La victoire de Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer Evo) au rallye de Monte-Carlo, première épreuve du championnat du monde, la troisième consécutive en principauté, a des airs de déjà vu, hier à Monaco. L’histoire avait bégayé. Comme l’an passé, le Finlandais a devancé l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus). Comme en 2000, Colin McRae, sur l’autre Ford Focus, a craqué le dernier jour. Comme la saison dernière enfin, le quadruple champion du monde a été rapidement débarrassé de concurrents dangereux avant même le départ de la deuxième journée, samedi, avec les abandons des trois Peugeot 206 WRC et de Richard Burns (Subaru Impreza WRC). Une fois encore, l’Écossais Colin McRae s’annonçait comme le plus dangereux rival de Makinen dans une épreuve rapidement «décapitée» par les éliminations de Marcus Groenholm, le champion en titre, des Français Gilles Panizzi et Didier Auriol, des Subaru Impreza de Markko Martin, de Petter Solberg et de Burns. Le duel s’annonçait somptueux pourtant entre la Ford Focus du Britannique et la Mitsubishi Lancer du Finlandais. Trois petites secondes seulement séparaient les deux hommes hier matin au départ de l’ES12, Sospel-Bollène sur les 32,72 km de routes humides puis verglacées du col du Turini, passage mythique du Monte-Carlo. Déçu pour Colin Le Turini, justement, devait être fatal à McRae. Le système électrique de la commande électronique d’accélérateur de la Ford Focus tombait en panne. «C’est une panne rare et inattendue, disait Malcolm Wilson, le directeur de Ford. C’est vraiment décevant de devoir abandonner alors que l’on est en tête». Perdant plus de 13 minutes dans cette ES12, McRae renonçait en effet. «Je suis déçu pour Colin (McRae). Cela aurait été super de se livrer une belle bataille hier. Et l’on apprécie plus une victoire quand on la remporte après une grosse lutte», déclarait Makinen. «Le Turini était difficile et dangereux avec les spectateurs massés au col, la neige, poursuivait le vainqueur. J’ai rarement vu ce passage aussi piégeux». Le Finlandais n’en prenait pas moins ses distances sur ses rivaux directs, sur les Ford Focus de Sainz, François Delecour et la Skoda Octavia WRC de l’Allemand Armin Schwarz. Si le succès de Makinen ne faisait pas de doute, l’Espagnol ne pouvant véritablement inquiéter la Mitsubishi, la lutte pour la troisième place, la dernière sur le podium, en revanche, devait rester indécise jusqu’au bout entre le Français et Schwarz. Dans un ultime effort, Delecour, le plus rapide dans l’ES14, le second passage au Turini, parvenait à se défaire de son adversaire allemand et de placer sa Ford Focus derrière le duo de tête. Avec ce nouveau succès en principauté, Tommi Makinen rejoint au palmarès l’Italien Sandro Munari (1975, 76, 77) et l’Allemand Walter Rorhl (1982, 63, 84), les seuls pilotes à s’être jusque-là imposés trois fois consécutivement au Monte-Carlo. Pour le Finlandais, c’est aussi l’occasion de renouer avec la victoire, 367 jours après sa dernière acquise... à Monaco. Et de fêter aussi l’entrée dans le XXIe siècle par le 21e succès de sa carrière. Si les années se suivent et se ressemblent à Monaco pour Makinen, ce dernier espère toutefois ne pas attendre encore un an pour s’imposer en rallye. Quadruple champion du monde (1996, 97, 98, 99), le Finlandais espère en effet reprendre son bien à son compatriote Marcus Groenholm (Peugeot 206 WRC) qui a interrompu la belle série en 2000. Classement Voici le classement du rallye de Monte-Carlo : 1. Tommi Makinen/Risto Mannisenmaki (Fin/Mitsubishi Lancer E) 4h38’04’’ 2. Carlos Sainz/Luis Moya (Esp/Ford Focus WRC) à 1’00’’ 3. François Delecour/Daniel Grataloup (Fra/Ford Focus WRC) à 2’05’’ 4. Armin Schwarz/Manfred Kremer (All/Skoda Octavia WRC) à 2’26’’ 5. Toni Gardemeister/Paavo Lukander (Fin/Peugeot 206 WRC) à 5’52’’ 6. Freddy Loix/Sven Smeets (Bel/Mitsubishi Carisma GT) à 6’25’’. Classement du championnat du monde : Pilotes : Tommi Makinen (Fin) 10 pts Carlos Sainz (Esp) 6 François Delecour (Fra) 4 Armin Schwarz (All) 3 Toni Gardemeister (Fin) 2 Freddy Loix (Bel) 1. Constructeurs : Mitsubishi 13 pts Ford 6 Skoda 5 Hyundai 2.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La victoire de Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer Evo) au rallye de Monte-Carlo, première épreuve du championnat du monde, la troisième consécutive en principauté, a des airs de déjà vu, hier à Monaco. L’histoire avait bégayé. Comme l’an passé, le Finlandais a devancé l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus). Comme en 2000, Colin McRae, sur l’autre Ford Focus, a craqué le dernier jour. Comme la saison dernière enfin, le quadruple champion du monde a été rapidement débarrassé de concurrents dangereux avant même le départ de la deuxième journée, samedi, avec les abandons des trois Peugeot 206 WRC et de Richard Burns (Subaru Impreza WRC). Une fois encore, l’Écossais Colin McRae s’annonçait comme le plus dangereux rival de Makinen dans une épreuve rapidement «décapitée» par les éliminations de Marcus...