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Actualités - Chronologies

BASKET-BALL - NBA : de pâles rookies, - des stars fidèles

La NBA recruterait-elle au rabais ? La question se pose vu la faible prodution des «rookies» (débutants) entrés dans la Ligue au début de la saison. Après deux mois de compétition, un seul d’entre eux, Kenyon Martin, dépassait péniblement les 10 points par match. Le joueur de New Jersey évolue pourtant au sein de l’une des plus faibles franchises du championnat et dispose d’un gros temps de jeu avec 34 minutes en moyenne. Mais l’adresse de cet intérieur, efficace en revanche au rebond et au contre, est pour l’instant trop faible (moins de 40 % de réussite) pour lui permettre de devenir un réel joueur d’impact. Derrière le rookie des Nets, on trouve notamment son équipier Stephen Jackson, un ailier spécialiste de l’interception et curieusement entré en NBA après deux saisons vécues au Venezuela, ainsi que Quentin Richardson ou encore Mike Miller pour ne citer que les plus en vue. Le premier nommé est un arrière assez rentable qui évolue pour le compte des Clippers de Los Angeles. Le second bénéficie à Orlando de la blessure dont est victime Grant Hill pour montrer le bout de son nez. Le reste de la cuvée est carrément insignifiant, à l’imagedu rookie français Jérôme Moïso, qui fait des allers-retours entre le banc et l’infirmerie de Boston. Déçus par leurs anciens joueurs universitaires, les coaches de NBA se laissent donc aller à des prises de risques, parfois payantes. Quelques illustres inconnus, tout juste dignes de jouer dans des championnats européens de seconde zone, se retrouvent ainsi propulsés sur le devant de la scène du plus difficile championnat de la planète. L’histoire de Mike Penberthy est à cet égard édifiante. Diplômé en études bibliques d’une fac minuscule, cet arrière blanc, passé par le club allemand de Hambourg, arrive aujourd’hui à grapiller un gros quart d’heure de jeu dans la rotation des Lakers de Los Angeles, champions NBA sortants. Devenu l’ami de Shaquille O’Neal, ce qui ne peut pas nuire, il présente pour sa défense une adresse respectable à trois points. Tout aussi étonnant : le parcours de Marc Jackson qui tourne juste en dessous des 10 points de moyenne avec Golden State. Également passé par l’Europe durant trois ans – deux saisons en Turquie, une en Espagne –, il a surgi comme un diable du banc des Warriors quand les deux pivots titulaires, Foyle et Dampier, se sont blessés. Le coach des Californiens, Dave Owens, s’est tout d’abord frotté les yeux. Dans un contexte plutôt médiocre, il doit aujourd’hui féliciter ses dirigeants d’avoir gardé leurs droits sur ce garçon choisi au deuxième tour seulement de la draft 1996. La NBA est friande de statistiques et de records en tous genres. Celui que vient de battre John Stockton est digne d’intérêt. Il récompense à la fois la longévité et la loyauté d’un joueur envers son équipe. Le vieux meneur (37 ans) de Utah est le basketteur NBA ayant disputé le plus de rencontres avec la même franchise, soit près de 1 300 matches pour le compte des Jazz. Le précédent record en la matière remontait presque à la préhistoire. Il était la propriété de John Havlicek, joueur de Boston au début des années 60. On relève par ailleurs que la fidélité n’exclut pas l’ambition puisque plusieurs grands joueurs de la Ligue sont longtemps restés dans le même camp. Ainsi, le deuxième meilleur scoreur de la NBA, Karl Malone, Hakeem Olajuwon, Kareem Abdul-Jabbar ou encore Pat Ewing et Reggie Miller ont-ils disputé plus de 1 000 parties avec Utah, Houston, les Lakers, New York et Indiana.
La NBA recruterait-elle au rabais ? La question se pose vu la faible prodution des «rookies» (débutants) entrés dans la Ligue au début de la saison. Après deux mois de compétition, un seul d’entre eux, Kenyon Martin, dépassait péniblement les 10 points par match. Le joueur de New Jersey évolue pourtant au sein de l’une des plus faibles franchises du championnat et dispose d’un gros temps de jeu avec 34 minutes en moyenne. Mais l’adresse de cet intérieur, efficace en revanche au rebond et au contre, est pour l’instant trop faible (moins de 40 % de réussite) pour lui permettre de devenir un réel joueur d’impact. Derrière le rookie des Nets, on trouve notamment son équipier Stephen Jackson, un ailier spécialiste de l’interception et curieusement entré en NBA après deux saisons vécues au Venezuela, ainsi...