La ville de Beyrouth se trouve pratiquement au centre de la côte du Levant et occupe une plate-forme faisant presqu’île au pied du Mont-Liban. Elle forme un triangle bas, accolé à la montagne libanaise qui partout alentour tombe directement dans la mer, ne laissant qu’un étroit passage le long de la côte pour des routes en corniche contournant des caps difficiles. Le triangle ainsi défini a 9 km de côté le long d’un axe E-O et 13 km selon le N-S. La ville de Beyrouth, à proprement parler, est circonscrite par un boulevard de ceinture englobant la ville des années 60 et formant une ellipse d’axes 6 et 3 km. Au-delà, se situent l’Aéroport international, de plus en plus enclavé dans le tissu urbain, et tous les faubourgs qui se sont progressivement rattachés à la ville, formant une zone d’urbanisation continue entre Jounieh, à 17 km au nord, et Khaldé à 10 km au sud. Vers l’est, la ville escalade les pentes du Mont-Liban, par endroit jusqu’à 900m en altitude. C’est la région métropolitaine du Grand-Beyrouth. Jusqu’en 1830, la ville était entourée de murs. Elle formait un rectangle de 450 m par 900 m où les rues étaient si étroites et si encombrées d’animaux qu’aucun véhicule à roues n’y circulait. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l’expansion de la ville commence, bénéficiant de la période de calme politique qui prévalait dans cette partie de l’empire ottoman. Mais les premiers chiffres concernant la population datent du recensement de 1932 qui donne 171 929 habitants. C’est la seule mesure directe de la population dont nous disposons. En 1945, avec la fin de la guerre, Beyrouth prend un élan spectaculaire et la ville a tôt fait de remplir l’aire définie par le boulevard de ceinture. Il est difficile d’avoir des idées précises sur la population de Beyrouth. Les évaluations sont basées sur les chiffres officiels des décès et des naissances. Différentes enquêtes par sondage depuis la mission IRFED en 1961 donnent une idée de la distribution de la densité de l’habitat par quartiers (200 à 500 habitants à l’hectare). Ensemble, ces deux approches permettent de se représenter, sinon d’une manière précise, du moins de façon cohérente l’évolution de la population beyrouthine. Avant 1975, on admettait un taux de croissance de 30°/00, soit un doublement de la population tous les trente ans. C’est ainsi qu’en 1961, les services de l’état civil donnaient 298 129 individus enregistrés dans la circonscription de Beyrouth. Or, l’organisation de l’état civil est telle qu’un individu même né à Beyrouth, de parents nés eux-mêmes à Beyrouth, sera toujours rattaché au lieu d’enregistrement de ses aïeuls en 1932. C’est ainsi que l’évaluation de la population résidente, étant admis que les étrangers et les réfugiés sont bien dénombrés, échappe à tout calcul exact. Depuis 1975, les échanges de populations hors et vers Beyrouth donnent lieu à des conjectures supplémentaires. Si, quand même, on accepte les dernières conclusions officielles, Beyrouth comptait en 1970, 450 500 habitants et Grand-Beyrouth 893 000. Avec le taux de croissance précité de 30°/00, cela conduirait en 1994 à : Beyrouth 775 000 habitants, Grand-Beyrouth 1 536 000 habitants.
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