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Actualités - Chronologies

Menace sur les bébés phoques

Près de 75 % des quelque 150 000 bébés phoques nés cette saison en Namibie pourraient mourir de faim en raison de conditions climatiques éloignant le poisson dont ils se nourrissent du littoral Atlantique du pays, selon un biologiste marin. Le chercheur français Jean-Paul Roux, conseiller auprès du ministère namibien de la Pêche et des Ressources maritimes, a affirmé que le taux de mortalité des bébés phoques cet été (austral) approche celui, catastrophique, de 1994-95, quand 300 000 à 320 000 de ces animaux étaient morts de faim. «La saison 1999 était très mauvaise, et l’année dernière (fin 2000) cela s’est aggravé», a déclaré M. Roux. Selon lui, la mortalité est liée directement à la faiblesse des vents qui soufflent de l’Atlantique-Sud vers la côte sud-ouest de l’Afrique. Ces vents charrient en temps normal les eaux riches en plancton du courant (froid) de Benguela vers le littoral et la surface. Les mères de la colonie de quelque 600 000 phoques de Namibie doivent cette années nager plus loin et plus profond en quête de poisson, et pendant ce temps les bébés phoques attendent d’être nourris. «Si ces pêches prennent trop longtemps, les bébés finissent par mourir», explique Roux. L’AFP a constaté et de nombreux témoignages ont fait état ces dernières semaines de plages jonchées de petites carcasses de bébés phoques, et les municipalités du littoral ont dépêché des équipes pour ôter ou enterrer les carcasses, afin d’épargner aux touristes la vue et l’odeur. Dans le port de Walvis Bay, principale ville côtière, plusieurs centaines de carcasses de bébés phoques ont été évacuées des plages ces dernières semaines par engins mécaniques.
Près de 75 % des quelque 150 000 bébés phoques nés cette saison en Namibie pourraient mourir de faim en raison de conditions climatiques éloignant le poisson dont ils se nourrissent du littoral Atlantique du pays, selon un biologiste marin. Le chercheur français Jean-Paul Roux, conseiller auprès du ministère namibien de la Pêche et des Ressources maritimes, a affirmé que le taux de mortalité des bébés phoques cet été (austral) approche celui, catastrophique, de 1994-95, quand 300 000 à 320 000 de ces animaux étaient morts de faim. «La saison 1999 était très mauvaise, et l’année dernière (fin 2000) cela s’est aggravé», a déclaré M. Roux. Selon lui, la mortalité est liée directement à la faiblesse des vents qui soufflent de l’Atlantique-Sud vers la côte sud-ouest de l’Afrique. Ces vents charrient en...