Poumons, diaphragme, cordes vocales, larynx, cavités de résonance, voile du palais, fosses nasales... Tous ces éléments s’ajustent comme une mécanique horlogère pour permettre à l’homme de parler... Plus de 70 muscles se mettent en œuvre et, comme dans une mécanique très sophistiquée, le moindre accroc, à n’importe quel point du parcours, se reflète par un trouble vocal à l’arrivée... Précieux, l’équilibre doit être absolument total. Laryngite ou aphonie totale De cause virale ou bactérienne, ce mal qui rend aphone peut aussi être dû à une allergie ou à la fumée de cigarettes. Le repos vocal est impératif car le trouble peut aller jusqu’à la perte de la voix. Si le mal persiste au-delà d’une dizaine de jours, un examen complet chez l’oto-rhino-laryngologiste s’impose. Voix éraillée Une lésion congénitale, le sulcus glottidis, bénigne se révélant au milieu de l’existence ou même plus tard, à l’occasion d’une infection ou d’une fatigue vocale, rend la muqueuse fibreuse, raide, éraillée. La rééducation de la voix est l’unique remède, la qualité même du tissu n’étant pas bonne de naissance. L’opération pratiquée dans certains cas ne donne que des résultats moyens... La voix rauque et celle qui s’éteint Causé par un traumatisme vocal (cris, long discours, entraînement sportif), un polype peut entraîner une cloque sur les cordes vocales. La voix devient alors rauque et semble vibrer sur une double fréquence. Une simple surveillance pendant cinq-six mois suffit si le sujet n’est pas gêné. Le polype, cependant, peut grossir si la voix est malmenée. Il peut alors être enlevé par une simple laryngoscopie, sous une simple anesthésie par neuroleptiques. Des fois, un «durillon» formé sur les cordes vocales les empêche de se fermer normalement. L’air passe en conséquence mal, la voix faiblit et perd ses aigus. Certains modules sont gros et ils empêchent carrément le vent de passer. La voix alors s’éteint totalement. Ces modules sont dus à un mauvais comportement vocal, à rééduquer (15 à 20 séances), après quoi ils disparaissent. S’ils persistent, la chirurgie alors intervient après la rééducation. La paralysie du nerf récurrent Une maladie virale, telle la grippe, l’alcool ou une cause traumatique peut causer une paralysie du nerf récurrent, qui commande la fermeture et l’ouverture des cordes vocales, entraînant parfois une paralysie. Les conséquences vont de la voix instable à la paralysie complète. Quelques séances d’orthophonie permettent de retrouver une voix claire avec la rééducation de l’une des cordes vocales restées en bon état. L’œdème de Reinke touche les gens qui parlent beaucoup, fument et boivent. L’enflure entre le muscle et les muqueuses entraîne le gonflement des cordes vocales. La lésion est bénigne mais les médecins la surveillent toujours car elle ne régresse pas, donnant aux femmes une voix masculine. Le traitement consiste à inciser et à aspirer le liquide de l’œdème.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Poumons, diaphragme, cordes vocales, larynx, cavités de résonance, voile du palais, fosses nasales... Tous ces éléments s’ajustent comme une mécanique horlogère pour permettre à l’homme de parler... Plus de 70 muscles se mettent en œuvre et, comme dans une mécanique très sophistiquée, le moindre accroc, à n’importe quel point du parcours, se reflète par un trouble vocal à l’arrivée... Précieux, l’équilibre doit être absolument total. Laryngite ou aphonie totale De cause virale ou bactérienne, ce mal qui rend aphone peut aussi être dû à une allergie ou à la fumée de cigarettes. Le repos vocal est impératif car le trouble peut aller jusqu’à la perte de la voix. Si le mal persiste au-delà d’une dizaine de jours, un examen complet chez l’oto-rhino-laryngologiste s’impose. Voix éraillée Une...