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Actualités - Communiques Et Declarations

Le nouveau monarque doit affronter une situation économique alarmante

Le nouveau roi Mohamed VI qui hérite d’un Maroc stable et unifié doit s’atteler à la difficile tâche de moderniser l’économie marocaine et de réduire les fortes inégalités sociales. Peu avant la mort de Hassan II, les différents départements économiques et sociaux ont publié des chiffres alarmants, notamment sur le chômage et l’agriculture. Ainsi, d’avril 1998 à avril 1999, le chômage s’est aggravé de 21,4 % dans les villes marocaines qui regroupent 80 % des sans-emploi au Maroc. Le nombre de chômeurs citadins était passé de 951 000 à 1,155 million de personnes, selon la Direction de la statistique. Cette direction, dépendant du ministère de la Prévision économique et du Plan, prévoit également pour 1999 une croissance de l’économie marocaine de seulement 0,2 % contre 6,5 % en 1998. La sécheresse qui a frappé plusieurs régions du Maroc est venue en 1999 renforcer l’exode vers les villes et imposer au gouvernement d’allouer des fonds de l’ordre de 335 millions de dollars pour aider les zones rurales les plus touchées. Très visible aux abords des grandes villes où les habitants des bidonvilles sont privés des infrastructures essentielles, la pauvreté constitue un autre défi que le nouveau roi Mohamed VI a tenté de relever, encore prince héritier. Présidant plusieurs campagnes d’aide aux pauvres dont la plus connue et la plus symbolique a été la distribution de repas aux démunis pendant le dernier mois de Ramadan, Mohamed VI bénéficie d’une image très positive d’«ami des pauvres» qui ne répugne pas à recevoir des dizaines de handicapés, à les écouter et à leur venir en aide. « Chômeurs diplômés »… Pour affronter les nombreux dossiers économiques et sociaux à régler, Mohamed VI pourra également s’appuyer sur la droiture et l’expérience de l’actuel Premier ministre, le socialiste Abderrahmane Youssoufi, très respecté par la classe politique marocaine, toutes tendances confondues. M. Youssoufi, en revanche, pourrait, avec l’appui de Mohamed VI, réduire les énormes résistances qui ont entravé jusqu’ici une mise en œuvre efficace de son programme de gouvernement axé sur le social, estime-t-on dans les milieux d’affaires. Pour L’Économiste, quotidien indépendant, il y a encore au Maroc «des tabous et des résistances à briser : (c’est) le gros pari que doit gagner le Maroc». Dès sa nomination en mars 1998, le Premier ministre a nommé les fléaux qui paralysent le pays : le poids exorbitant de la dette extérieure qui se monte à près de 22 milliards, la corruption, le trafic de drogue et l’évasion fiscale qui alimentent certes l’économie parallèle, mais ne profitent pas au pays et encore moins à son image. Enfin, l’enseignement et la formation d’une main-d’œuvre qualifiée constituent un dossier prioritaire où des échecs successifs se sont accumulés depuis l’indépendance du Maroc en 1956. Plus de 10 millions de Marocains sont encore analphabètes et les écoles et universités publiques dispensent un enseignement largement inadapté aux filières modernes de l’économie. «Depuis quarante ans, les réformes se sont suivies, mais elles sont restées parfois enlisées dans de vieux discours», écrit encore L’Économiste dans son édition de lundi. «La modernité passera par la réforme de l’enseignement», affirme le quotidien spécialisé qui rappelle «les dizaines de milliers de diplômés au chômage».
Le nouveau roi Mohamed VI qui hérite d’un Maroc stable et unifié doit s’atteler à la difficile tâche de moderniser l’économie marocaine et de réduire les fortes inégalités sociales. Peu avant la mort de Hassan II, les différents départements économiques et sociaux ont publié des chiffres alarmants, notamment sur le chômage et l’agriculture. Ainsi, d’avril 1998 à avril 1999, le chômage s’est aggravé de 21,4 % dans les villes marocaines qui regroupent 80 % des sans-emploi au Maroc. Le nombre de chômeurs citadins était passé de 951 000 à 1,155 million de personnes, selon la Direction de la statistique. Cette direction, dépendant du ministère de la Prévision économique et du Plan, prévoit également pour 1999 une croissance de l’économie marocaine de seulement 0,2 % contre 6,5 % en 1998. La sécheresse...