La Britannique Ellen Mac Arthur a pratiquement slalomé entre une série de sept icebergs et des blocs de glace dérivants pour ravir à Roland Jourdain la deuxième place du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile sur monocoques en solitaire, sans escale et sans assistance, et venir inquiéter le leader, Michel Desjoyeaux. Faisant route au sud, la jeune Anglaise a rencontré par 57 de latitude des obstacles observés d’ordinaire plus près de la calotte glaciaire, au-delà de 60. Le phénomène intrigue les spécialistes, qui n’écartent pas l’idée qu’il soit provoqué par le réchauffement de la planète. Ellen Mac Arthur a prudemment négocié ce passage et donné à son King Fisher un cap nord-est qui la ramène dans des contrées maritimes plus sûres. Ce que n’a pas fait le Sill de Jourdain, qui s’est ainsi fait griller la politesse. Les deux bateaux sont désormais à la poursuite du PRB de Michel Desjoyeaux, toujours handicapé par une panne de générateur électrique. Le navigateur français a pris une option nord, plus longue mais plus sûre et qui, en outre, lui permet d’espérer rencontrer quelques rayons de soleil dont ses capteurs ont besoin pour recharger les batteries. Desjoyeaux a eu la chance de se positionner dans le quart nord-ouest d’une dépression qui le pousse vers le cap Horn. Plus longtemps il l’accompagnera et moins il ressentira la lourdeur du handicap. Il conserve 139 milles d’avance sur Mac Arthur alors que, mardi, il devançait Jourdain de 155 milles. Passé le cap Horn, il retrouvera des cieux plus nourriciers pour les capteurs solaires et pourra jouer avec les vents pour utiliser au mieux son éolienne, autre source restante d’approvisionnement des batteries. Mais ce sera aussi un terrain privilégié pour le KingFisher de «la petite Anglaise», présumé plus rapide dans les conditions qu’offre la remontée de l’Atlantique. The Race : au troisième jour, trois devant, trois derrière Au troisième jour de The Race, la course autour du monde à la voile en équipage et sans limite, trois bateaux se disputent la tête sur 44 milles nautiques de distance, par des vents debout légers, le long des côtes marocaines, tandis que les trois autres, loin derrière, pansent déjà quelques plaies. Quelque 2 petits milles (3,7 km) séparaient hier soir Team Adventure de l’Américain Cam Lewis de Club Med du Néo-Zélandais Grant Dalton, Innovation Explorer du Français Loïck Peyron ne pointant qu’à 41 milles (76 km), selon le point du PC de la course à 17h00 GMT. À près de 400 milles des Canaries, la flotte de tête a parcouru moins de 250 milles en 24 heures. La météo prévoyait pour la nuit de mercredi à jeudi un vent mollissant de secteur sud à sud-ouest avec des vents mieux établis à l’ouest de la zone de progression des leaders. Dans la journée d’aujourd’hui, les vents devraient devenir variables à faibles. Ce n’est que dans la journée de demain que les vents s’orienteront sud-ouest à force 3 à 4 avant la rotation à l’ouest attendue. Tirant des bords au près, les deux bateaux de tête ont croisé leurs routes une partie de la journée de mercredi. Les équipages, moins sollicités pour l’instant, en profitent pour se reposer et dormir par série de 4 bonnes heures consécutives, en attendant les alizés. Arrêté depuis mardi à Gibraltar pour réparation de sa grand-voile, PlayStation de Steve Fossett est bloqué de toutes façons jusqu’à jeudi, le règlement de la course spécifiant que toute première escale oblige à neutraliser le bateau pour 48 heures. Le bateau polonais Warta PolPharma de Roman Paszke, encore en Méditerranée hier après-midi, a également prévu de s’arrêter à Gibraltar pour faire réparer son Inmarsat B qui ne fonctionne pas. Cet arrêt ne sera cependant pas passible de pénalité car il n’y a pas d’assistance au bateau lui-même. L’équipage ne devra pas quitter le bord et il pourra repartir dès la réparation assurée. Team Legato de l’Anglais Tony Bullimore, toujours dernier, a connu des soucis de grand-voile la nuit dernière et pourrait aussi s’arrêter à Gibraltar pour un problème de têtière de grand-voile.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Britannique Ellen Mac Arthur a pratiquement slalomé entre une série de sept icebergs et des blocs de glace dérivants pour ravir à Roland Jourdain la deuxième place du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile sur monocoques en solitaire, sans escale et sans assistance, et venir inquiéter le leader, Michel Desjoyeaux. Faisant route au sud, la jeune Anglaise a rencontré par 57 de latitude des obstacles observés d’ordinaire plus près de la calotte glaciaire, au-delà de 60. Le phénomène intrigue les spécialistes, qui n’écartent pas l’idée qu’il soit provoqué par le réchauffement de la planète. Ellen Mac Arthur a prudemment négocié ce passage et donné à son King Fisher un cap nord-est qui la ramène dans des contrées maritimes plus sûres. Ce que n’a pas fait le Sill de Jourdain, qui s’est...