Raid turc : Téhéran presse Ankara de fournir une "réponse convaincante"
le 21 juillet 1999 à 00h00
Le ministère iranien des Afaires étrangères a une nouvelle fois appelé le gouvernement turc à «fournir une réponse convaincante» au sujet d’un raid de l’aviation turque dimanche sur une région frontalière iranienne, a rapporté hier l’agence officielle Irna. Le chargé d’affaires de l’ambassade turque a été convoqué lundi «pour la seconde fois» en moins de 24 heures, a ajouté Irna. Lors d’une entrevue, un responsable du ministère des Affaires étrangères a fourni au diplomate les derniers bilans des victimes et des dégâts causés par cette attaque. Les autorités iraniennes ont affirmé que des avions turcs avaient bombardé dimanche la région frontalière de Piranchahr, dans le nord-ouest de l’Iran, tuant 5 personnes, dont un militaire, et faisant 10 blessés. Le gouvernement iranien avait exigé lundi «des excuses et des explications formelles» de la Turquie, qui a démenti avoir bombardé le territroire iranien. «D’après une enquête technique faite par l’armée de l’air, il n’y a pas eu de violation de l’espace aérien iranien par des avions turcs», a déclaré le ministre turc de la Défense, Sabahattin Çakmakoglu. Le ministère iranien a demandé au gouvernement turc «de fournir rapidement une réponse convaincante et satisfaire les demandes iraniennes». «L’Iran poursuivra, avec sérieux et jusqu’à l’obtention de résultats, cette affaire d’agression des avions turcs contre son territoire», a indiqué un responsable du ministère des Affaires étrangères à Téhéran, dont le nom n’a pas été précisé. Ankara a accusé Téhéran à maintes reprises de «fermer les yeux» sur des infiltrations de maquisards du PKK en territoire turc depuis l’Iran. Le ministre de la Défense a précisé qu’il avait rencontré lundi l’ambassadeur d’Iran à Ankara, Mohammed Hussein Lavasani, et l’avait informé qu’aucun avion turc n’avait pénétré dans l’espace aérien iranien.
Le ministère iranien des Afaires étrangères a une nouvelle fois appelé le gouvernement turc à «fournir une réponse convaincante» au sujet d’un raid de l’aviation turque dimanche sur une région frontalière iranienne, a rapporté hier l’agence officielle Irna. Le chargé d’affaires de l’ambassade turque a été convoqué lundi «pour la seconde fois» en moins de 24 heures, a ajouté Irna. Lors d’une entrevue, un responsable du ministère des Affaires étrangères a fourni au diplomate les derniers bilans des victimes et des dégâts causés par cette attaque. Les autorités iraniennes ont affirmé que des avions turcs avaient bombardé dimanche la région frontalière de Piranchahr, dans le nord-ouest de l’Iran, tuant 5 personnes, dont un militaire, et faisant 10 blessés. Le gouvernement iranien avait exigé lundi...
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