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Actualités - Chronologies

Adieux européens émus et hommage - appuyé pour Albright à Paris

Le secrétaire d’État américain sortant Madeleine Albright a reçu hier à Paris un hommage appuyé de ses cinq principaux homologues européens et russe, pour des adieux marqués par un dîner amical et intimiste. Pour Madeleine Albright, le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine a organisé hier soir un petit raout au château de la Celle-Saint-Cloud, en région parisienne, une résidence mise à la disposition des chefs de la diplomatie au décor luxueux mais chaleureux. Il y a convié les ministres russe, Igor Ivanov, britannique, Robin Cook, allemand, Joschka Fischer, et italien, Lamberto Dini, ainsi que le haut représentant de la diplomatie de l’Union européenne, l’Espagnol Javier Solana. Ceux avec qui Madeleine Albright a eu le plus l’occasion de travailler. La secrétaire d’État américaine, qui quittera ses fonctions le 20 janvier en même temps que toute l’Administration Clinton, s’est déclarée «très émue» de l’attention de son collègue français. «Cela montre que l’amitié peut aller au-delà de ce qui est dit dans les journaux», a-t-elle affirmé. «Le simple fait que ce dîner ait lieu est un signe des relations exceptionnelles qu’elle a nouées avec quelques-uns de ses collègues. Elle a marqué ce poste avec un éclat exceptionnel dont on se souviendra longtemps», a déclaré M. Védrine. Il devait offrir à Mme Albright une édition rare de l’ouvrage de l’historien français du XIXe siècle Alexis de Tocqueville : De la démocratie en Amérique. Le ministre français a souligné, à plusieurs reprises, l’intérêt particulier de l’Administration Clinton pour les questions européennes. Née en Tchécoslovaquie, Madeleine Albright y a beaucoup contribué. Les hôtes du dîner de la Celle-Saint-Cloud ont forgé ces liens de confiance lors du conflit du Kosovo. C’est grâce à la bonne entente entre Américains, Européens et Russes que la communauté internationale a pu préparer la sortie de la crise et mettre en œuvre l’administration onusienne du Kosovo. «J’ai toujours eu plaisir à travailler avec elle. Une coopération entre ministres des Affaires étrangères n’est pas toujours facile, mais ce fut pour moi une expérience humaine enrichissante», a estimé hier à Paris M. Fischer. Madeleine Albright, 63 ans, a été la première femme à diriger la diplomatie américaine et elle avoue qu’elle s’en est parfois servi dans ses relations avec ses homologues européens, tous des hommes. «J’adore le fait d’être une femme alors je flirte un peu, et, vous savez, il n’est pas difficile pour un ministre des Affaires étrangères en colère de m’envoyer des roses puis de m’embrasser sur les deux joues, et nous passons à autre chose», déclarait-elle fin décembre. Les déclarations de M. Védrine, par exemple, sur l’«hyperpuissance» des États-Unis et leur tentation de l’unilatéralisme ont souvent irrité Washington. Les Européens s’inquiètent actuellement du «syndrome des Balkans» et de son lien avec l’usage par les Américains de munitions à l’uranium appauvri. Mais les sujets qui fâchent devaient être à peine survolés ou laissés de côté lors d’un dîner pour lequel les cuisiniers français devaient se montrer au sommet de leur art. «Malgré toutes les divergences qui peuvent exister à un moment ou à un autre entre nous, tout le monde est toujours d’accord pour dire que c’est la cuisine du Quai d’Orsay qui est la meilleure», se délectait par avance Joschka Fischer.
Le secrétaire d’État américain sortant Madeleine Albright a reçu hier à Paris un hommage appuyé de ses cinq principaux homologues européens et russe, pour des adieux marqués par un dîner amical et intimiste. Pour Madeleine Albright, le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine a organisé hier soir un petit raout au château de la Celle-Saint-Cloud, en région parisienne, une résidence mise à la disposition des chefs de la diplomatie au décor luxueux mais chaleureux. Il y a convié les ministres russe, Igor Ivanov, britannique, Robin Cook, allemand, Joschka Fischer, et italien, Lamberto Dini, ainsi que le haut représentant de la diplomatie de l’Union européenne, l’Espagnol Javier Solana. Ceux avec qui Madeleine Albright a eu le plus l’occasion de travailler. La secrétaire d’État américaine,...