Vers deux ans et demi environ, l’enfant fait l’apprentissage de la propreté. À cet âge, il devient capable de maîtriser sa vessie, au moins durant le jour. Toutefois, comme pour la marche ou le langage, il n’y a pas lieu de s’inquiéter si un certain retard contribue à de fréquents «oublis». Selon les spécialistes, il est impossible de forcer un enfant à être propre si ce n’est pas le bon moment. Il faut simplement attendre que l’enfant soit prêt. Éviter de dramatiser semble être la meilleure attitude. Lui répéter en le grondant qu’il se conduit comme un bébé ou que tout le monde va se moquer de lui n’est nullement la meilleure manière de l’aider à grandir. En revanche, le débarrasser de ses couches et lui expliquer simplement qu’il est assez grand pour ne plus en porter, peut l’induire à ne pas s’oublier. Il est bon à savoir à ce propos que le petit enfant ne contrôle pas parfaitement ses sphincters. Le gronder ne servirait à rien. L’apprentissage peut se dérouler en quelques jours pour certains et prendre beaucoup plus de temps pour d’autres. S’il ne semble pas vouloir franchir le pas et devenir propre, mieux vaut jouer l’indifférence. On reprendra l’entraînement plus tard. Éviter toutefois les habits compliqués à défaire et les chaussures à lacets ou fermeture compliquée. À retenir : le passage doit se faire en douce, sans colère et dramatisation. Après quatre ans Si après 3-4 ans l’émission d’urine se fait involontairement et inconsciemment la nuit et quasi jamais le jour, en persistant ou en réapparaissant, il s’agit d’énurésie. Elle se distingue de l’incontinence (qui est un écoulement permanent résultant généralement d’une atteinte organique) par le fait de l’absence de toute cause organique connue. Si l’enfant n’a jamais été propre, on parle d’énurésie primaire. Si l’enfant normalement propre se mouille la nuit, il s’agit d’une énurésie secondaire. Les causes peuvent être physiques, hyperexcitabilité du système neurovégétatif pelvien ou, très exceptionnellement, d’une cause vertébrale. Mais le plus souvent l’origine est affective. Ce sont des jeunes enfants qui, par un retard affectif, ne veulent pas abandonner les habitudes de l’enfance. Ou bien des enfants plus âgés qui, à la suite d’un conflit affectif ou d’un choc, demandent, par cette attitude de bébé, qu’on s’occupe d’eux comme au temps où ils étaient bébés. Dans certains cas, l’enfant dort d’un sommeil très profond pour être réveillé par le besoin d’uriner. Mais, le plus souvent, les causes s’entremêlent pour aboutir à ce résultat. Le traitement est adapté à chaque cas. Il est institué après l’étude des circonstances de la survenue de l’énurésie et la fréquence des accidents, ainsi que des facteurs les favorisant. Il est surtout conseillé de ne pas punir l’enfant et de lui demander de s’occuper de lui-même seul, sans qu’il fasse appel à sa mère, pour réparer les dégâts.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vers deux ans et demi environ, l’enfant fait l’apprentissage de la propreté. À cet âge, il devient capable de maîtriser sa vessie, au moins durant le jour. Toutefois, comme pour la marche ou le langage, il n’y a pas lieu de s’inquiéter si un certain retard contribue à de fréquents «oublis». Selon les spécialistes, il est impossible de forcer un enfant à être propre si ce n’est pas le bon moment. Il faut simplement attendre que l’enfant soit prêt. Éviter de dramatiser semble être la meilleure attitude. Lui répéter en le grondant qu’il se conduit comme un bébé ou que tout le monde va se moquer de lui n’est nullement la meilleure manière de l’aider à grandir. En revanche, le débarrasser de ses couches et lui expliquer simplement qu’il est assez grand pour ne plus en porter, peut l’induire à ne...