Rechercher
Rechercher

Actualités - CHRONOLOGIES

La Kach, un mouvement extrémiste - d’inspiration raciste antiarabe

Le fils du rabbin Meir Kahane se présentait comme l’héritier des idées de son père, le fondateur du mouvement extrémiste d’inspiration raciste antiarabe Kach. Le Kach (C’est ainsi!) a été fondé par le rabbin ultraorthodoxe américain Meir Kahane, à son arrivée en Israël en 1971. Raciste et religieux, ce groupuscule prône la création d’un État théocratique sur tout Eretz Israël (Israël et les territoires palestiniens) et l’expulsion des Arabes. En juillet 1984, Meir Kahane est élu à la Knesset (Parlement), mais en 1988, la Cour suprême d’Israël interdit la participation du Kach aux prochains scrutins législatifs en raison de son idéologie antidémocratique. En 1990, le rabbin Kahane est assassiné par un Arabe lors d’un rassemblement à New York. Kach se scinde alors en deux, un groupe qui garde le nom Kach et un autre Kahana Haï (Kahane vit) dirigé par le fils du rabbin, Binyamin Zeev Kahane. Quatre ans plus tard, les deux mouvements sont décrétés organisations «terroristes» et «hors la loi», après qu’un des militants de Kach, Baruch Goldstein, eut tué 29 Palestiniens qui priaient au Caveau des patriarches, un lieu saint vénéré par l’islam et le judaïsme à Hébron (Cisjordanie). Le Kach, dont le symbole est un poing noir enfermé dans un bouclier de David jaune, est toujours actif sous différents noms d’emprunt. Ses activités, tolérées par les autorités israéliennes, sont animées notamment par des colons extrémistes comme Baruch Marzel, Tiran Pollak et Noam Federman, installés dans le réduit juif de Hébron (400 colons), entouré de 120 000 Palestiniens. Contrairement aux anciens de Kach, encore très actifs sur le terrain, Binyamin Zeev Kahane s’était concentré sur le message religieux orthodoxe de son père. Il écrivait dans une revue distribuée dans les synagogues du pays et enseignait dans une petite yéchiva (institut d’études talmudiques) dans le quartier pauvre de Shmouel Hanavi à Jérusalem. Depuis le début de l’intifada, le 28 septembre, le mouvement du rabbin Kahane semble connaître une seconde jeunesse et plusieurs groupuscules se réclamant de sa pensée se sont rassemblés sous le slogan «Kahane avait raison». Plus d’un millier d’extrémistes s’étaient réunis à Jérusalem, en novembre, pour commémorer le 10e anniversaire de la mort de Meir Kahane. À cette occasion, Binyamin Zeev Kahane avait appelé les juifs à «prendre leur destin en mains» et à ne pas compter sur l’armée israélienne pour les protéger contre les attaques palestiniennes.

Le fils du rabbin Meir Kahane se présentait comme l’héritier des idées de son père, le fondateur du mouvement extrémiste d’inspiration raciste antiarabe Kach. Le Kach (C’est ainsi!) a été fondé par le rabbin ultraorthodoxe américain Meir Kahane, à son arrivée en Israël en 1971. Raciste et religieux, ce groupuscule prône la création d’un État théocratique sur tout Eretz...