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Actualités - Chronologie

Roxana Maracineanu: des jambes mais aussi une tête

Roxana Maracineanu, devenue championne d’Europe du 200m dos dames mardi à Istanbul après avoir été championne du monde, est entrée définitivement dans la galerie des «immortels» du sport français en confirmant qu’elle était bien une championne d’exception, aussi forte dans sa tête que dans ses jambes. «J’ai peut-être été un peu plus chanceuse que les autres en tombant sur une course où les temps n’ont pas été extraordinaires», avait-elle déclaré modestement, le 17 janvier 1998 à Perth (Australie), quand elle était devenue, un peu à la surprise générale, la nouvelle «reine» de la discipline et surtout la première représentante de la natation française, hommes et femmes confondus, à monter sur la plus haute marche d’un podium mondial. Un peu éblouie, comme plus tard la joueuse de tennis Amélie Mauresmo qui a aussi connu la gloire aux Antipodes, par les projecteurs des médias braqués sur elle, Roxy a su, avec intelligence, tirer les leçons de ses performances décevantes pendant 18 mois. Elle est ainsi réapparue en pleine lumière sur les bords du Bosphore, l’emportant en 2 min 11 sec 94/100, pas très loin de son record de France (2 min 11 sec 26/100) et donnant le la à une équipe de France qui n’avait jusque-là que trois médailles d’argent dans son escarcelle grâce à la natation synchronisée. «J’aurais pu aller encore plus vite si j’avais été un peu plus poussée dans mes retranchements», déclarait-elle de sa voie suave quelques minutes après sa victoire. Le doublé avec le 100m dos ? Mais, leçon bien apprise, il n’y a eu mardi soir qu’une petite fête intime, au luxueux hôtel Crowne Plaza. résidence de l’équipe de France, car la Mulhousienne entend se concentrer pour mieux préparer les séries et les demi-finales du 100m dos, pour tenter de réussir un doublé qui n’a plus été réussi depuis 1991 (par Catherine Plewinsky au 100 m nage libre et 100m papillon). Après, il sera temps de penser à l’objectif majeur : les Jeux olympiques en septembre 2000. «Le titre mondial à Perth était plutôt un cadeau, une médaille à Sydney serait une récompense pour tout le travail effectué», affirme la jeune femme. Ensuite cette brillante étudiante, toujours dans l’attente d’un contrat de France-Télékom depuis plusieurs mois, sera confrontée à un choix de vie. Titulaire d’une maîtrise de traduction et documentation scientifique, elle envisage de reprendre ses études pour devenir interprète. À moins que l’amour de la compétition, surtout si la recherche d’or en Australie n’est pas fructueuse, soit le plus fort. Après tout, elle n’aura que 29 ans en 2004 aux JO d’Athènes.
Roxana Maracineanu, devenue championne d’Europe du 200m dos dames mardi à Istanbul après avoir été championne du monde, est entrée définitivement dans la galerie des «immortels» du sport français en confirmant qu’elle était bien une championne d’exception, aussi forte dans sa tête que dans ses jambes. «J’ai peut-être été un peu plus chanceuse que les autres en tombant sur une course où les temps n’ont pas été extraordinaires», avait-elle déclaré modestement, le 17 janvier 1998 à Perth (Australie), quand elle était devenue, un peu à la surprise générale, la nouvelle «reine» de la discipline et surtout la première représentante de la natation française, hommes et femmes confondus, à monter sur la plus haute marche d’un podium mondial. Un peu éblouie, comme plus tard la joueuse de tennis Amélie...