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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth: marché calme et équilibré

Un calme plat a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence de nouvelles motivations à la demande comme à l’offre du dollar en dehors des besoins commerciaux en cette monnaie et de l’intérêt manifesté par certains opérateurs pour les placements en bons du Trésor libanais. C’est ainsi, avec le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, que celui-ci a clôturé au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais il n’en demeure pas moins que les établissements de crédit ont continué de le négocier pratiquement à des cours très légèrement supérieurs au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 502,10 et 1 502,25 LL dans un marché équilibré de lui-même, à en croire les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque sept millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL. L’euro encore plus haut, le dollar plus bas À l’étranger, l’euro a continué à s’apprécier hier sur les marchés des changes internationaux au lendemain d’une remontée spectaculaire soutenue par de bons chiffres économiques allemands, alors que le dollar peinait à conserver ses gains face au yen malgré une intervention de la Réserve fédérale américaine (Fed) la veille et de la Banque du Japon, hier, pour empêcher une trop forte appréciation de la devise nippone. La monnaie unique européenne a fait donc preuve de fermeté face au dollar, dopée par le dernier rapport de l’institut de conjoncture de Munich (IFO), révélant, à la surprise des analystes, que son baromètre sur le climat des affaires en Allemagne de l’Ouest avait grimpé en juin à son plus haut niveau de l’année. Elle a également profité d’un affaiblissement du billet vert au lendemain d’un fort repli de Wall Street après l’annonce la veille d’une nouvelle aggravation du déficit commercial américain en mai, qui s’est accru de 14,5 % pour atteindre le niveau record de 21,34 milliards de dollars. Cela d’autant qu’on apprenait hier, à la surprise des experts financiers, que les mises en chantier de logement dans l’immobilier américain auraient diminué de 5,6 % le mois dernier contre une hausse dans une même proportion en mai, témoignant du ralentissement de l’économie américaine qui exclurait toute perspective d’un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Fed à la veille du discours que doit prononcer aujourd’hui son président, Alan Greenspan, devant le Congrès sur la situation de l’économie aux États-Unis. Dans ces conditions, le dollar a du mal à tenir tête aux autres grandes monnaies, même le yen malgré une nouvelle intervention hier de la Banque du Japon destinée à freiner une appréciation excessive de la devise nippone. Les autorités nippones ont eu beau répété hier qu’une trop forte appréciation du yen risque de mettre en péril la reprise économique naissante au Japon. Les cambistes ont continué à pousser la monnaie japonaise à la hausse. Le vice-ministre des Finances Haruhiko Kuroda a encore affirmé hier que le gouvernement nippon fera tout ce qu’il peut pour empêcher un renchérissement trop net du yen. La livre sterling a été aussi en hausse face au dollar, après la publication des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Celles-ci ont révélé que les neuf membres de ce comité s’étaient prononcés en juillet pour un maintien des taux d’intérêt à 5 % après sept assouplissements monétaires depuis octobre 1998. De plus, la devise britannique n’a pas réagi hier aux dernières données économiques sur les ventes de détail au Royaume-Uni, un peu plus faibles que prévues. Cela étant, le dollar est demeuré faible, malgré l’intervention de la Banque du Japon, se négociant à New York, en nouvelle baisse, comme suit : – 1,0520 pour un euro contre 1,0415, la veille. – 1,5780 pour un sterling contre 1,5690. – 1,8590 DM contre 1,8785. – 6,2355 FF contre 6,3015. – 1,5255 FS contre 1,5415. – 1 840,55 lires contre 1 858,75. – 118,10 yens contre 118,95. Bourse de Beyrouth : hausse de Solidere « A » Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth a poursuivi hier son mouvement ascensionnel à un rythme très léger dans des transactions faibles. Elle a été soutenue par la hausse des actions «A» de Solidere de 7,00 à 7 1/8 dollars, dans une proportion plus grande que la baisse des actions des Ciments Libanais de 11/16 à 21/32 dollars, le restant de la cote étant inchangé. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a légèrement progressé hier de 0,11 % à 75,73 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 180,04 points. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier est resté très mince avec 33 055 actions négociées d’une valeur globale de 200 349 dollars seulement. Wall Street : marché irrégulier à faible Quant à Wall Street, elle a éprouvé beaucoup de difficultés à renouer avec la hausse, hier, malgré l’apparition d’un courant de chasse aux bonnes affaires après l’ouverture profitant aux valeurs ayant subi une dégringolade la veille. L’annonce de résultats mitigés de plusieurs grandes sociétés américaines (dont la baisse des bénéfices trimestriels d’Exxon de 25,9 %, de American Airlines de 34,5 %, de GoodYear de 67,3 %… et la hausse des gains de la Chase Manhattan Bk de 30 %, de Bristol Myers de 14 %, de Colgate de 12 %…), est venue frapper d’hésitation les investisseurs. En effet, après les ajustements de portefeuilles, nombre d’opérateurs continuaient d’estimer devoir prendre quelques gains à la veille du discours du président de la Fed devant le Congrès, notamment sur les valeurs de la haute technologie, ce qui a affecté l’ensemble de la cote. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû irrégulièrement osciller entre un plus haut à 11 055,97 points et un plus bas à 10 945,48 points, avant d’afficher en préclôture 10 971,75 points, en nouvelle baisse de 24,38 points sur la veille. Bourses européennes : poursuite de la baisse Les marchés boursiers européens ont terminé en baisse mercredi pour la quatrième séance consécutive, sur des dégagements opérés sur les technologiques, à la veille du discours au Congrès d’Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, sur la politique monétaire et l’économie américaine. L’indice paneuropéen Eurotop 300, qui avait reculé de 2,3 % mardi, a encore perdu 1,4 %, tandis que l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro baissait de 1,5 %. À l’exception de la Bourse suisse, qui progresse de 0,37 % et de celle de Bruxelles qui était fermée ce mercredi, tous les marchés européens perdaient du terrain : Milan (2,04 %), Francfort (1,40 %), Amsterdam (1,31 %), Paris (1,03 %), Londres (0,97 %) et Madrid (0,58 %). Baisse des pétrolières Du côté des valeurs, le secteur pétrolier pâtissait de la baisse des cours du brut. À Londres, BP Amoco perdait 2,11 % et Shell 2,36 % à la suite de l’annonce mardi d’une hausse des stocks de pétrole aux États-Unis. À Amsterdam, Shell lâchait 3,29 % et à Paris Total reculait de 1,34 % et Elf de 1,63 %. Le secteur des télécommunications subissait également un net recul, en particulier Nokia, qui perdait près de 3 %, à l’approche de la publication de ses résultats, atttendue dans la journée. Les technologiques subissaient le contrecoup de la chute de plus de 3 % du Nasdaq Composite la veille. Philips Electronics cédait 4,10 % et Siemens 1,75 %. Le fabricant de semi-conducteurs ASM Lithography chutait de 6,16 % après la publication de ses résultats semestriels, qui font apparaître une baisse du bénéfice net à 3,52 millions d’euros. Le groupe néerlandais a annoncé qu’il tablait sur une hausse de ses activités au second semestre. Dans la matinée, le groupe industriel helvético-suédois ABB a annoncé de 32 % de son bénéfice net au premier semestre, à 839 millions de dollars. À Zurich, le titre du groupe progressait de 0,25 franc suisse, à 147,75 après un plus haut jusqu’à présent de 152,50. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en baisse de 1,5 %, au lendemain d’un jour férié, alors que les investisseurs ont ramassé leurs bénéfices dans le sillage du recul de Wall Street. L’indice Nikkei a cédé 275,06 points à 18 257,52. Le marché était fermé mardi pour cause de jour férié. L’indice élargi Topix a perdu 15,89 points à 1 500,11 points. Les échanges ont porté sur 655,82 millions de titres contre 618,57 millions lundi. La hausse du yen a également poussé les investisseurs étrangers et les institutionnels japonais à vendre des titres d’entreprises tournées à l’exportation, notamment les valeurs de haute technologie et d’électronique grand public. «Le recul de Wall Street a sapé le moral de la Bourse de Tokyo», tirée à la baisse par la vente de titres à l’export, selon Masaaki Higashida de Nomura Securities. Parallèlement à la hausse du yen, la baisse du Nasdaq à New York a également favorisé les ventes de titres de haute technologie et d’électronique grand public. Le yen s’étabissait à 119,02-05 yens pour un dollar à 15h00 locales (06h00 GMT), à la clôture de la Bourse de Tokyo, en hausse par rapport à son niveau de clôture de lundi à 120,40-43 yens.
Un calme plat a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence de nouvelles motivations à la demande comme à l’offre du dollar en dehors des besoins commerciaux en cette monnaie et de l’intérêt manifesté par certains opérateurs pour les placements en bons du Trésor libanais. C’est ainsi, avec le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, que celui-ci a clôturé au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais il n’en demeure pas moins que les établissements de crédit ont continué de le négocier pratiquement à des cours très légèrement supérieurs au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 502,10 et 1 502,25 LL dans un marché...