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Actualités - Chronologies

MUSIQUE - L’« Elvis abyssin » réédité

Buda Musique réédite dans sa collection Éthiopiques des enregistrements du chanteur Alémayèhu Eshèté, surnommé l’«Elvis abyssin» ou le «James Brown d’Addis-Abeba». Symbole du «Swinging Addis», Alémayèhu Eshèté, toujours actif à 59 ans, en fut l’un des plus beaux fleurons, avec ses compatriotes Tahoun Gèssèssé, Gétatchèw Kassa et Mahmoud Ahmed. Le chanteur a eu son heure de gloire entre 1969 et 1976, à une époque où les mœurs connurent un certain relâchement dans la capitale éthiopienne. Ce florilège permet de découvrir un chanteur à la voix gutturale sur les tempos endiablés, moins tonitruante sur les slows. Il offre l’opportunité d’entendre une manière unique de chanter, avec des intonations quasi chinoises sur certaines ballades, orientales sur d’autres, spécifiques à ce pays d’Afrique. Les arrangements sont résolument modernes, influencés par l’afro-beat nigérian, la soul music, le jazz, le rock’n roll, le rhythm’n blues, autant de styles captés sur les radios étrangères. Ce mouvement d’émancipation musicale n’aurait sans doute pas connu un tel développement sans l’entêtement d’Eshèté qui, en 1969, à 24 ans, brava la censure en créant son label «Ahma Music» (référence à son surnom), où fut gravé l’essentiel de la production phonographique de cette époque. Le disque s’inscrit dans la cadre de la collection Éthiopiques, dont il est le neuvième volume. La série a été fondée par le Français Francis Falceto, spécialiste de la musique éthiopienne qui a retrouvé en Grèce, à la fin des années 80, une partie des bandes des enregistrements d’Ahma Records. Pour cet album en particulier, 8 des 22 chansons ont dû être gravées à partir des 45 tours d’époque, les bandes originales ayant disparu.
Buda Musique réédite dans sa collection Éthiopiques des enregistrements du chanteur Alémayèhu Eshèté, surnommé l’«Elvis abyssin» ou le «James Brown d’Addis-Abeba». Symbole du «Swinging Addis», Alémayèhu Eshèté, toujours actif à 59 ans, en fut l’un des plus beaux fleurons, avec ses compatriotes Tahoun Gèssèssé, Gétatchèw Kassa et Mahmoud Ahmed. Le chanteur a eu son heure de gloire entre 1969 et 1976, à une époque où les mœurs connurent un certain relâchement dans la capitale éthiopienne. Ce florilège permet de découvrir un chanteur à la voix gutturale sur les tempos endiablés, moins tonitruante sur les slows. Il offre l’opportunité d’entendre une manière unique de chanter, avec des intonations quasi chinoises sur certaines ballades, orientales sur d’autres, spécifiques à ce pays ...