Les personnes qui se plaignent de mal de dos sont de plus en plus nombreuses. Parmi elles, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes, à cause non seulement de leur anatomie mais de leurs activités qui en font d’elles les principales victimes de ce mal. Contraintes vertébrales imposées par la condition féminine, occupations ménagères, longue position assise requise par le travail de bureau, tâches ménagères multiples font que ces contraintes imposées à leur dos soient plus dures que celles des déménageurs. On aurait tort, par ailleurs, de parler de mal de dos puisque les types de cette souffrance sont aussi multiples que leurs causes. Selon la localisation précise de la douleur (bas du dos, omoplates, nuque, hanches) et sa cause, on établit un diagnostic qui oriente le traitement. On accuse la fatigue, le stress, une contracture musculaire de provoquer les souffrances sourdes et diffuses du dos, qui torture à notre époque une bonne partie, sinon la majorité d’une population donnée. Il existe, certes, différents types de mal de dos, selon la cause et la localisation. Le mécanisme est plus évident pour les lumbagos, le fameux «tour de reins» de nos aïeux. Un mouvement inhabituel ayant sollicité le disque intervertébral de façon excessive, son noyau s’est trouvé poussé vers l’arrière. Pour le bloquer, les muscles se sont brutalement contractés. D’où cette sensation de ceinture douloureuse au bas du dos. Si le noyau vertébral se décale davantage vers l’arrière, il irrite le nerf voisin le plus proche, initiant ainsi une sciatique. Mais quelle qu’en soit l’origine du mal, les médecins sont unanimes à conseiller une prise en charge médicale précoce afin d’éviter à tout prix la chronicité de ce mal. Éviter le repos total Au cours d’un récent congrès axé sur les lombalgies et leur traitement, les spécialistes ont été unanimes à condamner le repos strict au lit pendant deux à trois semaines. Leurs conclusions préconisaient très clairement la non-interruption des mouvements. Dans la mesure, certes, du possible. Il est déconseillé de se traîner avec un dos complètement bloqué ou avec une sciatique qui envoie des lancements à chaque pas. Mais s’immobiliser au lit attendant la guérison, comme c’était le cas dans le passé, n’est plus du tout de mise. Le repos total est fermement déconseillé. Il faut, en revanche, maintenir une activité minimale. Se lever plusieurs fois par jour, circuler dans la maison, prendre sa douche. Dès que la douleur diminue, grâce aux anti-inflammatoires, les antalgiques, les décontracturants, ne pas hésiter à reprendre ses activités en limitant les mouvements à risques. En cas de lombalgie chronique, les exercices physiques soutenus, sous le contrôle d’un kinésithérapeute, sont vivement conseillés. L’aspect psychologique Il apparaît de plus en plus clairement que le lien entre le mal de dos et l’état psychologique est très étroit. Les professions difficiles à assumer sur le plan psychologique font courir au sujet un risque presqu’identique à celui des professions physiquement éprouvantes. La charge mentale, qui résulte de tâches impliquant une attention soutenue à une cadence imposée, constitue un facteur de risque important. Une étude émanant de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) de France relève que les cadres débordés ne sont pas autant touchés par ce mal que les personnes n’assumant aucune responsabilité, assurant des tâches répétitives ou se sentant peu considérées ou mal appréciées dans leur travail... Ainsi, le traitement ne se limite plus aux médicaments. Il comporte également l’intervention d’un psychologue et d’un physiothérapeute avec deux priorités : diminuer la souffrance physique pour permettre les mouvements et impliquer le malade dans son propre traitement en toute connaissance de cause.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les personnes qui se plaignent de mal de dos sont de plus en plus nombreuses. Parmi elles, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes, à cause non seulement de leur anatomie mais de leurs activités qui en font d’elles les principales victimes de ce mal. Contraintes vertébrales imposées par la condition féminine, occupations ménagères, longue position assise requise par le travail de bureau, tâches ménagères multiples font que ces contraintes imposées à leur dos soient plus dures que celles des déménageurs. On aurait tort, par ailleurs, de parler de mal de dos puisque les types de cette souffrance sont aussi multiples que leurs causes. Selon la localisation précise de la douleur (bas du dos, omoplates, nuque, hanches) et sa cause, on établit un diagnostic qui oriente le traitement. On accuse la fatigue, le...