ALGÉRIE Spectaculaire embellie dans les relations avec la France
le 31 juillet 1999 à 00h00
La France et l’Algérie ont annoncé hier une spectaculaire relance de leurs relations, en affirmant que les équivoques et les quiproquos entre les deux pays avaient été «dissipés». Cette relance a été décidée au cours de la visite à Alger du ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. Concrètement, des visites prochaines en Algérie du président français Jacques Chirac et de son Premier ministre Lionel Jospin ont été annoncées par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. M. Védrine a pour sa part annoncé la décision de principe de la France de rouvrir les consulats français d’Annaba (est) et Oran (ouest), ainsi que le Centre culturel français d’Alger, fermés pour des raisons de sécurité en 1994. Le ministre français a également envisagé la possible reprise des vols vers l’Algérie de la compagnie Air France, interrompus également pour raisons de sécurité. Il a laissé entendre que ces vols pourraient reprendre à l’automne et que le gouvernement français y était favorable. Les rapports entre la France et l’Algérie, passionnels et tumultueux depuis l’indépendance algérienne de 1962, et notablement rafraîchis sous le règne du président algérien Liamine Zéroual, ont de fait connu une véritable embellie depuis l’arrivée cette année au pouvoir de son successeur Bouteflika. Cette «nouvelle page», selon l’expression de M. Védrine, qui s’ouvre dans les relations entre Paris et son ancienne colonie, est surtout évidente dans l’annonce, par le nouveau chef de l’État algérien, de la visite «programmée» à Alger du président Chirac. Le président algérien, à l’issue d’un entretien qualifié de «très amical» avec M. Védrine, a indiqué que tous deux avaient «dissipé les équivoques dans les relations franco-algériennes». M. Bouteflika, nationaliste ombrageux et combattant de la première heure contre les Français lors de la guerre d’Indépendance, a affirmé que lui-même et M. Védrine étaient parvenus à une «entente complète et totale pour écarter tous les quiproquos» entre Paris et Alger. Le nouveau président algérien a par ailleurs ouvertement défié les islamistes algériens, partisans d’une utilisation exclusive de la langue arabe au détriment du français, en soulignant la «nécessité de la relance de la coopération culturelle franco-algérienne» et en affirmant que son pays n’avait «pas une position figée vis-à-vis de la langue française». L’annonce de la venue prochaine de MM. Chirac et Jospin à Alger et la volonté d’Alger de renouer avec le fonds culturel et linguistique partagé avec la France tranche avec les années ayant suivi l’indépendance.
La France et l’Algérie ont annoncé hier une spectaculaire relance de leurs relations, en affirmant que les équivoques et les quiproquos entre les deux pays avaient été «dissipés». Cette relance a été décidée au cours de la visite à Alger du ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. Concrètement, des visites prochaines en Algérie du président français Jacques Chirac et de son Premier ministre Lionel Jospin ont été annoncées par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. M. Védrine a pour sa part annoncé la décision de principe de la France de rouvrir les consulats français d’Annaba (est) et Oran (ouest), ainsi que le Centre culturel français d’Alger, fermés pour des raisons de sécurité en 1994. Le ministre français a également envisagé la possible reprise des vols vers...
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