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Actualités - Chronologies

Voile - Vendée Globe - Desjoyeaux en vue du cap Horn

Michel Desjoyeaux devrait doubler le cap Horn aujourd’hui à l’aube, et il lui restera alors à contrôler ses adversaires, fort de son avance accumulée dans le Pacifique, pour «remonter» l’Atlantique victorieusement jusqu’à l’arrivée du Vendée Globe aux Sables-d’Olonne (Vendée). Hier à 8h00 GMT, le skipper de «PRB» était pointé à 355 milles de la pointe sud du continent américain et bénéficiait de vents favorables qui le maintenaient à une vitesse de croisière de 13 nœuds, soit un à deux nœuds de mieux que ses principaux adversaires, à commencer par la Britannique Ellen Mac Arthur (KingFischer), toujours bien installée en deuxième position, mais à 561 milles du leader. Michel Desjoyeaux indiquait que, pendant la «descente» sud-nord de l’Atlantique, il avait fait tourner les logiciels de routage en utilisant 105 % du potentiel de vitesse de «PRB» et que, dans les mers du Sud, l’océan Indien et le Pacifique, il avait choisi de n’en utiliser que 85 %. Et d’expliquer que «depuis qu’Yves Parlier a démâté, j’ai considérablement réduit la cadence. Heureusement d’ailleurs, car je ne sais pas dans quel état mon bateau et moi serions arrivés au cap Horn. En tout cas, je me félicite de la chance que j’ai eue, quand, il y a six jours, j’ai pu accrocher la dépression pendant que les copains se sont englués dans la dorsale sans vent». Quant à Parlier, qui a choisi de mouiller dans une crique de l’île Stewart, à la pointe sud de la Nouvelle-Zélande, pour finir de replanter un mât brisé en deux au large des Kerguelen, il s’est fait surprendre par une bascule de vent et a vu «Aquitaine Innovations» s’échouer sur le bulbe de quilles et prendre un gîte de 20 degrés. Le temps de jouer avec les ancres et la marée pour se remettre à flot, il a dû reporter d’un jour le début de ses travaux de réfection d’un mât lui permettant de finir la course. The Race : Club Med emmène le trio de tête dans le pot au noir Le Néo-Zélandais Grant Dalton, skipper de Club Med, bateau de tête de The Race, course à la voile en équipage autour du monde sans limite, a emmené hier ses poursuivants, Team Adventure de l’Américain Cam Lewis et Innovation/Explorer du Français Loïck Peyron, dans le pot au noir. En une journée, les écarts se sont resserrés entre les trois catamarans géants de tête. Team Adventure a repris 40 milles, Innovation/Explorer, 94. Loïck Peyron a choisi une option extrême ouest. À 13h00 GMT, il se situait par 2731’ Ouest, alors que Club Med et Team Adventure étaient par 23 Ouest. Dalton, entré le premier dans le pot au noir, a été aussi le premier à se retrouver dans une zone calme. Son voilier ne progressait qu’à 4,2 nœuds, alors que Team Adventure filait 15,4 nœuds. Peyron continuait, lui, de suivre l’itinéraire le plus à l’Ouest. Cette option audacieuse semble payer. Entre lundi soir et hier à la mi-journée, il avait repris 100 milles au Néo-zélandais. Filant 20,8 nœuds de moyenne, son embarcation a de bonnes chances de passer l’Équateur le premier. En attendant, Dalton, encalminé, s’est montré philosophe. «On est dedans. Il y a des nuages noirs partout, mais on ne s’est jamais complètement arrêté, les autres apparemment non plus, a-t-il dit. On se concentre à appliquer le maximum de technologie à l’écoute d’un phénomène naturel, complexe mais très changeant. Ce n’est pas simple. Notre routeur n’a dormi que 2 heures lors des dernières 24 heures, pour collecter les informations, les analyser et nous les transmettre. Il faut rester philosophe dans ces conditions. Si les autres nous passent devant, il faudra simplement les repasser après». Plus loin derrière, l’Américain Steve Fossett (PlayStation) avance à 21,5 nœuds, se calant sur la trajectoire d’Innovation Explorer, le Polonais Roman Paszke (Warta-Polpharma) devrait atteindre les îles du Cap Vert dans la nuit d’hier à aujourd’hui. Beaucoup plus au Nord, l’Anglais Tony Bullimore (Team Legato) maintient une vitesse de 11 nœuds.
Michel Desjoyeaux devrait doubler le cap Horn aujourd’hui à l’aube, et il lui restera alors à contrôler ses adversaires, fort de son avance accumulée dans le Pacifique, pour «remonter» l’Atlantique victorieusement jusqu’à l’arrivée du Vendée Globe aux Sables-d’Olonne (Vendée). Hier à 8h00 GMT, le skipper de «PRB» était pointé à 355 milles de la pointe sud du continent américain et bénéficiait de vents favorables qui le maintenaient à une vitesse de croisière de 13 nœuds, soit un à deux nœuds de mieux que ses principaux adversaires, à commencer par la Britannique Ellen Mac Arthur (KingFischer), toujours bien installée en deuxième position, mais à 561 milles du leader. Michel Desjoyeaux indiquait que, pendant la «descente» sud-nord de l’Atlantique, il avait fait tourner les logiciels de routage...