Dix-septième No1 mondial à partir de lundi 26 juillet, l’Australien Patrick Rafter mérite incontestablement l’honneur qui lui revient, étant donné l’éclat de ses dons et sa générosité dans l’effort. Avant lui, un seul autre Australien avait accédé au sommet de la hiérarchie du tennis mondial. Le 3 juin 1974, John Newcombe avait en effet succédé, jusqu’au 29 juillet 1974, au Roumain Ilie Nastase, premier No1 mondial de l’histoire depuis le 23 août 1973. Alors âgé de 30 ans et 11 jours, Newcombe reste le plus âgé des joueurs promus au premier rang. À 26 ans et 7 mois, Rafter n’est pas très jeune non plus. Il est même quatrième parmi les N°1 mondial les plus âgés. Mais il aurait déjà pu le devenir le 17 août 1998 si le changement de date du tournoi de New Haven ne l’en avait empêché en lui faisant perdre des points à son corps défendant. D’autre part, Rafter a commencé relativement tard sur le circuit professionnel, ayant longtemps préféré le football au tennis. Initié raquette en main par ses frères aînés au sein d’une famille de fermiers dont il est le septième des neuf enfants, il fut toujours un attaquant fou dans tous les sports. En tennis, il dépensa ainsi en vain une énergie considérable, trempant ses maillots de sueur avec ses montées incessantes au filet. Une opération au poignet, en 1995, puis des ennuis à une cheville et de nouveau au poignet, en 1996, contrarièrent également sa progression. Et puis, soudain, en 1997, tout se mit en place. En 1997, la révélation Rafter cessa de provoquer des commentaires admiratifs et... condescendants pour gagner. Cette année-là, sans rien changer à sa manière, il ajouta l’US Open à un palmarès qui ne comptait alors qu’une seule victoire, dans le tournoi de Manchester, en 1994. Et il passa de la 62e à la 2e place mondiale. Améliorant encore des volées basses qu’il est l’un des très rares joueurs à rendre très offensives, il conserva son titre à l’US Open et remporta six tournois supplémentaires en 1998. Ayant longtemps sacrifié à sa passion du surf pendant l’été australien, il a tardé à émerger un peu plus que de coutume cette saison, remportant tout de même le tournoi sur gazon de Rosmalen avec son short de surfeur avant d’être demi-finaliste à Wimbledon dans la tenue blanche de rigueur. Ses frères et sœurs l’affirment : depuis qu’il est tout petit, «Pat» a toujours été adorable. Ayant reçu le Prix international du fair-play en 1997, il a aussi été élu l’un des dix sportifs les plus «sexy» par un magazine américain, s’est déjà amusé à jouer au «top model» et a fait deux fois don de 300 000 dollars à des hôpitaux australiens pour enfants après ses victoires à l’US Open. On aurait tort de se fier aux crèmes bigarrées qu’il se passe sur le visage pour se protéger du soleil et qui lui donnent l’allure d’un Sioux farouche. Ce joueur est spectaculaire, efficace, beau, riche, gentil et généreux, un parfait No1 mondial.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dix-septième No1 mondial à partir de lundi 26 juillet, l’Australien Patrick Rafter mérite incontestablement l’honneur qui lui revient, étant donné l’éclat de ses dons et sa générosité dans l’effort. Avant lui, un seul autre Australien avait accédé au sommet de la hiérarchie du tennis mondial. Le 3 juin 1974, John Newcombe avait en effet succédé, jusqu’au 29 juillet 1974, au Roumain Ilie Nastase, premier No1 mondial de l’histoire depuis le 23 août 1973. Alors âgé de 30 ans et 11 jours, Newcombe reste le plus âgé des joueurs promus au premier rang. À 26 ans et 7 mois, Rafter n’est pas très jeune non plus. Il est même quatrième parmi les N°1 mondial les plus âgés. Mais il aurait déjà pu le devenir le 17 août 1998 si le changement de date du tournoi de New Haven ne l’en avait empêché en lui...