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Actualités - Chronologie

Championnat de France de D1 L'OM a toujours le titre en tête

Malgré un recrutement d’intersaison moins spectaculaire que ses rivaux, l’Olympique de Marseille rêve toujours d’un titre qui lui a échappé d’un point la saison dernière. Vice-champion de France derrière Bordeaux et finaliste malheureux de la Coupe de l’Uefa face à Parme, le club phocéen ne peut de toute façon pas se permettre de «jouer les seconds rôles», comme l’a déjà compris une nouvelle recrue, le défenseur Lilian Martin, arrivé de Monaco pour cinq millions de francs. «Cette saison, c’est clair, on va nous réclamer le titre», ajoute Robert Pires, promu capitaine après le départ de Laurent Blanc à l’Inter de Milan. «Il existe ici plus de pression que n’importe où ailleurs», renchérit Kaba Diawara, l’ancien joueur d’Arsenal de retour après une saison en demi-teinte en Angleterre. Habitué à défrayer la chronique sportive à coup de transferts à sensation, l’OM a cette saison opté pour un recrutement plus sage, laissant «les effets d’annonce» à ses adversaires. «Nous avons opté pour une équipe compétitive dans les cinq années à venir en espérant que la croissance de ce groupe se compte en semaines et non en années», affirme Rolland Courbis en réponse aux critiques qui ont fusé sur son recrutement. Si le coach reconnaît volontiers «le manque d’expérience» de son équipe, il se dit néanmoins confiant dans sa capacité à effacer «ce handicap» par «sa vitesse et sa puissance». Les supporters marseillais s’inquiètent, fustigeant le départ «soudain et incompréhensible» de Laurent Blanc et le manque d’ambition d’un recrutement jugé «incompatible avec le rang de l’OM». «Par rapport à son recrutement, une équipe comme Lyon affiche ses prétentions. Mais on sait aussi que la vérité sur le papier n’est pas forcément la vérité du terrain», tempère Peter Luccin. «Cela me fait sourire quand j’entends que l’OM ne fait pas partie des favoris au titre», confie encore Robert Pires. «On parle des autres, de leurs transferts à sensation. Finalement, ce n’est pas plus mal de pouvoir se préparer tranquillement à l’ombre de Lyon ou de Monaco». «Le titre manqué de l’an dernier reste un très mauvais souvenir. On a une revanche à prendre et je suis persuadé que l’OM s’est doté des moyens pour réaliser un magnifique parcours tant en championnat qu’en coupe d’Europe», ajoute Fabrizio Ravanelli. Pour tenir ses objectifs (le titre de champion de France et, au minimum, un quart de finale sur le front européen), le club marseillais s’est tout de même offert le plus gros transfert franco-français avec l’achat du milieu prometteur Stéphane Dalmat à Lens pour 70 millions de francs. Le club s’est aussi renforcé avec l’arrivée d’un défenseur central argentin expérimenté en la personne d’Eduardo Berizzo (River Plate) et celle annoncée du milieu de terrain espagnol de la Lazio de Rome, Ivan de la Pena. Il faut aussi compter, sur la liste des arrivants, l’attaquant d’Everton Ibrahima Bakayoko, ainsi qu’Eric Decroix (Nantes), Sébastien Perez (Bastia), Kaba Diawara (Arsenal), le jeune Argentin Pablo Calendria (Hurucan) et Lilian Martin (Monaco). Outre Titi Camara (Liverpool), Cyril Domoraud et Laurent Blanc (Inter de Milan), Edson (Recife), Daniel Bravo (Nice), Tchiressoua Guel (Saint-Étienne) et Hamada Jambay (Toulouse) ont quitté le club. Florian Maurice est partant pour le Real Madrid. À Bordeaux, on ne change pas une équipe qui gagne Les Girondins de Bordeaux, champions de France, se donnent pour objectif la saison prochaine de terminer dans les trois premiers avec un effectif marqué par une grande stabilité. «On ne change pas une équipe qui gagne»: telle pourrait être la devise des Bordelais, dont l’effectif a peu évolué à l’intersaison. Par rapport à l’équipe qui enleva le titre de champion de France, seuls Ali Benarbia, Romain Ferrier, Kiki Musampa, Ivan Perez et Bruno Da Rocha sont partis sous d’autres cieux. Du côté des arrivées, le club s’est cependant renforcé en s’attachant les services du meneur de jeu Stéphane Ziani et du latéral gauche Jérôme Bonnissel, tous deux venus du Deportivo La Corogne, de Jean-Christophe Rouvière, et des deux jeunes Toulousains Teddy Richert et Laurent Battles. L’intégration de ces nouveaux venus s’est parfaitement déroulée, au point que l’entraîneur Elie Baup a l’impression qu’ils «étaient avec nous l’année dernière. On les a choisis dans le sens de nos besoins et tout s’est bien passé». L’effectif d’Elie Baup n’est cependant pas complet. Ainsi, le forcing est fait auprès des dirigeants bastiais pour acquérir un attaquant supplémentaire en la personne de Pierre-Yves André, chargé de suppléer Sylvain Wiltord, meilleur buteur du dernier championnat, et Lilian Laslandes, le meilleur passeur. D’autre part, le défenseur Victor Torres-Mestre est placé sur liste des transferts, et le milieu défensif Lassina Diabatea a émis le souhait de partir. Si ces deux-là devaient à leur tour quitter la Gironde, ils seraient remplacés. Elie Baup ne s’inquiète pas de ces incertitudes : «J’aurais préféré avoir tout mon monde pour l’ouverture du championnat. Mais nous avons encore quelques jours devant nous et nous avons ensuite la possibilité de faire signer un joker. Et je rappelle qu’en décembre un club peut changer la totalité de son équipe». Quelques semaines après le titre, pour le capitaine Michel Pavon «il n’y a rien de changé. La seule chose qui a changé, c’est le regard des autres. On nous demande plus mais on continue de bosser et d’être humbles», souligne-t-il. Elie Baup veut améliorer encore la qualité du jeu bordelais qui a fait ses preuves la saison passée. C’est un de ses objectifs. «On a des challenges à relever, des défis devant nous, comme celui de faire de nos internationaux A’ des internationaux A», dit-il. «Sérieux, travail, ambitions», ajoute le président Jean-Louis Triaud – confirmé seul à son poste après le départ de l’ex-coprésident Jean-Didier Lange, depuis l’arrivée de M6, le nouvel actionnaire majoritaire – qui assure que le club se doit de se qualifier chaque année pour la Coupe d’Europe. «Notre objectif sera aussi d’aller le plus loin possible dans la Champion’s League que nous allons découvrir», précise le président. L’arrivée de M6, qui a injecté 120 millions de francs, permet au club d’investir aussi sur l’avenir. Bordeaux est en pleine restructuration administrative, le centre de formation va se développer – des travaux sont programmés – et c’est donc la première saison d’une nouvelle ère qui va s’ouvrir. «Nous prenons notre temps pour aller loin», conclut Elie Baup. Saint-Étienne, le maintien avant tout Saint-Étienne retrouve cette saison l’élite du football français après trois ans d’absence et avec un objectif principal, le maintien, mais «en jouant à fond toutes les Coupes». «Nous sommes de jeunes promus, il n’y a pas de honte à faire du maintien notre absolue priorité», avoue le gardien de but Jérôme Alonzo, même si son équipe est sans doute la plus populaire du football hexagonal (dix titres de champion). «On ne va pas abuser nos supporters avec de belles paroles et de belles promesses», prévient le président Alain Bompard. «La saison sera celle de la transition pour renforcer les fondations». Avec cette approche prudente, l’ASSE ne peut avoir que de bonnes surprises: «Nos supporters nous demandent de ne pas redescendre : c’est l’essentiel pour cette saison», dit Bompard. Jouer le maintien ne signifie d’ailleurs pas à ses yeux renoncer avant même le coup d’envoi de la saison fin juillet. «Nous n’allons pas lâcher les points facilement. Et nous jouerons le coup à fond dans les deux Coupes». Nouveau venu dans le monde du foot, Alain Bompard se désole de la «tournure» économique du sport. «Bientôt, un joueur vaudra plus cher qu’un Concorde...», soupire-t-il. À l’inverse du courant dominant, son club ne se lance pas dans une politique de vedette, de toute façon guère prisée dans les travées du Stade Geoffroy-Guichard. «Je veux au contraire que le club puisse former un groupe de guerriers qui sera porté par son peuple. Les Verts y sont parvenus par le passé. Pourquoi n’en seraient-ils plus capables ?», plaide le président de l’ASSE. Le calendrier est relevé avec un démarrage à Monaco, puis la réception de Nantes avant un déplacement à Marseille. «Nous saurons tout de suite où on en est», note Alain Bompard. «À quelques jours de l’ouverture, il y a un bel enthousiasme, un mélange de sérénité et de volonté de découvrir l’élite pour ceux qui ne la connaissent pas», ajoute l’entraîneur Robert Nouzaret.
Malgré un recrutement d’intersaison moins spectaculaire que ses rivaux, l’Olympique de Marseille rêve toujours d’un titre qui lui a échappé d’un point la saison dernière. Vice-champion de France derrière Bordeaux et finaliste malheureux de la Coupe de l’Uefa face à Parme, le club phocéen ne peut de toute façon pas se permettre de «jouer les seconds rôles», comme l’a déjà compris une nouvelle recrue, le défenseur Lilian Martin, arrivé de Monaco pour cinq millions de francs. «Cette saison, c’est clair, on va nous réclamer le titre», ajoute Robert Pires, promu capitaine après le départ de Laurent Blanc à l’Inter de Milan. «Il existe ici plus de pression que n’importe où ailleurs», renchérit Kaba Diawara, l’ancien joueur d’Arsenal de retour après une saison en demi-teinte en Angleterre....