Il y a encore un mois, Gianpaolo Mondini n’aurait pu rêver d’une victoire d’étape dans le Tour de France, son équipe Cantina Tollo n’étant pas conviée à la Grande Boucle. Il a fallu l’exclusion de l’Ukrainien Sergueï Gontchar, au taux d’hématocrite trop élevé, et de Vini Caldirola au Tour de Suisse pour que la petite équipe italienne reçoive son carton d’invitation. Vendredi entre Jonzac et Poitiers, Mondini a profité de l’honneur qui lui était fait en triomphant en solitaire au Futuroscope. L’Italien, parti avec 13 échappés dans la côte de Pamproux au 131e km, a mystifié tous ses compagnons à quatre kilomètres du but pour s’imposer tranquillement. Mondini, vainqueur du Tour de Suède en 1997, a largement profité de la rivalité entre les Français dans le final pour signer son premier succès dans le Tour de France. «J’ai toujours gagné à l’étranger, peut-être parce qu’en Italie ce sont toujours les mêmes qui gagnent», a noté le héros du jour. Le coureur de Faïence, quasiment inconnu, assoit un peu plus la domination de son pays avec une septième victoire d’étape après les quatre de Mario Cipollini, celle de Giuseppe Guerini à l’Alpe d’Huez et celle de Salvatore Commesso à Castres. Du même coup, Mondini frustre les espoirs français de remporter une victoire d’étape dans le Tour 99. Regrets Pour la première fois depuis 1926, aucun coureur de l’Hexagone ne se sera illustré dans la Grande Boucle : on imagine mal une victoire tricolore dans le contre-la-montre de samedi ou dans la dernière étape de dimanche sur les Champs-Elysées. Si les Français ont laissé passer leur chance, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Vendredi, ils étaient cinq parmi les échappés et jamais depuis le départ de Vendée, ils n’avaient bénéficié d’une telle situation de force. Pourtant lorsque Mondini décide de s’enfuir à quatre kilomètres du but, chacun observe son voisin, refuse d’engager la poursuite, craignant de laisser trop de forces et de favoriser la victoire d’un rival. Au total, Mondini rejoue à ses compagnons la farce des trois voleurs et de l’âne et Jean-Cyril Robin doit se contenter de la deuxième place devant le Kazakh Alexandre Vinokourov, troisième. Les regrets sont sûrement grands pour le champion de France, François Simon, fin tacticien et favori dans ce type d’arrivées tactiques. Le porteur du maillot tricolore, deuxième derrière l’Espagnol David Etxebarria à Saint-Flour, ne réussit pas à sauver son pays. L’Américain Lance Armstrong a poursuivi sa lente remontée vers Paris et son premier sacre en terminant tranquillement avec le peloton. Samedi, la 19e étape, un contre-la-montre de 57 km autour du Futuroscope presque totalement plat, devrait permettre de connaître le podium du Tour 99.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il y a encore un mois, Gianpaolo Mondini n’aurait pu rêver d’une victoire d’étape dans le Tour de France, son équipe Cantina Tollo n’étant pas conviée à la Grande Boucle. Il a fallu l’exclusion de l’Ukrainien Sergueï Gontchar, au taux d’hématocrite trop élevé, et de Vini Caldirola au Tour de Suisse pour que la petite équipe italienne reçoive son carton d’invitation. Vendredi entre Jonzac et Poitiers, Mondini a profité de l’honneur qui lui était fait en triomphant en solitaire au Futuroscope. L’Italien, parti avec 13 échappés dans la côte de Pamproux au 131e km, a mystifié tous ses compagnons à quatre kilomètres du but pour s’imposer tranquillement. Mondini, vainqueur du Tour de Suède en 1997, a largement profité de la rivalité entre les Français dans le final pour signer son premier succès...