derrière la paire italienne Fusar Poli/Margaglio, les Français Marina Anissina et Gwendal Peizerat se retrouvent dans une situation des plus délicates. À la veille de la danse libre, les champions du monde et d’Europe apparaissent en difficulté même s’ils comptent sur leurs indéniables qualités techniques pour l’emporter sur le fil, vendredi. «Pour gagner un triathlon, rien ne sert d’arriver en tête à la fin de l’épreuve de natation ou de cyclisme, affirme Gwendal Peizerat. Ce qui compte, c’est d’être fort en course à pied et, avec Marina, nous savons que notre technique de course à pied est formidable. Nous avons déjà montré que nous savions réagir dans l’adversité». Absolument pas ébranlé par la mansuétude des juges vis-à-vis de leurs adversaires italiens, vice-champions d’Europe et du monde en titre, le Lyonnais se veut rassurant. Sa compagne aussi. Audace contre technique «Nous espérons beaucoup de notre danse libre, a souligné Marina Anissina dans un large sourire. Nous savons que notre «libre» est supérieur à celui des Italiens. J’espère seulement que les juges sauront apprécier la qualité technique de notre travail». Enchaînant les difficultés sur les mélodies d’un fox-trot et d’un quick-step, les patineurs tricolores ont peut-être manqué d’audace dans la réalisation artistique de leur danse originale. De l’audace, en revanche, les Italiens en ont eu à revendre. Volontaires, pugnaces, ils ont littéralement triomphé avec cinq 5,9, deux 5,8, un 5,7 et un 6,0 en notes de présentation. Alors que la prestation française semblait nettement plus complexe sur le plan technique, les juges ont préféré laisser planer le suspense, en plaçant Barbara Fusar Poli et Maurizio Margaglio en tête. «Les juges sont toujours plus exigeants avec nous car nous sommes champions du monde et qu’ils nous aiment bien, a suggéré Gwendal Peizerat. Nous avons récemment remanié notre danse originale et il faut un peu de temps pour l’exécuter à la perfection». Derrière les Italiens et les Français, la paire russe Lobacheva/Averbukh clôture le trio de tête. Pourtant médaillés de bronze aux derniers championnats d’Europe et du monde, les Lituaniens Drobiazko/Vanagas se sont seulement classés quatrièmes. En danse sur glace, les «imposées» comptent 20 % de la note finale, la danse originale 30 % et la danse libre 50 % du total.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Deuxièmes hier de la danse originale des championnats d’Europe de patinage artistique derrière la paire italienne Fusar Poli/Margaglio, les Français Marina Anissina et Gwendal Peizerat se retrouvent dans une situation des plus délicates. À la veille de la danse libre, les champions du monde et d’Europe apparaissent en difficulté même s’ils comptent sur leurs indéniables qualités techniques pour l’emporter sur le fil, vendredi. «Pour gagner un triathlon, rien ne sert d’arriver en tête à la fin de l’épreuve de natation ou de cyclisme, affirme Gwendal Peizerat. Ce qui compte, c’est d’être fort en course à pied et, avec Marina, nous savons que notre technique de course à pied est formidable. Nous avons déjà montré que nous savions réagir dans l’adversité». Absolument pas ébranlé par la mansuétude...