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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Le calme règne à Beyrouth

Le calme a régné sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine consécutivement à la contraction de l’offre et de la demande en cette monnaie. Mais après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention élargie en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier pratiquement le dollar au-dessus de ce taux indicatif, entre 1 508,50 et 1 509,50 LL, à la lumière de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande. Pourtant, l’activité du marché continuait à être assez réduite, en l’absence d’initiatives à l’achat et à la vente en dehors des besoins courants des opérateurs qui n’auraient pas dépassé quelque sept millions de dollars, entièrement placés par les banques de la place, sans le moindre recours à la BDL. Poursuite des prises de bénéfices sur l’euro À l’étranger, l’euro est demeuré sous le seuil de 0,95 dollar en ce début de semaine sur les marchés des changes asiatiques et européens, souffrant de prises de bénéfices en attendant une série de résultats financiers d’entreprises aux États-Unis cette semaine. Le marché des changes était fermé hier à New York, jour férié aux États-Unis, les Américains commémorant la naissance du dirigeant noir Martin Luther King. Selon les analystes, l’euro s’est ressenti hier de la publication par l’Office des statistiques allemand des chiffres du commerce de détail en Allemagne, révélant une baisse de 1 % de cet indicateur en novembre par rapport à octobre, laissant craindre un net ralentissement de la principale économie européenne. Cela d’autant qu’on apprenait vendredi dernier que les ventes de détail aux États-Unis auraient augmenté de 0,1 % le mois dernier, alors qu’on s’attendait à une baisse de 0,3 % de cet indicateur, ce qui avait dopé le dollar à la veille du week-end et continuait à le soutenir en ce début de semaine. Cela étant, les investisseurs, qui sont très longs sur l’euro après l’avoir récemment acheté en grande quantité, ont estimé devoir le vendre pour engranger les quelques bénéfices que leur procure sa récente hausse. Pourtant, les attaques à la baisse de la monnaie unique européenne ne devaient pas prendre hier beaucoup d’ampleur en raison de la fermeture des marchés aux États-Unis d’un côté, et, de l’autre, de l’attente fébrile d’une série de résultats financiers de compagnies américaines cette semaine, dont IBM, Microsoft et Intel, qui pourraient influencer les marchés boursiers et le billet vert par ricochet. Par ailleurs, le dollar a trouvé un certain appui dans le nouvel accès de faiblesse du yen qui est retombé hier à ses plus bas niveaux depuis 18 mois. Ce mouvement est d’autant plus remarquable que le Premier ministre japonais, Yoshiro Mori, s’était déclaré favorable la veille à des mesures pour stimuler le marché boursier nippon, dont la récente forte chute avait été à l’origine de la vulnérabilité du yen. «Les fondamentaux économiques du Japon sont solides. Il est important de placer l’économie sur la voie d’une reprise autoalimentée», avait déclaré M. Mori à la presse la veille, au cours d’une visite en Grèce. Quant à la livre sterling, elle s’est brièvement affaiblie hier contre le dollar après la baisse inattendue des prix à la production en Grande-Bretagne qui pourrait inciter la Banque d’Angleterre à abaisser ses taux d’intérêt le mois prochain. Ces prix ont reculé de 0,1 % en décembre par rapport à novembre, a annoncé hier l’Office des statistiques nationales (ONS), alors que les analystes tablaient sur une hausse de 0,1 % de cet indicateur le mois dernier. Dans l’ensemble, les données qui étaient disponibles hier sur les marchés des changes asiatiques et européens agissaient toutes à l’actif du dollar qui a clôturé à Londres sur un ton soutenu comme suit : – 0,9425 pour un euro contre 0,9515, vendredi dernier à New York – 1,4770 pour un sterling contre 1,4775 – 2,0755 DM contre 2,0555 – 6,9615 FF contre 6,8945 – 1,6345 FS contre 1,6185 – 2 054,85 lires contre 2 035,20 – 118,70 yens contre 118,55. Bourse de Beyrouth : stabilité dans la déprime À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité en ce début de semaine, la baisse des actions A de Solidere de 6 3/8 à 6 1/8 dollars ayant été compensée par la hausse dans une même proportion des actions B de la même société de 6 3/4 à 7,00 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 63,77 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 141,72 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché déprimé avec seulement 6 603 actions négociées d’une valeur totale de 41 555 dollars. Les Bourses européennes en légère hausse Les valeurs européennes ont terminé la séance de lundi en légère hausse, dans des marchés sans grande orientation en raison de la fermeture de Wall Street pour cause de jour férié aux États-Unis. En clôture, l’indice Eurotop 300, paneuropéen, gagnait 0,48 %, tandis que l’Erostoxx 50, à la zone euro, s’adjugeait 0,5 %. Les pétrolières étaient particulièrement recherchées sur fond de remontée des cours du brut. Les responsables de l’Opep devraient décider mercredi à Vienne d’une importante réduction de la production de brut. BP Amoco a gagné 2,70 % et Shell 3,19 %. Sa société sœur Royal Dutch s’est adjugé près de 3 % à Amsterdam. À Paris, TotaFinaElf a gagné 2 %. L’indice des valeurs de l’énergie s’est en conséquence apprécié de 2,8 %. D’autres secteurs étaient plus contrastés. À la distribution, le géant français Carrefour a poursuivi sa baisse. Le titre a perdu 3,28 % après avoir abandonné 5,3 % la semaine passée. En revanche, le distributeur alimentaire britannique Tesco Plc a gagné 0,97 %. Le numéro un de la distribution alimentaire outre-Manche a annoncé que ses ventes à surface comparable pour la période de sept semaines close le 6 janvier avaient progressé de 6,9 %, soit une progression nettement supérieure à celle qu’avaient prévue les analystes. Ces derniers attendaient une avancée de 4 % à 5 %. Boots et Kingfisher ont toutefois terminé en baisse de 4 % et 0,62 %, le marché craignant que les deux groupes n’annoncent mardi des chiffres décevants. À Francfort, Karstadt Quelle a abandonné 3,28 % à 34,75, malgré l’annonce vendredi soir par le distributeur de la suppression de 7 000 emplois dans sa branche grands magasins dans le but d’améliorer sa rentabilité. Même tendance hétérogène aux télécoms. À Londres, le géant de la téléphonie mobile Vodafone a perdu 1,91 %, tandis que son concurrent British Telecommunications Plc reculait de 2,89 %. À Francfort, Deutsche Telekom gagnait en revanche 0,43 % à 37,30 euros, dynamisé par les discussions sur une éventuelle prise de participation dans Bouygues Télécom et par des perspectives favorables pour le secteur. Deutsche Telekom a refusé de commenter ces informations. Tokyo : marché soutenu par les déclarations de Mori La Bourse de Tokyo a regagné 1,2 % lundi à la suite de déclarations rassurantes du Premier ministre Yoshiro Mori et d’informations de presse sur la prise de contre-mesures par le gouvernement pour soutenir le marché boursier. L’indice de référence Nikkei 225 a progressé de 158,49 points en une seule séance, remontant à 13 506,23 points. Il était tombé jeudi dernier à son plus bas niveau en 27 mois à 13 201,07 points, accumulant un recul de près de 5 % en seulement trois séances. Vendredi, le Nikkei avait cependant terminé en reprise de 1,1 % à 13 347,74 points. M. Mori avait indiqué dimanche lors d’une visite en Grèce que son gouvernement était prêt à étudier tous les moyens pour arrêter le mouvement de baisse à la Bourse, y compris la levée des restrictions sévères faites aux entreprises pour racheter leurs propres titres. Les investisseurs sont cependant restés sceptiques sur les marges de manœuvre du gouvernement, le dollar passant le cap des 119 yens lundi matin à Tokyo, laissant ainsi la devise japonaise à son plus bas niveau depuis juillet 1999. «C’est un rebond mort-né, a estimé Kazuhiro Nomura, directeur des ventes à BNP Paribas. Comme le gouvernement commence à soupeser des mesures pour soutenir le marché boursier, le marché veut s’encourager lui-même un petit peu cette semaine». Selon lui, le glissement du yen a également dopé les valeurs fortes à l’exportation, notamment les électriques et les automobiles. L’indice élargi Topix a progressé de 10,76 points à 1 248,64. Le montant des transactions s’est élevé à 568 millions de titres échangés contre 750,3 millions de titres vendredi. «Finalement, a estimé Shunsuke Nishino, directeur du département actions à Daiwa Securities, le gouvernement a commencé à bouger à pas lents». Il a cependant ajouté qu’il n’y avait toujours pas de «sentiment de sécurité pour les acheteurs», les compagnies continuant à se débarrasser de leurs participations croisées, les perspectives sur l’économie japonaise restant incertaines. Masaru Kazama, directeur du département actions à Nissan Securities, a estimé que les propos du premier ministre avaient précipité les mouvements d’achats de valeurs, «surtout celles qui étaient tombées, comme les valeurs high-tech». Kazue Mayuzumi, analyste senior à Nikko Securities, a lui estimé que la reprise à Tokyo s’expliquait par le fait que Wall Street était devenue plus stable. «Les titres à New York ont chuté vendredi mais ils commencent à montrer, petit à petit, des signes de stabilité», a-t-il ajouté.
Le calme a régné sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine consécutivement à la contraction de l’offre et de la demande en cette monnaie. Mais après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention élargie en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier pratiquement le dollar au-dessus de ce taux indicatif, entre 1 508,50 et 1 509,50 LL, à la lumière de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande. Pourtant, l’activité du marché continuait à être assez réduite, en l’absence d’initiatives à l’achat et à la vente en dehors des besoins courants des...