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Actualités - Chronologie

ESPAGNE Les touristes victimes du banditisme de grand chemin

Vacanciers britanniques, allemands ou français : attention. Profitant du flux de touristes en quête de soleil qui circulent sur les autoroutes de Catalogne, une bande de voleurs péruviens a détroussé 469 automobilistes depuis janvier. La police et les consulats étrangers ne cessent de répéter le même conseil aux voyageurs : surtout ne pas s’arrêter lorsque d’autres automobilistes leur signalent, à l’aide de mimiques alarmistes et d’appels de phares, que leur pot d’échappement crache des flammes. Sitôt garé sur la bande d’arrêt d’urgence, le «bon samaritain» qui a donné l’alerte se précipite vers l’arrière de la voiture de sa victime et, à toute vitesse, engouffre un mouchoir enflammé dans le pot d’échappement, de façon à rendre son «coup de la panne» plus crédible. Inquiet, le malheureux automobiliste, presque toujours étranger, quitte alors précipitamment son siège pour aller constater les dégâts. Et aussitôt, un complice se faufile à l’intérieur de sa voiture pour faire main basse sur tout ce qu’il peut trouver. La victime n’y voit en général que du feu : le «gang des Péruviens» agit toujours sans violence. Fins connaisseurs du code pénal espagnol, les délinquants évitent tout recours à la force ou à la violence. Ce qui leur permet, lorsqu’ils se font arrêter, de n’être accusés que d’un délit mineur et de quitter libres le commissariat au bout de quelques heures à peine. Après quoi, «ils sont pratiquement impossibles à retrouver car ils donnent de fausses adresses», poursuit l’inspecteur Piqueras. Deux membres de la bande, surnommés «Le Mexicain» et «La Mexicaine», ont ainsi été arrêtés 70 fois chacun, sans jamais se retrouver en prison, tandis que leur camarade «El-Birri» s’est fait prendre la main dans le sac à 54 reprises, sans jamais lui non plus effectuer plus qu’un passage de pure forme par le commissariat. Le rayon d’action du «gang des Péruviens» se limite en général aux abords de Barcelone. Mais selon les enquêteurs, les bandits n’hésitent pas pousser jusqu’à Valence ou Gérone, à plusieurs centaines de kilomètres de là, lorsque la pression policière devient trop forte sur leur terrain de chasse habituel. «C’est très mauvais pour l’industrie touristique», reconnaît l’inspecteur Piqueras. Depuis le début de l’année, le «gang des Péruviens» a ainsi empoché plus de 150 millions de pesetas, soit près d’un million de dollars.
Vacanciers britanniques, allemands ou français : attention. Profitant du flux de touristes en quête de soleil qui circulent sur les autoroutes de Catalogne, une bande de voleurs péruviens a détroussé 469 automobilistes depuis janvier. La police et les consulats étrangers ne cessent de répéter le même conseil aux voyageurs : surtout ne pas s’arrêter lorsque d’autres automobilistes leur signalent, à l’aide de mimiques alarmistes et d’appels de phares, que leur pot d’échappement crache des flammes. Sitôt garé sur la bande d’arrêt d’urgence, le «bon samaritain» qui a donné l’alerte se précipite vers l’arrière de la voiture de sa victime et, à toute vitesse, engouffre un mouchoir enflammé dans le pot d’échappement, de façon à rendre son «coup de la panne» plus crédible. Inquiet, le malheureux...